( 18 janvier, 2019 )

Amour et désir

Tout le monde veut de l’amour, et pourtant bien peu en ont vraiment, car trop souvent les gens veulent l’impossible, un Autre qui n’est pas « eux »,  capable de combler leur manque ou leur insatisfaction, seulement rien n’est simple. Pour aimer, il faut être en accord avec soi, vouloir le bonheur de cet autre avant son propre plaisir et ce sera impossible tant que la personne ne va pas comprendre sa propre insatisfaction, elle va se retrouver coincée contre un mur.

Aimer, c’est sauter sur le désir et rebondir, contrairement à ceux qui fonctionnent à la Don Juan qui n’aiment qu’eux-mêmes, qui n’aiment qu’être aimé, mais qui ne peuvent accepter d’amour d’une autre personne simplement parce que ce qui les intéressent, c’est la possession, la manipulation, et non l’amour.

La plupart des pervers narcissiques fonctionnent pareillement. Ce qui les attire c’est le pouvoir sur l’autre, et si la pauvre victime a le malheur d’être sous le charme, elle ne présentera plus aucun intérêt pour cet homme dont le seul désir réside justement dans ce pouvoir.

L’amour, c’est tout, tandis que le désir n’est souvent qu’un moyen d’accéder l’amour, mais pas toujours. Il existe beaucoup d’amour sans désir, simplement parce que certaines relations se suffisent à elles-mêmes. Elles n’ont nul besoin d’être expliquées. Elles sont.

J’ai juste envie de conclure :  Désirer pour ensuite aimer, oui, mais désirer pour détruire ou pour combler un manque, non, cela  s’éloigne de l’amour pour n’être plus qu’une sensation et non une émotion véritablement positive.

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( 17 janvier, 2019 )

Lorsque les mots dansent sur le papier.

Écrire pour ne pas se noyer, pour survivre, pour exister, les premières lignes trouvent souvent leur source dans ce besoin viscéral de vider les émotions qui sont en soi. Peut-être est-ce la raison pour laquelle rares sont les premiers romans super gais ! Ensuite, c’est comme toute chose agréable, une fois que l’on a goûté à cette sensation d’infime liberté, on en redemande encore et encore.

Là va se creuser le fossé entre ceux qui écrivent pour être lus absolument et les autres, comme moi, qui ne regardent que rarement les statistiques et prennent juste du plaisir.

Je ne nie pas apprécier le dialogue avec mes lecteurs que ce soit ceux de ce blog ou de mes livres, parce que cette interaction est vraiment agréable, même si nous ne sommes parfois pas toujours d’accord ! Mais on me dirait que mes articles ou mes livres ne sont plus lus, ce qui n’est pas le cas, rassurez-vous, je continuerai à écrire.

Écrire est devenu depuis cinq ans un besoin, une façon de me prouver que j’existe vraiment, que je ne suis pas morte tout simplement, que j’ai encore la flamme, l’envie, que les mots sont une vraie lumière dans la nuit.

Peut-être est-ce aussi l’illusion de laisser un petit quelque chose de mon passage, autre chose que ces mots négatifs dont certains m’avaient collé l’étiquette.

Une manière surtout de dire, faute d’en parler, que l’on peut toujours tout surmonter, tout supporter, et que surtout ce qui sur le coup paraît important, voire infranchissable, s’avère à un moment de la poussière d’étoiles.

Voilà pourquoi j’écris jusqu’au jour où ma mémoire s’effacera et que les mots ne danseront plus.

 

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( 17 janvier, 2019 )

L’auteure aux couleurs

Dernièrement j’ai découvert dans un journal littéraire un petit entrefilet qui parlait de mes livres me désignant comme « l’auteure aux couleurs ». J’ai trouvé cette appellation très belle et très positive. Pourquoi ai-je choisi un titre, un mot, une couleur pour mes ouvrages. Par hasard, juste par hasard, au détour d’une conversation, le premier titre Rouge s’est imposé. La couleur Rouge est une couleur que je ne porte jamais ne m’étant jamais sentie à l’aise dedans, trop voyante. Mais c’est également la couleur de la passion, de l’amour, de la violence, du sang, et cette couleur allait totalement au contenu de mon manuscrit. Pour mes autres couleurs, j’ai cherché un point d’ancrage entre mes mots et la couleur, puis à l’inverse, j’ai choisi les couleurs avant de pondre le manuscrit ( pour Indigo, Pourpre et Ambre).

Les couleurs m’inspirent, car ce sont les mélanges qui font la beauté de la vie, alors mettons de la couleur en peinture, au travers des mots, dans nos rires et nos sourires. Écrivons en couleur. Chantons en couleur. Vivons en couleur.

PROCHAINEMENT …

 

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( 17 janvier, 2019 )

Le lâcher-prise

Le mot qui est de nos jours dans toutes les bouches, le lâcher-prise. Facile ? Si cela l’était, cela se saurait ! Lâcher-prise, c’est casser les chaînes qui nous retiennent trop souvent prisonniers, c’est cette faculté de défaire les liens que nous portons afin d’être simplement libre.

Le lâcher-prise, c’est avant tout ne pas s’autoflageller, ne pas rester dans une spirale négative, sortir de ses peur. Pour y arriver, il est d’abord important de le vouloir vraiment et non d’obéir à une mode ou à un ordre d’un praticien. Ensuite, et bien, il faut s’armer de persévérance parce que pour certains, c’est diaboliquement difficile !

Si l’éducation rentre en conflit, le lâcher-prise va s’avérer tout sauf inné.

Lâchez-prise, c’est oser dire lâche-moi, laisse-moi me réaliser pleinement sans ton aide.

De quoi doit-on lâcher-prise ? De tout ce qui pèse sur notre vite. De ces attentes inutiles, de ces violences subies que l’on rumine, de ces peurs qui nous clouent sur place, de ce doute qui nous étouffe, de cet orgueil qui nous pousse à la faute, de cette jalousie qui nous étrangle, de ces souvenirs qui nous poignardent etc La liste peut-être longue. Lâcher-prise c’est s’autoriser à analyser une situation différemment.

Mon boss m’a sermonné, mais peut-être est-ce simplement parce qu’il a de gros soucis personnels ? Cet autre voulait me blesser ou me faire du mal, mais peut-être au fond n’ai-je été qu’une cible et que ses actes ont dépassé sa pensée, qu’il nageait en plein mal être ?

L’important n’est pas au final de savoir si c’est vrai ou non, mais de se libérer de ce poids qui nous pousse vers le fond. Peut-être notre ego a-t-il morflé ? Cela arrive à tout le monde, le tout est de ne pas continuer à conserver ces peurs, ces émotions négatives qui tirent vers le fond. Parfois, il peut également arriver que nous soyons vexés ou blessés par le choix des autres ou leur indifférence, le lâcher-prise permet de relativiser. Lorsque nous donnons, nous n’attendons rien en retour, enfin nous ne devrions rien attendre en retour.

C’est la résistance à ce qui est vraiment qui est à l’origine de la souffrance, c’est à dire le rejet d’une réalité qui fait mal que l’on retrouve dans les ruptures, les deuils, les trahisons. Accepter ce qui est permet de souffrir moins.

Je vous entends déjà dire que c’est beau la théorie, mais la pratique bien plus compliquée. Je vous l’accorde.

Le lâcher-prise s’apprend, et si vous n’y parvenez pas seul, faites-vous aider par un bon thérapeute qui vous guidera. Ensuite autorisez-vous des moments de temps à perdre : l’art thérapie permet de déconnecter, la peinture également, les sports aquatiques, la méditation …

Peu importe comment, l’important est de retrouver de retrouver l’essentiel de la vie.

 

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( 16 janvier, 2019 )

Les pédophiles, ces monstres

Incestes, harcèlements, violences, attouchements, les journaux ne cessent d’inonder d’articles en tous genres sur ces enfants victimes de violence. À chaque fois, j’en ai la chair de poule. Que ce soit le gentil prêtre, le bon père de famille, l’ami tant attentionné, curieusement le méchant qui a rarement une tête de méchant, tous ces hommes sont pour moi des monstres agissant trop souvent dans l’ombre du Darknet ou sur des sites dits illicites pornopédophiles. Comment peut-on imaginer donner l’absolution à ces hommes ? Leur trouver des excuses ? Non ! Je suis pourtant terriblement emphatique mais j’ai ma propre limite.

Un article dénonçait récemment que ces hommes avaient un profil facilement identifiable, des personnes avec très peu d’amis, une vie bien rangée, aimant accompagner leur enfant lors des sorties scolaires, en particulier la piscine. Un peu réducteur, non ? Et pourtant, ils restent des monstres.

Je hais ces voleurs d’innocence. Ces hommes qui vont détruire une vie qui débute, ces incestes qui vont marquer de jeunes âmes au fer blanc.

S’imaginer ne serait-ce qu’un instant que ces hommes peuvent-être un collègue, un ami, me révulse, et surtout comment ne pas se sentir coupable « après » de ne pas avoir vu ? J’espère ne jamais me trouver confrontée à ce dilemme.

 

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( 15 janvier, 2019 )

L’infidèle

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Par hasard je suis tombée sur cette série, un remake de docteur Foster que j’avais beaucoup aimé, toujours l’infidélité qui prend le devant de la scène. L’histoire est banale, tellement ordinaire que l’on se demande comment on a pu en faire une série, mais bon, cela se regarde. Une femme trompée. Un homme qui succombe aux charmes d’une toute jeune femme. Une vengeance. Le parfait trio vaudevilliste.

On se croirait dans la vie, vous ne croyez pas ? Ne me demandez pas pourquoi tant d’hommes trompent ainsi leurs femmes et souvent avec des plus jeunes tout en continuant à aimer l’officielle, je ne saurais vous dire. À mon avis, un psy vous parlera de besoin de reconnaissance, de désir d’éternelle jeunesse.

Seulement voilà, ces messieurs oublient trop souvent qu’une femme bafouée, surtout si la dulcinée est plus jeune, ne pardonnera jamais, parce qu’être trompée, déjà, est un acte difficile à avaler, mais par une femme plus fraiche, la pilule ne passe pas. J’ai connu des femmes amères, gonflées de frustration et de haine, qui parfois dix voire vingt ans plus tard vont sortir le glaive, prêtes à tout pour faire payer le prix fort à l’ex-mari infidèle.

Les pires sont ces femmes qui ont tellement douté d’elles-mêmes, de l’amour de leur conjoint ( peut-être parce que ce dernier était incapable de vraiment aimer) qu’elles vont sans cesse inventer à leur tendre et cher des liaisons ou des désirs qui n’existent pas vraiment, et vu que s’en prendre à l’homme qu’elles aiment serait destructeur pour le couple, elles vont s’attaquer à la supposée maîtresse, n’hésitant pas à détruire la vie de cette dernière pour se sentir exister.

Pathétique ! Je me suis toujours demandée si ces personnes, un jour, finissaient par ouvrir les yeux soit sur le gentil mari soit simplement sur leur propre attitude. Ne pas vouloir voir ou entendre ne peut que conduire à des troubles psychologiques ou physiologiques, car le corps n’est pas stupide, il sait, lui.

Pour en revenir à nos moutons, une série du « déjà vu », trop connu. L’infidélité n’est-elle pas reine à tous les coins de rue. Et puis, en regardant cette série, on s’interroge, qui est le plus à blâmer ? La maîtresse qui accepte au nom de l’amour un homme marié et surtout l’ombre ? La femme qui souffre et est prête à tout pour moins souffrir et conserver son statut social, tout ce qu’elle a construit ? Ou l’homme qui lui ne va raisonner qu’avec son pénis au détriment de deux coeurs brisés ?

Le débat est ouvert !

 

 

( 15 janvier, 2019 )

La bienveillance

La bienveillance s’apprend et ne sont pas toujours bienveillants ceux qui le disent. Ces actes ne sont pas dans le paraître, mais dans l’être, dans cette essence qui est en chacun. Se dire bienveillant et faire du mal par derrière, ce n’est pas joli-joli. Se dire bienveillant, et chercher à détruire la carrière d’autrui, ce n’est pas joli-joli. Se dire bienveillant, et ne pas vouloir communiquer pour régler un conflit, ce n’est pas joli-joli.

Être bienveillant, c’est accepter tout simplement que l’autre soit différent, pense autrement, vive autrement. C’est sourire à son grain de folie, à cette petite flamme qui danse dans ses yeux. C’est apprécier ses compliments sans se braquer, ses refus sans prendre les armes, c’est simplement permettre aux âmes de se trouver pour un temps en amour comme en amitié.

N’avez-vous pas constaté cette triste réalité que de nombreuses personnes hurlent à la malveillance simplement parce qu’on leur a mis le nez dans leur fumier, mais leur vie, leurs propos sont loin de résonner de bienveillance !

Personnellement, je prononce rarement le mot malveillance, simplement parce que pointer du doigt ce type de comportement reviendrait à le classifier, à le juger. Je préfère penser que certaines personnes font ou ont fait dans leur vie de regrettables erreurs qui n’ayant pas été assumées ont tourné en drame. Mais au fond, n’est-ce pas le propre de l’homme qui n’est au fond qu’un homme ?

La vraie bienveillance sera donc de ne pas juger sans avoir au préalablement discuté avec les personnes concernées, ce sera de ne pas faire du mal intentionnellement, car cela n’est de la bienveillance. Après, comme la bienveillance s’apprend, et il n’y a pas d’âge pour apprendre la vraie bienveillance, il suffit parfois de trois fois rien pour devenir une personne bienveillance, et vous l’aurez compris en me lisant, ne jamais regarder le côté sombre d’un événement ou d’une situation, il y a toujours une face cachée pleine de lumière. Puisez dedans, sa source est intarissable !

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( 15 janvier, 2019 )

Comment bien vendre son livre en 2019 ?

Écrire est facile, tout le monde écrit, vendre son livre est beaucoup plus compliqué. Il y a tant de romans qui sortent, comment faire pour qu’un bouquin se distingue du lot ?

Je crois d’abord qu’il y a un sacré coup de chance. Le livre qui sort au bon moment, qui aura un bon public. La conjoncture économique qui est à la détente, bref des dizaines de facteurs non maîtrisés à l’avance.

Alors pas facile quand on est un petit auteur de miser sur sa plume parce qu’il faut bien l’avouer, les premiers écrits sont presque toujours soutenus par la famille ou les proches, résultat, tout le monde adore déjà le livre, bien avant de l’avoir lu, tout le monde y croit. L’euphorie permet l’envolée des ventes. Seulement voilà, un an voire deux ans après, les relations sont passées à autre chose, et l’auteur peut se retrouver avec un grand moment de solitude.

 

Comment alors conserver la fougue des premiers jours ?

Peut-être prendre du recul, tout simplement, pour mieux rebondir, laisser du temps au temps, poser ses objectifs, ses priorités, les raisons pour lesquelles on écrit. Ne pas se formaliser si un troisième ou quatrième roman ne voit pas la gloire attendue. Toujours se dire qu’aucun livre ne peut-être vraiment mauvais, donc se raccrocher à cette vérité. On ne peut plaire à tout le monde !

Ensuite, faire de son livre un ouvrage attractif, une belle couverture qui accroche le regard, peser bien ses mots pour la quatrième, puis faire connaître son livre par tous les moyens.

 

Un livre qui se vend est un livre vu. Il est donc impératif de trouver le bon système de promotion. Il ne faut pas croire qu’en 2019, un éditeur fera tout le travail de promotion, faute de temps, faute de moyen. Chaque édition publie tellement de livres qu’il ne peut miser sur tous les livres, alors si un petit auteur veut être lu, il devra retrousser ses manches et donner un coup de main.

Comment ?

Tout simplement tout d’abord en alimentant régulièrement une page auteur afin de garder un lien avec un éventuel lectorat ce qui implique de poster du nouveau avec régularité.

Trouver des idées chocs, des mots qui sont de vrais coups de poing.

Organiser des jeux, des concours, tout ce qui va permettre un livre de sortir du lot des tonnes d’autres propositions.

Visez les bons chroniqueurs, ceux qui sont lus, qui ont un vrai public, mais surtout ceux qui lisent le genre littéraire que l’on a publié. Rien n’est pire que proposer ( erreur de débutante que j’ai fait une fois) un polar à une chroniqueuse de romance. Le flop parfait ! À part dire que j’avais une belle plume, cette personne n’avait rien compris à mon polar ni les codes littéraires ni l’idée de base. C’est un peu comme si moi, je me mettais à chroniquer de la Fantasy ou du MM, des genres dont je ne connais pas les bases d’écriture.

Ensuite, ne pas se focaliser sur les retours, les avis ! Un livre ne peut plaire à tout le monde ! Une personne ne peut pas non plus plaire.

Et puis surtout, ne pas forcer un lecteur à acheter votre livre. Rien n’est pire !

Personnellement si on me force la main, cela me fait l’effet inverse, donc pub, oui, mais comme tout, avec modération !

En tous cas, bonne chance à tous !

 

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( 14 janvier, 2019 )

Le doute en amour

Suite à une récente discussion …

En amour, le doute abime tout, détruit tout. L’amour est la plus jolie chose qui existe, mais lorsque le doute s’infiltre dans un couple, c’est le poison qui s’infiltre, qui se répand, qui se propage.

Cela débute souvent stupidement. Un cheveux retrouvé sur la veste du chéri, un sms oublié, un retard ou simplement un changement d’attitude. Les romans regorgent d’histoires de ce genre, tout comme la réalité. Souvent, la femme refuse d’entendre ou de voir. Mais ce doute, lui, est bien là.

Après, beaucoup de personnes se posent la question, ce fameux doute est-il nécessairement fondé ? L’expérience de mes nombreuses amies me prouvent que souvent, oui. Une femme sent l’infidélité au fond de ses tripes. Ce doute alors devient obsessionnel. Plus rien n’est naturel. Elle va se mettre à fouiner, à regarder les réseaux sociaux en quête de vérité, jusqu’à parfois virer paranoïaque. Ce doute va complètement bousillé sa vie, bien avant de découvrir la vérité.

 

Seulement voilà, il faut rester réaliste. La vie n’est pas un conte de fées, et l’amour n’est pas éternel. Aimer, c’est voir l’autre comme une personne à part entière avec ses qualités et ses défauts, et c’est les accepter. Certaines personnes ont besoin de séduire pour se sentir exister. Ce n’est pas pour cela que l’autre va devenir infidèle ou remettre en cause son couple « pour du sexe ».

Comme je l’ai entendu dans un film dernièrement : « Ce n’est pas parce que la cantine est très bonne qu’il ne faut pas se faire un petit resto de temps en temps. Le tout est de ne pas en abuser ! »

Si le doute s’installe, la graine ou l’envie peut germer. « Tu doutes de moi. Tu ne me fais pas confiance. » et sans confiance, il ne peut y avoir d’amour, c’est aussi simple que cela. Soyons bien francs, ce n’est pas l’attirance pour une autre personne qui pose souci, car nous pouvons tous à un moment de notre vie nous trouver confrontés à cette attirance pour un tiers, simplement parce que nous sommes des êtres humains. Seulement, lorsque la ligne rouge est franchie, lorsque l’infidélité est découverte, cet amour va être détruit et avec la confiance et l’amour.

Pourquoi cet amour rend-il si vulnérable ?

Simplement parce que l’on en est dépendant, et cette sensation va pousser l’amoureuse, l’épouse ou la maîtresse à douter et à se poser mille questions. Comment être sûr qu’il m’aime vraiment ? Suis-je juste une façade ou un passe-temps ? Reste-t-il pour les enfants ou pour ne pas déstabiliser sa vie bien rangée ? M’aime-t-il un peu ?

Douter de l’autre, c’est douter de soi. Et douter de soi, c’est foncer droit dans le mur.

L’important n’est-il pas de ne jamais douter de soi, ainsi aucune chance de douter des autres.

 

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( 14 janvier, 2019 )

Connexion chronophage.

Il fut un temps que les moins de vingt ans, que dis-je, les moins de quarante ans ne peuvent pas connaître, celui « sans Internet », époque des dinosaures selon de nombreux enfants. Une vie sans réseaux sociaux, sans discussion instantanée. Une vie où le sms n’existait pas, une vie où on vivait beaucoup plus libre. Aujourd’hui, ce monde est ultra connecté, chaque personne peut-être localisée, chaque déplacement vérifié, chaque appel identifié. L’adolescent ne peut avoir un retard de quinze minutes sans recevoir un appel affolé de ses parents, on ne peut prendre un verre avec une amie  sans recevoir dix sms du conjoint.

Et je ne parle même pas de la connexion continue de certains sur les réseaux sociaux avec activation de notifications pour ne « rien perdre ». J’ai l’impression que les gens ont oublié l’essentiel, se gargarisant de nouvelles insipides, de contacts virtuels.

Je me sens régulièrement dépassée, refusant de rentrer dans ce moule. Déjà, je ne suis pas une experte en informatique, et son côté mal sécurisé m’oblige au recul, ensuite, quel temps perdu à flâner des heures sur des groupes ou des sites telle une groupie à la recherche de l’information qui souvent n’arrive pas.

Je crois qu’il faut vraiment prendre du recul si on ne veut pas perdre sa propre identité, ne pas tomber dans le côté curieux voire commère, ne pas s’enliser dans les posts politiques ( car ces derniers, outre une grande agressivité, n’ont jamais de fin), et surtout se fixer unevraie limite. Apprendre aux enfants que la vie n’est pas le virtuel !

Personnellement, je ne m’accorde qu’une vingt minutes le matin et le même temps le soir, pour garder contact avec mes lecteurs ou mes amis. Je pourrais y passer beaucoup plus de temps, mais ce sera au détriment de ma vie privée, de mon temps passé à écrire, à peindre, et surtout à lire. Même le téléphone, je l’ai banni ne répondant plus que rarement et que si c’est une urgence. Je ne veux pas devenir esclave d’outils qui ne sont que des outils.

Donc chronophage Internet, certainement, mais cela reste un bel outil très bénéfique à condition qu’il ne prenne pas la place de la vraie vie, à condition que le réel ne se mélange pas avec le virtuel, à condition de ne pas vivre pour euxet d’être capable de vivre sans eux .

 

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