( 5 décembre, 2016 )

Lire est-il une perte de temps ?

Dernièrement, je fus interpellée par une remarque : »Tu lis trop, regarde tu n’as plus le temps de rien faire ! » Tout comme dans la marmite de l’écriture, je suis tombée dans celle de la lecture alors que je n’avais pas encore dix ans. J’avais des parents qui lisaient beaucoup, est-ce la raison ? Et puis, je suis de l’époque des dinosaures, où il n’y avait pas de réseaux sociaux, d’Iphone, de jeux en ligne ou de centaines de chaines TV. Curieusement une époque où nous étions très heureux avec un vieux manche-tout pour des 45 tours sur lequel nous écoutions inlassablement la même rengaine. Je passais des heures à lire sans regarder les aiguilles tourner, je lisais de tout.
L’ordinateur ? Je ne m’en sers aujourd’hui que pour travailler, et encore, préférant ma tablette. Les jeux ? Très mauvaise joueuse, j’ai toujours détesté les jeux en ligne ou même les jeux de société. J’attrapais vite un bouquin entre deux lancés de dé.
J’ai toujours aimé l’art, la peinture, l’écriture, et la lecture.
Autant écrire me demande un énorme travail de concentration que je ne pratique pas durant l’année scolaire, réservant mes manuscrits pour mes vacances. Lire est différent. Avec la possibilité de mettre ses livres sur son téléphone, sur une liseuse, je ne sors jamais sans un livre. Le seul endroit où je ne lis pas reste mon lieu de travail.
Sinon, effectivement, pas un jour sans une ligne. Ma PAL est bondée, pleine à craquer, mais au lieu de me décourager, cela me procure un plaisir fou.
Alors non, je ne pense pas que lire soit une perte de temps. C’est certain que ce n’est pas moi que vous trouverez à flâner des heures dans les magasins ou à courir dans un parc, mais je pense que mon temps est bien utilisé. La preuve, si vous voulez venir prendre un café, je poserai mon livre, parce que vous restez ma priorité

( 4 décembre, 2016 )

Ces gestes qui vous trahissent.

Ces petits gestes qui nous trahissent, que nous soyons politiciens ou juste employés.
Ces grimaces de fatigue qui font de nous des êtres humains. Le froid s’est abattu sur notre beau pays, apportant son lot de déprime ou de lassitude. Nous devons écouter notre corps qui se met au ralenti, qui va se vautrer sous une énorme couette ou qui va nous réclamer un bon thé bien chaud avec quelques savoureux macarons. L’hiver n’est pas une période propice aux régimes en tous genres, et même si la perspective de bons repas se dessine à l’horizon, ne mettons notre organisme en mode défense, laissons le plutôt hiberner. Contentons-nous en cette approche des périodes festives d’avancer doucement, sereinement. En dehors du côté commercial ou culturel, ces fêtes de fin d’année restent le moment pour chacun de regarder la vie avec humour et philosophie, sans plonger dans le mur des lamentations de ceux qui n’ont rien d’autres à faire de leur vie. Portez attention à ces petits gestes qui trahissent teintés de sentiments divers. Le naïf qui se contentera d’hausser les épaules face à une attaque négatif, n’y voyant pas le moindre mal, heureux chanceux, le frustré qui réagira avec une agressivité déguisée pouvant parfois friser la violence, on en a tous croisés un de ces personnages atypiques réagissant sans réflexion, fonçant en mode destruction. S’en sortent-ils ensuite plus heureux ? Les dépressifs dont le sourire et le débit trop volubile ne trompent personne. L’amoureux qui vous croisera, se retournera, mais ne vous parlera pas, le gêné qui ne cessera de se mordiller les lèvres, l’ennuyé qui tiendra si fort ses deux mains comme s’il voudrait les écraser.
Quand on a un peu, beaucoup, vécu, on se contente d’observer afin de comprendre, de cerner, ces gestes qui trahissent. On les accepte, on leur sourit.

J’aime partir à la chasse de ces gestes qui trahissent, merveilleux indices pour un écrivain, car ces gestes disent beaucoup à commencer par les silences.
Rien n’est plus évocateur qu’un silence, il transpire de paroles qui ne sortent pas, d’amour ou de souffrance, de colère aussi parfois. Rien de pire qu’un silence que l’on se refuse d’entendre par paresse, par peur. Des drames en résultent parfois.
Ceux, que je préfère, restent ces gestes trahis malgré soi où l’on ressent les mots cachés, ces silences hors du temps où tout est dit sans pour autant être dits, où la vie telle une musique s’écrit sans un bruit.
Sur cette partition unique se jouera souvent les plus belles histoires d’amour, les connivences les plus intenses, les débats les plus passionnés, juste à l’instant où le geste qui nous aura trahis sera compris.

( 3 décembre, 2016 )

Savoir écouter les murmures de la vie

Plus de cinquante ventes en douze heures ! Du jamais vu piur une petite plume comme moi. Notre monde est saturé de cris, de bruits, de toutes ces personnes qui parlent trop fort, hurlant presque, insultant les autres pour des broutilles, usant leur salive sur des valses politiques, que c’est lassant. Il est important d’écouter les murmures de la vie, ces petites voix qui nous sourient, ces mots simples comme ces mercis, ces « bonjous  » sincères, ces compliments venant du coeur. Tel un manège, le bruit nous donne le tournis, nous laissant parfois sans réaction, sans envie. Je fais partie de ces gens qui ont eu une vie heureuse, malgré les épreuves, bien remplie, j’ai beaucoup aimé, on m’a aussi beaucoup donné. J’ai toujours eu la chance d’avoir de vrais amis. J’ai rencontré des obstacles, j’ai fait des erreurs, mais je me suis toujours relevée et aujourd’hui, mon nouveau roman policier, depuis hier, est publié, et déjà les ventes s’envolent. Quand je pense à toutes ces critiques sur les éditions alternatives ! Quelle hérésie ! Un livre qui doit vivre le sera, peu importe l’endroit. Je crois vraiment en INDIGO et je ne saurais dire pourquoi j’ai une émotion bien particulière vis à vis de ce roman. Est-ce l’immense plaisir que j’ai eu à écrire cette intrigue durant cette année ? Le soutien de mes élèves de l’an dernier fascinés par ma plume ? Ce sentiment unique de paix que je n’avais pas savouré depuis longtemps et que je vis aujourd’hui ? Je ne saurais vous dire sauf que je me sens pleinement heureuse et complète et je souhaite de tout coeur qu’INDIGO soit pour vous un vrai coup de coeur.

 

https://www.edilivre.com/catalog/product/view/id/810645/s/indigo-sylvie-grignon/#.WEG4xcBPffoˋ

IMG_1399

( 2 décembre, 2016 )

Faire des choix

Dans la vie, nous nous trouvons régulièrement confrontés à des choix. Parfois, trop souvent, nous agissons rapidement sous l’impact des émotions. Le résultat est alors catastrophique. La jalousie va nous emporter vers des réactions insensées voire frisant la violence, la frustration va nous pousser à agir de manière irrationnelle, la pression familiale ou religieuse nous fera déraper vers un choix qui n’est pas vraiment celui que l’on désirerait.
La vie nous présente des mets délicieux mais toxiques. Il est important de savoir renoncer aux choses auxquelles on tient pour aller vers ce qui nous semble vraiment important. Ce n’est pas facile, c’est dangereux, cela peut même s’avérer destructeur, mais choisir, c’est s’autoriser à vivre.
Qu’est-ce que le bon choix ? C’est une question que l’on ne cesse de me poser. Ai-je eu raison de rester dans l’ombre ? Ai-je choisi la bonne direction ? Comment savoir que l’on ne se trompe pas ? L’homme, par définition, a la fâcheuse tendance à cacher ses propres désirs, par pudeur, par peur. Souvent, il ne choisira pas le choix du coeur, mais celui de la raison, s’engluant ensuite dans un négativisme. Je crois qu’il ne faut jamais se demander si nous avons fait ou non le bon choix, nous avons fait un choix, il faut l’accepter. La vie est faite d’incertitudes, d’opportunités que nous pouvons ou non choisir. La plus grande difficulté reste dans l’acte même, renoncer à quelque chose pour choisir autre chose, un travail, dur de renoncer à un confort, un amour, quelle souffrance de devoir parfois choisir de tout recommencer au risque de tout perdre.
Vous êtes-vous déjà demandé ce qui se passerait si vous aviez 24 heures pour faire un choix ou pire, si vous aviez la possibilité d’effacer à volonté vos choix, que feriez-vous ? Renonceriez-vous à votre présent, agréable, paisible, pour un souvenir, un amour auquel vous avez renoncé, pour un autre travail, pour un autre lieu où habiter ?
Je me souviens d’une personne qui a beaucoup compté pour moi, qui me disait que l’on ne fait pas toujours ce que l’on veut. Je pense souvent à ces mots qui pour moi continuent de sonner faux. On a toujours le choix, toujours une ouverture possible, toujours une lumière à suivre. C’est cela vivre, ces possibilités qui nous sont offertes, ces avenirs qui se dessinent, ces rayons de soleil qui nous réchauffent. On a toujours le choix de broyer du noir, de sombrer dans la mélancolie ou celui de sortir des crayons de couleur pour peindre la vie en rose.
J’aimerais prendre une plume blanche, pouvoir la tremper dans l’encre noire et réécrire l’histoire, chaque seconde, chaque minute, mais cela changerait-il quelque chose à ce qui fut ? Je m’interroge souvent sur l’impact de nos choix, leur sens, le point de non-retour, l’incertitude. Ce désir que nous avons parfois de faire un geste, tendre une perche, sans trop savoir si c’est justement une bonne décision, juste parce que nous avons ce manque, toujours présent, toujours là, et que nous avons juste envie de dire « pourquoi pas ? Je tente, mais je sais que je vais encore me heurter à ton choix, même si tu choisis de renoncer, c’est aussi un choix, le tien et je le respecterai.  » Avons-nous envie d’oser tenter ? Ce choix a une chance de se finir par une porte claquée au nez, pas toujours agréable à accepter.

Je crois en la vie, je pense que rien n’est vraiment écrit, alors j’ai envie en cette fin d’année, de dessiner des dizaines de choix pour toi, pour vous, pour tous ceux que j’aime, parce que choisir, c’est croire en l’impossible. Et même si je suis folle d’y croire, je pense que c’est irrécupérable, je continue de penser que nous avons à tout moment, à tout âge, toujours le choix de choisir le bonheur.

( 1 décembre, 2016 )

La passion est-elle toujours destructrice ?

L’amour passionnel est-il toujours destructeur ? La passion est-elle négative ?  Ce sentiment est une terrible tentation qui attire comme un aimant, qui fait rêver, fascine, un besoin parfois. La passion pour un acte peut durer, malgré le temps, malgré parfois la douleur qui peut en résulter, c’est une force incroyable pouvant dévaster tout sur son passage.
Pour de nombreuses personnes, la passion est une émotion qui fait peur, jouant sur la corde sensible, celle qui nous emportera bien au-delà du désir, au plus profond du pur plaisir.
Je suis une utopiste, une grande sentimentale et pour moi, la passion ne peut-être destructrice, car on ne la choisit pas. On ne décide pas de tomber dans ses filets, elle s’écrit, simplement. Comment sait-on que c’est la bonne personne ? Celle qui va nous emporter dans un océan de vagues ? On le sait, tout simplement. Ce sont ces petits mots « On sait » qui font toute la différence. L’amour passionnel reste malgré tout un choix, deux personnes ressentant le même désir, la même envie de fusion, prêtes à tout pour faire vivre cette passion.
Une passion amoureuse est une aventure fabuleuse, faite de risques mais aussi de purs instants de folie, rendez-vous en cachette, lettres enflammées, appels que l’on attend toute la nuit, ébats torrides.
Afin d’éviter la frustration, il me semble important d’oser aller jusqu’au bout de ses passions, qu’elles soient amoureuses ou autres. Tout artiste, tout écrivain ne peut pas produire sans passion et nous qui écrivons, ne vivons-nous une histoire d’amour avec notre plume ? Ne faisons-nous pas danser les mots sur des flammes de sang, courir les phrases sur des ponts de glace, hurler les battements de notre coeur, parce que nos mots sont simplement de l’amour.

( 30 novembre, 2016 )

Ces distinctions qui nous veulent du bien

Il y a les grands concours, ceux qui inspirent le respect le concours Lépine, le prix Nobel, et puis il y a les autres, ceux comme la Légion d’Honneur qui aujourd’hui me laisse bien perplexe, ces prix témoignant des bouleversements technologiques et des grands noms ayant oeuvré pour la France, sont aujourd’hui, principalement accès sur les mutations sociales, les compétitions économiques et bien entendu les grands sportifs. Quand on voit leur salaire, méritent-ils cet emblème ?
Quant aux distinctions littéraires, mon admiration n’allait qu’au Prix Nobel de Littérature, fondé en 1901. Ce prix prestigieux était destiné aux écrivains ayant rendu de grands services à l’humanité. Sa valeur est-elle toujours identique ?
On ne peut que saluer la remise de ce prix cette année à Dylan qui a vraiment sorti ses mots comme s’il dessinait sa poésie, peignant des paysages, mais c’est certain qu’ils sont si nombreux que l’on peut s’interroger, pourquoi un seul ?
Un jury reste un nombre d’individus choisis, pas toujours au hasard, souvent par pur copinage, pour mettre le poulain sur un piédestal, pour mettre en avant le nom des grandes éditions. Et la qualité du livre dans tout cela ? Et je ne parle même pas des prix distribués depuis Octobre, prix dont le choix laisse souvent perplexe, n’offrant aucune chance à un livre de l’ombre, un indé ou à un roman édité dans une petite maison, en dehors de « bonne relation ». Le pouvoir de l’argent, une fois encore, s’affiche sur le devant de la scène. Cela me rend bien triste. Quand je pense à ces manuscrits qui s’entassent souvent dans des éditions en attente d’être lus, validés ou pire publiés, ces contrats parfois signés qui trainent dans un coin et ne seront réalisés que des mois voire des années, comment une distinction pourra-t-elle être possible ?
Je souris doucement, ayant aussi bien été jury que dans l’ombre de concours scolaires, ayant juste envie d’essuyer d’un doigt une larme, avant de souffler, de dire et redire que croire en soi reste le plus important, et  lisez des livres, c’est ce qui compte, et non la banderole sur le bouquin …

( 29 novembre, 2016 )

Lorsqu’il n’y a plus d’espoir …

Lorsqu’il n’y a plus d’espoir, relève-toi ! Telle une bulle de savon, il suffit de souffler et des dizaines de nouvelles bulles vont prendre vie pour s’envoler dans les airs. Quand l’espoir vient à manquer, il faut retrouver une raison, minuscule, toute petite, illusoire peut-être, mais il faut trouver quelque chose. Ne plus croire en l’espoir est une manière de creuser sa propre tombe. Lorsque l’on tombe en souffrance, l’avenir semble sombre, triste, sans issue. Il est important de toujours se souvenir que l’on est en vie, que le sablier du temps continuera de filer que nous soyons cloitrés dans notre angoisse ou que nous choisissions de faire éclater les barrières. Comme je l’ai souvent dit sur ce blog, je crois aux synchronisations de vie, à ces hasards qui n’en sont pas vraiment, à ces futurs qui vont mettre sur notre route une personne qui par son sourire, son amour ou simplement ses mots, nous offrira un nouvel espoir possible. Avec les années, j’ai découvert que notre mode de pensées était unique, nous permettant de façonner notre vie. Ma mère me disait toujours que notre pensée est créatrice. Bien sûr, elle ne pourra interférer sur la vie d’autrui, mais elle pourra nous offrir une vraie motivation. Croire en ses propres rêves, c’est un peu comme croquer dans un morceau de Lune. L’espoir est une mélodie qui nous incite à nous dire que rien n’est perdu, que tout va mal, mais qu’un jour, derrière ces fichus nuages noirs, il y a ce ciel bleu et ce soleil toujours présent.  L’espoir, c’est se dire que l’on n’a pas tout raté, que ça valait la peine de les vivre toutes ces années, que l’on s’est trompé, peut-être ou pas, peu importe, que surtout nous sommes toujours debout. L’espoir, c’est se dire que cette lueur que j’ai vue un jour briller dans tes yeux était vraie, que cette connivence existait, et même si la pluie a effacé les mots écrits à la craie, l’espoir c’est pouvoir te dire une dernière fois : « Ne t’inquiète pas ! Je ne t’en veux pas, je sais. »

( 28 novembre, 2016 )

Les petites bulles de bonheur

Après un we haut en couleur politique où on voit les individus de tous bords s’entre déchirer, ma plume s’agite, tortillant ses mots dans tous les sens avec des envies de prendre de nouvelles couleurs, du rose, du violet, du turquoise, afin de tracer juste le mot « stop ! ». Arrêtez de gribouiller du noir, du rouge, tachant la toile de tristesse ou de révolte. Regardez-moi, je prends un stylo rose, je vais écrire avec seulement des mots qui font du bien : amour, amitié, bonheur, paix, désir, plaisir.
Avec mon stylo mauve, je vais tracer des actes qui font du bien : aider, partager, échanger, s’enlacer. Puis avec le turquoise, je me dessine des bulles de bonheur : je partage mes mots avec amour, j’enlace la personne que j’aime avec désir.
Je m’inonde de ces petites bulles de bonheur que j’attrape dans mes mains, que je caresse avec passion, que serre contre moi pour ne pas qu’elles m’échappent.
Le monde peut se peindre en gris et noir, il peut s’entourer de fumées nauséabondes, il peut se draper d’un manteau d’intégrité, nous qui sommes capables de créer ces petites bulles de bonheur, n’y renonçons jamais et surtout n’hésitons pas à partager ces instants magiques, ces petits bonheurs.

( 27 novembre, 2016 )

La sagesse

La sagesse vient avec l’âge, c’est ce que l’on m’a toujours dit, tout comme c’est l’élément qui apporte le bonheur, le vrai. Alors, je m’interroge, souvent, que veut dire le mot « sage » ? Est-ce le fait de se ranger dans le moule, d’obéir à l’autorité, de courber l’échine, de dire « oui » à tout ?
Lorsque j’avais dix-huit ans, en bac philo, je me souviens que mon prof ne cessait de dire qu’être philosophe, c’est être amoureux de la sagesse.
Suis-je philosophe ? Je pense surtout que je suis une artiste avec mon grain de folie, de celles qui visent la lune sans la toucher, qui surfent sur les nuages, qui s’approchent du soleil sans peur de se brûler.
La sagesse, la vraie, je ne la connais pas. Elle m’ennuie. J’aime danser en équilibre sur le fil de la vie, assumer mes idées, mes envies, mes désirs.
Je revendique ma sagesse, le droit de vivre d’espoir même si le concept même de la sagesse implique de s’éloigner de l’illusion, de vivre pleinement le présent à fond.
« La sagesse consiste à ne plus vouloir transformer les gens en ce qu’ils ne sont pas, mais à accepter ce qu’ils sont et à comprendre leur expérience de vie. » Fun Chang
Cette citation est peut-être certainement la clé de la vraie sagesse. Rester « soi », sans porter de masque, et surtout accepter l’autre avec ses failles, ses différences, ses cassures, ses blessures et apprendre, toujours apprendre de leurs expériences.
Au final, peut-être que je commence, enfin, à être un tout petit peu sage ? Et vous ?

( 27 novembre, 2016 )

La vague

En cette période électorale, un livre, un coup de poing ! Ce roman de Tod Trasser est une vraie révélation.
« Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d’Histoire, crée un mouvement expérimental au slogan fort :  » La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l’Action.  » En l’espace de quelques jours, l’atmosphère du paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur libre arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader.
Quel choc pourra être assez violent pour réveiller leurs consciences et mettre fin à la démonstration ? »

Mon fils avait cet ouvrage à lire pour son programme scolaire et j’ai eu envie de voir si cet ouvrage était à la hauteur de ses critiques. Scotchée par la lecture même si côté littéraire, c’est un roman avec un vocabulaire simple,  je me suis ensuite visionnée le film « La vague », une fort belle adaptation du livre avec une intrigue qui se tient. Je ne suis absolument pas étonnée que ce best-seller soit devenu un manuel d’Histoire en Allemagne.
Basé sur une expérience vécue, mettant en avant un concept  » La Force par la discipline ou comment faire une classe unie ? », on ne sort pas indemne de ce plongeon.
« Croire en la vague, c’est croire en un idéal. »
Fascinant, dérangeant, flippant. Un roman fort pour montrer comment le nazisme a pu en quelques mois s’installer, un film qui fait peur, un film qui montre que tout peut recommencer, un jour, en quelques jours. Un film à voir en cette période électorale.

 

 

IMG_1394

12345...115
Page Suivante »
|