( 19 novembre, 2019 )

Le plagiat dans le monde de l’édition.

Depuis que l’informatique est roi, on n’a jamais autant vu de plagiats ! Effectivement très facile d’aller « piquer » une idée sur un blog ou sur un groupe d’auteurs, de transformer un livre à sa sauce. Le plagiat à l’état pur légalement n’existe pas, il faut le savoir puisque même sous Copyright, les mots ne sont que des mots.

Prenons l’exemple du très célèbre « Autant en emporte le vent » qui fut décliné par de nombreux auteurs dont « la bicyclette bleue », même scénario, même type d’intrigues, seule l’époque a changé. Plagiat autorisé ou plutôt tolérance vu que l’ouvrage de Margaret Mitchell datait de 1936.

Dans la majorité des cas, les plumes copieuses sont suffisamment intelligentes pour changer la couleur des vêtements, planter un autre décors afin d’éviter un retour de bâton. Il faut tout de même souligner qu’en droit, on ne peut pas protéger une idée. Le copyright ne protège que le texte et de ce fait, cinq auteurs peuvent sortir en même temps un roman sur la même idée à condition que pour chacun le contenu soit différent. On voit à quel point c’est compliqué. Après on ne s’attardera pas sur les cas comme PPDA ou Attali.

Pour éviter tout souci, on se doute qu’avant d’amorcer un manuscrit, il est bon de se renseigner. Un projet déjà édité par une maison d’édition ne pourra en aucun cas sortir dans la même catégorie, avec le même public et sous la même forme.

On le voit actuellement avec de nombreux livres qui sortent sur le bien-être, le burn-out ou le harcèlement. Hormis si le livre s’apparente à une autobiographie, il ne pourra être à l’identique. Un livre sur le harcèlement scolaire autoédité reprenant les grandes  lignes d’un livre déjà paru a été retiré de la vente.

Donc amis auteurs, on ne peut pas écrire n’importe quoi parce que c’est dans l’air du temps, parce que cela se vend bien ou parce que le thème nous plaît !

Après si on pense tenir un bon thème de son invention, je crois qu’il ne faut pas se prendre la tête. En général, un bon éditeur va vérifier si votre histoire n’a pas déjà été publiée, car il est évident que les copieurs ne vont pas s’amuser à plagier un auteur inconnu !

Et puis comme disait un auteur dont j’ai oublié le nom « penser n’est pas copié ! »

Il n’empêche que ce n’est pas agréable en tant qu’auteur de découvrir que quelqu’un utilise des bouts de vos écrits pour construire son propre livre. J’ai eu personnellement le cas avec des phrases de ce blog retrouvées parsemées dans un roman auto édité ou dernièrement l’idée par un inconnu de reprendre les articles éditions de ce blog pour en faire un livre.

Après, je me dis avec philosophie que mes mots avaient un sens profond pour être repris, mais surtout que cet auteur n’avait vraiment aucun orgueil à ne pas inventer   son propre livre !

 

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( 18 novembre, 2019 )

La littérature jeunesse

Même en retraite anticipée, je reste enseignante dans l’âme, attentive à la littérature jeunesse. Je continue régulièrement à fouiner pour découvrir des pépites pour mes petits-enfants. En tant qu’auteure, bien sûr, je rêve de faire un album original, qui sortira du lot, mais le monde de l’édition jeunesse est très fermée. J’ai eu l’immense chance de croiser durant ma carrière de nombreux auteurs-jeunesse avec qui j’ai fait de très beaux projets. Je n’étais pas auteure à l’époque. L’idée d’écrire me fut soufflée par une écrivaine très connue, Odile Weulersse, auteurs de « la momie bavarde » ou du fameux « les Pilleurs de sarcophages », que j’avais eu l’honneur de recevoir dans ma classe il y a une quinzaine d’années. Elle m’avait incité à prendre la plume suite à un petit livre collectif produit par mes élèves. Derrière tout rendu final d’une classe, il y a le chef d’orchestre et lorsqu’en partant, elle m’avait glissé que j’avais un réel talent, je suis restée toute tremblante. Personne ne m’avait jamais dit que j’écrivais bien, il faut dire que le milieu de l’enseignement est plutôt avare de compliments ! La critique fuse souvent plus facilement.

Alors, j’ai ensuite griffonné, dessiné des petits rien, durant des mois, avant de me plonger dans l’écriture d’un « vrai » manuscrit juste pour m’amuser, juste pour le plaisir.

Dernièrement, en recherchant des vieilles photos de ma soeur, je suis tombée sur les esquisses de cette époque, des idées déposées sur le papier destinées à une génération de pré-ados, parfois bien compliquée, et je m’interroge aujourd’hui, mes mots pourraient-ils faire encore échos après toutes ces années ?

Est-ce qu’un livre ou un album jeunesse aurait une petite chance d’exister au moins pour quelques enfants que je connais bien.

J’ai plusieurs copines auteures-jeunesse et leurs expériences, que ces dernières soient en autoédition ou en maison d’édition, me donnent vraiment envie au moins d’essayer ! Qu’ai-je à perdre ? Rien ! Qu’ai-je à gagner ? Du plaisir à créer, à varier mes registres ! Peut-être ou pas, mais faudrait peut-être essayer, non ?

Histoire de faire un pont entre mon ancien métier et toutes ces idées que je n’ai pas envie de voir s’envoler.

En tous les cas, j’espère aller faire un tour au salon de Montreuil dans une dizaine de jours pour remplir la hotte de Noël, car quoi de mieux qu’un livre !

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( 17 novembre, 2019 )

citation du soir

J’aime beaucoup cette citation ! Certains effectivement ne sont là que quand ils ont besoin de moi ou que je suis au top, oubliant ou préférant oublier qu’une personne est un « tout » … À ceux qui ne furent que des ombres ces dernières semaines, ma porte sera close :)

 

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( 17 novembre, 2019 )

Médecine et thyroïde

Comme d’habitude, je vais jouer l’avocat du Diable et lancer une piqûre de rappel.

Doit-on passer par un traitement de substitution obligatoirement ?

Actuellement on assiste depuis la mise sur le marché de la NF à des arrêts brutaux des traitements pouvant conduire à des symptômes irréversibles.

Rappelons qu’un dysfonctionnement thyroïdien en particulier hypothyroïdie peut nécessiter la prescription d’une hormone de substitution que beaucoup nomment « Levo » ( qui n’est que le nom de la marque).

Dans la réalité, il existe une molécule «  la thyroxine » à laquelle les laboratoires vont ajouter des excipients : lactose, mannitol, alcool, gélatine, sterate de magnésium etc

Chacun fait sa cuisine, ajoutant ou retirant un de ces excipients. Il n’en demeure pas moins que le traitement pour la thyroïde est une hormone de synthèse et que ces excipients ne sont là que pour stabiliser la molécule.

Seulement, certains peuvent avoir une teneur très allergène et le malade ne va pas le supporter, ce qui fut le cas pour la NF.

On peut se demander pourquoi changer un médicament qui ne posait pas de soucis avant.

Sur certains groupes on peut lire que certains praticiens affirment à leurs patients qu’il n’y aura plus en 2020 qu’un seul traitement pour soigner la thyroïde. Encore un mélange entre le médicament ( les comprimés) et la molécule. C’est comme une idée biscornue qui circule, l’alcool dans les gouttes Serb qui favoriseraient l’alcoolisme ! Il faut stopper les âneries. Depuis des décennies les bébés nés sans thyroïde prennent des gouttes Serb avec effectivement un excipient « alcool ». Que l’on se rassure, aucune statistique ne montre que cela a généré de futurs alcoolos !

Alors, non ! Les médicaments ne sont pas tous nocifs et surtout, ils sont indispensables lorsque la thyroïde est endommagée comme dans la maladie d’Hashimoto ou simplement enlevée. De plus en plus de personnes arrêtent leur traitement à cause des effets secondaires, mais leur vie peut se retrouver en danger. Cesser un traitement quand on a juste une simple hypothyroïdie liée à un déséquilibre suite à un accouchement, cela reste un choix possible, par contre stopper un traitement à vie, est de l’inconscience. Il existe suffisamment de possibilités de traitements à essayer pour finir par en trouver un qui convient.

S’éloigner des traitements pour réguler sa thyroïde pour se tourner uniquement vers les médecines parallèles est de plus en plus fréquent. Les deux pourtant ne sont pas incompatibles et ne devraient pas l’être. Peu importe pourquoi, comment, cela agit, ce n’est pas le problème ! C’est le résultat qui compte et lui seul, alors si un malade se sent mieux en alliant un traitement homéopathique, l’aide d’une thérapie comme le Reiki, le magnétisme, la méditation, la sophrologie, et la liste est longue, l’important est de tout faire pour aller mieux, car le traitement de substitution à lui seul ne va pas effacer tous les symptômes. Une thyroïde abîmée ne redeviendra jamais « neuve », il faut l’accepter, accepter de vivre avec.

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Bientôt les cadeaux de Noël … n’oubliez pas ce recueil pour vos proches ou vos collègues ou un joli meug à offrir à votre médecin

 

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( 17 novembre, 2019 )

Prendre conscience de l’importance de son corps

 

Le psy est intimement lié à notre corps ce qui fait souvent dire que nous ne tombons pas malades par hasard, tout comme on ne souffre pas par hasard. C’est notre corps qui parle, parfois même qui hurle ! Parce que trop souvent, les mots de l’âme sont importants. Trop souvent, on ne se pose pas la question du « pourquoi », ou du comment aider son corps à se battre, à se défendre. Trop souvent, nous sommes tellement ancrés dans la Réalité, que nous négligeons nos pensées. Ces dernières existent, créent nos émotions. Le corps et l’esprit sont totalement liés, ils interagissent l’un avec l’autre. Nous sommes nos pensées, nos pensées agissent sur notre corps et notre santé. Nos pensées sont si fortes qu’elles peuvent avoir la force de persuasion.

Il est important d’apprivoiser ses pensées, de bloquer celles qui sont négatives, pour permettre à notre corps de ne recevoir que du positif.

 

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( 16 novembre, 2019 )

Mieux vaut vivre avec des remords qu’avec des regrets.

Quelles différences allez-vous me dire ?

Un remord: tourment touchant l’ordre moral pointant du doigt que l’on a mal agi.

Un regret : tourment de ne pas avoir fait ou agi.

J’ai beau regarder en arrière, je n’ai presque aucun regret. J’ai toujours agi en mon âme et conscience quelque soit la situation, sans rechercher le profit ou le pouvoir. J’attache une énorme importance à l’honnêteté, et je tiens toujours mes promesses.

Après, il m’est arrivé de me tromper autant sur mes choix à faire, sur des agissements ou sur des personnes. Cela arrive. C’est tout le problème des relations humaines qui parfois sont édulcorées au début occultant une face cachée. Naïvement, je tombe souvent dans le panneau des beaux sourires, de cette gentillesse extrême, pour un jour me prendre un mur. Il fut un temps où ces remords m’auraient incitée à supplier pour comprendre, pour ne pas rompre le charme d’un jour. J’ai évolué. Heureusement.

Je me suis fourvoyée, tant pis, je passe à autre chose. Je ne suis plus en phase, cela arrive, je ne rentrerai pas en guerre ou conflit pour autant. La vie est bien trop courte.

J’évite d’avoir des regrets, tentant toujours d’atteindre les buts que je me suis fixée, essayant toujours d’agir pour le bien, autant celui des autres que le mien, car il ne faut pas s’oublier. Si on est en accord avec soi, alors aucun choix ne sera sujet à regret. Il s’inscrira simplement dans une ligne de vie que l’on s’est choisie comme une expérience, et si c’est une mauvaise et bien on va l’accepter. On sait que l’on aurait « peut-être » pu tourner une phrase autrement, agir avec moins de précipitation ou simplement que l’on n’a pas vraiment oeuvré avec humilité.

Pour moi, il n’y a rien de pire que les regrets, ces émotions teintées de mélancolie qui poussent à broyer du noir parce que « Dommage, on aurait dû » ne devrait jamais exister ! Agir, quitte à se planter, quitte à se prendre un râteau, quitter à échouer, toujours essayer avec le sourire simplement parce qu’ainsi on est sûr d’aller au bout de ses rêves même s’ils mettent des années à se dessiner.

Une fois encore pour ne pas avoir de regrets, il faut rester ce que l’on est et ne rien attendre des autres. S’ils sont là, c’est bien. S’ils ont besoin de distance, saluons leur courage d’oser s’éloigner.

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( 15 novembre, 2019 )

Cette deuxième chance.

 

Ah ! Cette seconde chance ! On en parle partout, on l’espère, on la rejette. C’est même le sujet d’un de mes romans « Juste une seconde » publié en 2017 et qui continue à avoir des lecteurs, peut-être parce que ce thème de la seconde chance est important.

Tout le monde espère une seconde chance tout comme tout le monde la redoute en même temps. Ce n’est jamais facile d’offrir une seconde chance, d’abord parce que l’on n’est jamais certain que cette seconde chance efface la douleur du passé, mais surtout parce qu’il faut beaucoup de courage pour tendre la main. Nous ne sommes pas dans une société très tolérante, très compatissante et surtout beaucoup trop habituée à juger les autres. Nous vivons dans un monde devenu interchangeable, où tout va trop vite, où tout se jette, tout se brade. Résultat, les gens se quittent sur un coup de tête, effacent les numéros de téléphone comme si c’était l’acte du siècle.

Accorder une seconde chance à celui qui parfois revient, c’est un peu passer un coup d’éponge sur un tableau sale, on a l’impression que le tableau est comme neuf, mais c’est rarement le cas. On ne peut pas donner une seconde chance à n’importe qui.

Certaines personnes ne peuvent pas changer. C’est triste pour elles. Heureusement, il existe de véritables secondes chances, celles du coeur, celles qui sont sincères. Alors parfois, on peut tendre la main, donner une seconde chance, tenter de dessiner un nouveau chemin tout en restant sur ses gardes, car comme je l’ai écrit plus haut, certaines personnes ne changeront jamais, et cette seconde chance peut faire beaucoup plus de mal que de bien. Tendre la main, oui, mais pas pour se la faire couper ensuite !

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( 14 novembre, 2019 )

La peur

Nombreux sont ceux qui osent dire qu’ils n’ont peur de rien, petits caïds, gros bras, narcissiques, on ne compte plus ceux qui sont certains que la peur, c’est pour les faibles. Alors non ! La peur est une émotion vraie, qui prend souvent racine des années auparavant, un peu comme un signal d’alarme qui nous dit inconsciemment les risques possibles face à une situation.

Il y a du verglas, je peux tomber, me casser la jambe, donc ma peur va m’aider à éviter la blessure.

Je connais les risques, j’en ai peur, cette peur va me protéger et m’empêcher de faire les mauvais choix.

La peur existe en chacun de nous même si on se refuse à le dire, même ceux qui profanent de belles théories, sauf ceux qui ont un vrai problème psychologique. Elle a cette fâcheuse tendance à noircir d’avance tous les projets, les moindres rendez-vous. Elle existe. Elle est. Même ceux qui disent être totalement sereins face à la mort, par exemple, n’expriment qu’une théorie. Le jour où ils prennent la mort en face, le virus s’infiltre, le pourquoi, les questions, la vie se rappelle à nous, on ne veut pas partir, on a peur, cela fait peur.

La peur reste pourtant un véritable ennemi qui nous paralyse. Il faut l’apprivoiser, oser agir même si on en tremble, éviter de foncer la tête baissée mais ne pas s’empêcher de vivre. La peur nous évite souvent d’échouer, mais elle nous peut aussi nous enliser dans une existence sans rêves.

Il ne faut pas rester prisonnier de ses peurs sinon on se retrouve prisonnier à vie.

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( 13 novembre, 2019 )

Fin de vie et sédation.

Merci à tous, amis, lecteurs, d’avoir été si nombreux à me soutenir durant ces dernières semaines. C’est là où on voit l’importance de cette merveilleuse chaîne d’amitié.

Deux décès en quatre mois, ma mère puis ma soeur, me poussent à m’interroger sur un combat que je mène depuis quelques années, le droit de mourir dans la dignité.

Voir ceux que l’on aime se dégrader, devenir des corps sans « âme », juste en souffrance, c’est insupportable. Jusqu’où, au nom du droit à la vie, peut-on tolérer ce non-droit à mourir ? Je m’insurge contre des décisions essentiellement liées à des raccourcis ancestraux souvent des philosophies religieuses ou culturelles.

Il est important que le choix du patient soit respecté, surtout en fin de vie. Il existe des lois de nos jours qui autorisent le patient à faire connaître ses dernières directives :

« Toute personne en état d’exprimer sa volonté et atteinte en phase terminale d’une affection grave et incurable, dont les traitements et les soins palliatifs ne suffisent plus à soulager la douleur physique ou la souffrance psychique, est en droit de demander à son médecin traitant l’administration d’un traitement à visée sédative, y compris si ce traitement peut avoir pour effet secondaire d’abréger la vie selon les règles définies à l’article L1110-5 code de la santé publique. La mise en oeuvre du traitement sédatif est décidée de manière collégiale. La demande formulée par le malade et les conclusions de la réunion collégiale sont inscrits dans le dossier médical. »

 

Seulement voilà, nombreuses sont les structures qui n’arrivent pas à prendre cette décision simplement parce que c’est trop difficile, parce que le personnel ayant ses propres convictions ne veut pas, ne peut pas, ne sait pas comment gérer ces demandes .

Il existe pourtant la sédation palliative qui a l’obligation d’être respectée.

« On parle de sédation palliative lorsque l’état de conscience du mourant est abaissé à l’aide de médicaments afin de soulager le fardeau et la douleur. Il peut être nécessaire de poursuivre la sédation jusqu’au décès du patient. Les médecins parlent dans ce cas de sédation palliative continue ou profonde. »

 

Nous avançons doucement dans ce droit à mourir dans la dignité même si cela reste trop lentement. Depuis 3 ans, le droit à être mis dans un état de sommeil profond continu, provoqué par des moyens médicamenteux, pour éviter de souffrir avant de mourir est officiel, mais souvent arrive bien trop tard, après des semaines de souffrance.

« je vous laisse mon corps pour quand je n’y serai plus ; j’ai décidé de vous faire confiance ».

 

Une personne me disait récemment être scandalisée par cette procédure, bien sûr, quelqu’un qui n’a pas vécu la détresse d’un de ses proches, ne peut comprendre. Une personne en fin de vie n’a plus rien d’humain, son corps s’est déshydraté, les cheveux sont cassés, en général le corps est d’une maigreur effroyable, quelle personne bien portante aurait envie d’être vue ainsi ? Qui souhaiterait que ses proches gardent cette image d’eux ?

Aucun humain ne le souhaite parce que la mort dans nos hôpitaux reste inhumaine.

Avant, les gens mourraient chez eux, souvent de vieillesse ou de fatigue, parfois même au coin du feu. Aujourd’hui, on part mourir dans un endroit aseptisé parce que c’est moins dérangeant ou dans une maison pour personnes âgées. On en oublie malgré tout que derrière ces personnes, il y a eu un jour des hommes et des femmes qui ont eu une vie.

Le spectacle reste insoutenable comme le dit si bien un journaliste :

« Si la sédation profonde dure cinq jours, la déshydratation se voit sur le visage. Il y a des proches qui vont être choqués par ce qui se passe. Ce sont des jours abominablespour la famille. »

 

Pourquoi je milite pour le droit à mourir dans la dignité et l’euthanasie assistée ? Simplement parce que sédater une personne ne veut pas dire qu’elle ne souffre pas. Elle va simplement se déshydrater faute de ne plus être alimentée, donc mourir de faim et de soif. Cela peut durer de quelques jours à vingt jours. Rien ne prouve que la personne ne souffre pas et quant à l’attente de la famille, il n’y a pas pire douleur.

Mourir dans la dignité, c’est valoriser la vie au lieu de la figer dans cette image horrible de mort.

 

Je rappelle que chacun peut remplir ses directives assistées en espérant qu’elles seront un jour écoutées.

 

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( 13 novembre, 2019 )

L’oubli, le jour d’après …

Il est long l’oubli. C’est ce qui se dit. C’est ce que de nombreuses personnes désirent. Ce n’est pas mon cas, je ne veux rien oublier. Il est important de se souvenir. C’est ce qui fait notre essence même, ce que nous avons été.

Je ne veux oublier ni les peines ni les joies. Bien sûr, je suis consciente que certains de mes souvenirs sont édulcorés, qu’ils ont cette saveur d’antan, un zeste de goût sucré, un soupçon d’acidité, mais ils ont le mérite d’être là, d’exister, bien présents et pour rien au monde, je ne voudrais les voir totalement s’effacer.

Pour beaucoup d’individus,oublier, c’est se libérer du passé, seulement on n’oublie jamais vraiment. Ces souvenirs que l’on voulait oublier sont simplement rangés dans des tiroirs d’où ils peuvent ressortir à tout moment avec plus de violence ou plus de tendresse, selon la vie.

Alors non, je ne veux rien oublier ! Ni les pertes ni les larmes ni les coups reçus ni les bons moments, ni les moments de tendresse, ni les rires d’enfants et surtout pas l’amour. Oublier mon passé serait renié qui je suis, mon identité propre, car on a beau parfois haïr cette souffrance, prier pour que l’oubli arrive, nous ne serions rien sans ce et ceux qui nous ont construits, qui ont fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui.

 

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