( 22 mars, 2017 )

Écrire, c’est dessiner les mots qui s’entrechoquent dans notre tête.

Écrire, c’est sortir des mots, des mots coincés, des mots cachés, des mots qui ne doivent pas être dits, des mots qui sont dangereux, des mots de vérité.
Écrire est l’encre qui coule de mes veines, ma plume écrit tout le temps quand le besoin se fait. Jeune, j’avais deux heures de transport chaque matin, et je remplissais des petits carnets de pensées, d’idées. Je ne suis ni une grande philosophe ni une intellectuelle, mais j’ai toujours adoré entendre les mots chanter. J’ai continué ensuite, sur mon ordinateur, sur des morceaux de papier. En confiance, j’envoyais des lettres pleines de mots, d’émotions, je remplissais les vides simplement en pensant offrir du bonheur. Malheureusement, parfois les autres n’ont pas toujours la même perception. Ils interprètent, donnent un autre sens, leur sens, à une réalité qui est pourtant toute simple. Les gens ne veulent pas comprendre, ils prennent un mot hors du contexte, l’interprètent, le changent, vont jusqu’à détruire ce qui est beau, ce qui est pur. Les mots deviennent un jeu, un pouvoir. Il faut cesser de changer l’essence même d’une lettre ou d’un texte. C’est un véritable viol de l’écriture. Un texte doit être juste pris comme un cadeau que l’on offre. C’est pourquoi, je vous fais cadeau de « 5 Secondes », des mots qui devaient-être écrits comme un pansement, comme une pommade pour ceux qui en ont besoin. Des mots laissés par Nadia, cette faiseuse de Bonheur.

« Tant que nous traversons le dur combat qui s’appelle vivre, nous ne pouvons en comprendre vraiment le sens. » Extrait de 5 Secondes

Sortie en avant-première Samedi 25 Mars Salon du Livre de Paris
Stand 1-CIMG_1620

( 21 mars, 2017 )

Parlons un peu musique, mon chanteur préféré, un jour, la rencontre.

Que serions-nous sans musique, ces notes qui rythment nos vies, qui bousculent nos pensées les autorisant à se poser. L’éventail de choix musicaux est si large que chacun peut y puiser selon ses goûts, ses humeurs alternant entre classique, poétique, populaire ou musiques actuelles.
Comme vous le savez tous, je suis une inconditionnelle fan de Jean-Jacques Goldman, un grand monsieur dont j’ai toujours admiré la simplicité, la discrétion, et l’humilité.
Flash back dans le passé. J’ai découvert les chansons de JJG en 1980, j’avais vingt-ans. Il habitait Montrouge, non loin de chez moi.
Mon fils Christophe ne cessait de fredonner ses succès en chambre stérile en particulier « La vie par procuration ».
C’est ainsi que j’ai écrit à Jean-Jacques après le décès de Christophe. Il m’a répondu une magnifique lettre manuscrite, d’une beauté qui m’a aidée à me relever. J’ai toujours gardé en mémoire le fait que quelques mots peuvent sauver quelqu’un.
Des années plus tard, je suis devenue instit, et j’ai axé mes projets de classe sur ses chansons, mon premier projet fut Rouge dans une classe de CE2 où j’étais remplaçante ( superbe chanson, inconsciemment une des raisons pour laquelle j’ai pris ce titre pour mon premier polar), puis s’enchaînent un projet sur les mains puis d’autres qui m’ont conduite à des échanges réguliers avec ce grand monsieur, à le rencontrer avec ma classe plusieurs fois.
Il y a des routes que l’on ne croise pas par hasard, Jean-Jacques fut l’une d’elles.
Même s’il est aujourdhui à la retraite, ses chansons ne quittent pas mes écouteurs, toutes reliées à une phase de ma vie, à des chemins que j’ai parcourus.
« Puisque tu pars » dédiée à mon ange,  » Confidentiel », une de mes préférées,  » Veiller tard ». On peut ne pas aimer la voix de cet artiste, chacun ses goûts, on ne peut pas ne pas être touché par ses paroles, des mots qui bouleversent, des mots de tous les jours.
Qua,t à moi, « Je voulais simplement te dire. Que ton visage et ton sourire. Resteront prés de moi sur mon chemin »

( 20 mars, 2017 )

Lettre ouverte à ces personnes qui ont tant compté

« Il y a ces routes que nous croisons un jour par hasard ou peut-être pas, des personnes qui nous touchent profondément, qui nous apportent un croissant de bonheur, un peu comme l’arôme du café le matin qui nous donne des ailes, et puis un jour, tout s’écroule, une barque les emporte très loin.
Le temps passe, l’horloge tourne, et on se remet à penser à ce qui fut. Pourquoi ? Pourquoi donc s’être ainsi reconnus pour s’être finalement perdus ? Nous nous sommes découverts au-delà des masques presque nus sans pourtant l’être. Le temps a filé comme de la soie et, ce souffle, le tien, je le sens encore sur ma joue comme une caresse.
Cela fait si longtemps, c’était hier.
J’aimerais tellement vous revoir, simplement, dans un café, sur un banc comme avant, au coin d’une rue, mais tous ces morceaux brisés me font peur, et si je me blessais, et s’ils me coupaient de nouveau. Alors j’attends, je ne sais ni pourquoi ni ce que j’attends, mais j’attends. Pouvoir croiser votre sourire qui m’avait foudroyée, si pur, si vrai, vos mots dits entre les silences, votre sensibilité captée au vol dans votre regard, cette peur que vous ne pouviez cacher.
Je dois vous avouer à quel point vous voir, quelques minutes, quelques heures me comblait de bonheur. J’avais l’impression en votre présence de marcher sur l’eau, moi qui sais si mal nager. Je n’existais plus que par vos mots qui me guidaient sans le savoir vers la réalisation d’un de mes rêves, vous qui me teniez la main sans me toucher, du bout de votre regard.
Vous perdre fut une souffrance terrible, mais je vous dois, cette confiance en moi, cette force que j’ose mettre dans mes écrits, cette émotion que je suis heureuse de partager. Vous fûtes mon mentor, mon ami, et dans mon coeur bien plus encore.
Afin de ne pas souffrir, j’ai tout fait pour vous effacer à jamais, utilisant des produits corrosifs pour vous faire disparaître comme sur une tache refusant de partir. J’ai choisi d’écrire un nouveau chapitre de vie. Je pensais réussir. Pourquoi alors mon regard vous cherche-t-il dans la nuit noire ? Pourquoi serais-je prête à croire en un Dieu s’il pouvait vous placer sur ma route ? Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à vous oublier, vous ?

Je ne vous demandais rien, quoique c’est faux, le rien n’existe pas. Je vous voulais simplement, pour un temps, pleinement, vous, pas un autre, vous.

Le temps s’est égrainé, votre image s’est effacée, enfin c’est ce que je me force à hurler, mais dans mon coeur vous avez laissé une empreinte indélébile , celle qui guide ma plume, qui noircit ma feuille, qui nourrit ma vie.
Tel un miroir, je me suis brisée le jour où vous avez cessé de me parler, mais je veux que vous sachiez à quel point vous me manquez, et si un jour le hasard s’invite, revenez vous promener dans ma vie. Les erreurs d’hier ne seront pas celles de demain, et cette fois, je vous laisserai prendre sans hésiter ma main. »

« Cinq secondes … ces secondes qui existent pourtant ineffaçables, quelques secondes que j’ai ratées, cinq secondes que je veux retrouver »

Salon du livre de Paris- 25 et 26 mars – stand 1-C11

( 19 mars, 2017 )

Ah, l’astrologie !

Dernièrement, je lisais qu’un français sur quatre consultait son horoscope tous les jours. Est-ce un pur réflexe ou un moyen inconscient de se sécuriser ? C’est vrai que lorsque l’on nous annonce que la journée sera merveilleuse, mine de rien, cela fait plaisir ! En fait un horoscope ne devrait annoncer que de bonnes nouvelles, tout comme les informations. Véhiculer du positif est un vrai art de vivre.
Ensuite, faut-il tout croire ? Quitte à décevoir les férus de « cette science », je dirais que non. Nul ne peut prévoir l’avenir surtout à une si grande échelle. Par contre, effectivement, il existe de nombreuses similitudes dans les caractères liés aux signes astrologiques. Je ne vais pas émettre de jugements par rapport aux autres signes et juste parler du mien, Cancer ascendant Scorpion. Ouille diraient certains !
Je prends au hasard une des analyses d’un site Internet.
« Beaucoup plus tenace qu’un Cancer classique, vous n’en êtes pas moins sensible les Cancer Ascendant Scorpion. Votre personnalité plus affirmée (grâce à cet ascendant béton!) ne se laisse surtout pas marcher sur les pieds et vous savez très bien ce que vous voulez! Vous êtes énigmatique parce que vous camouflez bien vos ressentis malgré l’intensité de vos passions…
Beaucoup de gentillesse et de sensibilité quand tout va bien mais un très efficace jeu de pinces et des ressources insoupçonnées quand l’on vous contrarie ou que les vents sont contraires. Vous croquez les émotions et ne supportez pas l’ennui, une vie sans prise de risques ou trop de calme plat vous semble bien triste et vous vous retrouvez parfois dans de drôles de situations. »
Alors, faut-il croire en l’astrologie ? Quand je lis l’analyse faite, je m’y retrouve totalement. Peut-être juste un hasard …  En clair soyez mon ami pas mon annemi :)   Ma route a également croisé de nombreux hommes Cancers. À lire cette autre analyse, je les retrouve tous totalement.
« L’homme Cancer est prudent comme un serpent et a grand besoin de sécurité. S’il le pouvait, il emmènerait sa maison partout avec lui. Il a tendance à voir ce qui lui arrive avec les yeux du passé et porte un regard très nostalgique sur les choses. Le Cancer s’abrite derrière sa carapace, dès qu’il se sent menacé. Ce grand timide aime s’occuper de ses proches et recherche de l‘attention. Discret, il ne révèlera ses secrets que lorsqu’il sera convaincu d’un réel attachement à son égard. Il se peut qu’il ait peur d’être abandonné, oublié. Le Cancer retient ses proches et peut parfois devenir étouffant. Mais il est surtout très sensible et a un besoin énorme d’être rassuré. L’homme Cancer est loin d’être un grand dragueur, si une fille lui plait, il aura tendance à adopter une technique très discrète pour la séduire, au point que personne, ni même l’intéressée, ne le remarque.  »
Pour infos, je me suis toujours merveilleusement bien entendue avec les hommes de ce signe grâce à mon ascendant Scorpion qui étayait nos relations qu’elles furent amoureuses ou amicales.
Au final, si l’astrologie peut aider à éviter des erreurs, pourquoi pas, il faut juste ne pas en faire une parole d’évangile et surtout, toujours, garder son libre-arbitre.

( 18 mars, 2017 )

Le livre papier et la liseuse, compatibles ?

Une fois de plus ce sujet m’est posé sur ce blog, et comme je connais la paresse humaine, je ne vais pas vous inviter à chercher un éventuel article sur ce thème que j’ai déjà écrit.
J’aime les livres depuis toujours, les vieux livres qui sentent les années, aux pages jaunis. J’en ai de très anciens de mes aïeux datant du XIX. Seulement, il faut vivre avec l’air du temps ! De nos jours, nos bibliothèques sont remplies ( la mienne regorge de livres, et est si mal rangée que j’en ai honte). Seulement, je reçois beaucoup de cadeaux d’amis, d’auteurs parfois d’éditions. Je ne peux jeter un livre, donc j’entasse. Je n’achète plus que les pépites dédicacées ou celles que je n’ai pas en ebook.
La liseuse et moi, ce fut un vrai coup de foudre. Je n’y croyais pas. Un ami m’en avait montré une il y a presque sept ans, et j’avais trouvé cet engin un peu bizarre.
Un jour, mon tendre et cher m’offre une Kobo. Je passerai sur l’installation, car la technique et moi, nous sommes un peu fâchées ! Une fois, mes livres numériques installés, je découvre une petite merveille. Je peux lire dans le noir, grossir l’écriture ( à mon âge, cela a un certain intérêt), et ce plaisir d’avoir une bibliothèque sous le bras. Bien sûr, les détracteurs diront que l’on a pas le plaisir de mouiller le doigt pour tourner une page, celui de revenir en arrière, mais on peut aussi annoter comme dans un livre, garder, conserver. Aujourdhui, je ne me passerai plus de ma Kobo, que j’adore, qui ne me quitte pas, que je traine chez le toubib, à mes rendez-vous, qui m’aide à ne pas voir le temps passer lorsque je fais du vélo appartement.
Compatibles ? Totalement, et si vous n’y croyez pas, essayez ! Seuls les imbéciles ne changent pas d’avis ! Et puis, vu les prix des numériques, j’achète, mon une boulimique livresque, le double de romans. Un vrai petit bonheur ! Là, je me suis lancée hier dans un roman papier, le dernier Minier comme quoi les deux ne sont pas incompatibles :)

( 17 mars, 2017 )

Doit-on oser au risque de tout perdre ?

Oser, c’est accepter la possibilité ouverte de prendre un risque. La peur est notre plus grand frein. Nous avons tous vécu dans notre vie des moments de doute, de crainte, des instants où nous ne savons plus vraiment où nous en sommes, des peurs que nous pouvons surmonter sans difficultés, d’autres où nous sommes tétanisés, ne pouvant réagir. Avoir peur n’est pourtant pas une mauvaise chose, cette émotion peut nous éviter de nous mettre en danger, nous incite à ne pas agir sous le coup de l’impulsion. À l’inverse, cette peur peut pourtant s’avérer source de frustration. Chaque personne a des projets, des désirs, et la peur peut tout détruire, empêchant de vivre, stoppant les rêves.
Cette angoisse se retrouve souvent dans les relations amoureuses.
Une histoire d’amour interdite, une relation dont l’issue fait peur, cette certitude que l’on doit oser mais que l’on risque de tout perdre, comment faire ce pas ?
Qui n’a pas rêvé un jour de tout recommencer, de repartir à zéro, de changer de métier, d’endroit, de faire le tour du monde ? Pourquoi ne réalisons-nous pas ces défis ? Pourquoi ne prenons-nous pas ce risque ? Est-ce par orgueil parce que nous pouvons simplement échouer, parce que nous n’avons pas le courage de surmonter nos appréhensions ?
Nous, les auteurs, nous savons que poser des mots sur une feuille de papier est un vrai risque, celui de voir nos idées détournées, nos émotions critiquées. Pourtant quelle délivrance que d’oser ! Nous pouvons voir la frustration s’évaporer.
Il faut oser prendre le risque d’échouer, accepter de se tromper, car nous apprenons de nos erreurs, accepter d’agir même si cela implique parfois de prendre du recul, d’attendre, parfois longtemps, un geste, une rencontre, un sourire. Oser lire entre les lignes, oser espérer simplement parce que ne pas prendre de risques, c’est s’empêcher d’être un jour heureux.

Salon du livre de Paris samedi 25 Mars et Dimanche 26 Mars, on s’y retrouve ? Qui va oser venir à notre stand ?

( 16 mars, 2017 )

Apprivoiser l’absence

La vie ressemble souvent à un champ de batailles que nous traversons bien malgré nous, heurtant par vagues des pertes douloureuses, des échecs, des erreurs, essuyant des revers, des déceptions. J’entends toujours dire que c’est simple, qu’il suffit de comprendre pour avancer, qu’il faut pardonner pour recommencer, qu’il faut oublier pour se relever.
C’est la théorie fort jolie enrobée d’un papier rose bonbon, mais la réalité est bien plus complexe. Perdre quelqu’un que l’on aime que ce soit par le biais d’une rupture, d’une trahison, d’un décès n’est pas facile à surmonter. Le mot fin s’inscrit bien au-delà de l’absence emportant son lot de questions, de phrases non dites, de larmes contenues. Le pourquoi sèche sur les lèvres. Pourquoi m’a-t-il fait cela ? Pourquoi a-t-elle douté de moi ? Pourquoi est-il parti vers l’éternité, si tôt, car il est toujours trop tôt.
Alors va se dessiner cette période transitoire, longue, dévorante, déstabilisante que seuls ceux qui l’ont déjà vécue peuvent peut-être comprendre, celle où on va apprivoiser l’absence, tenter de combler ce vide qui pourtant semble un gouffre.
Les autres vont juger, soupirer, puis se détourner, parce que ce creux qui s’est formé n’a pas de nom ni d’odeur, il n’appartient qu’à la personne concernée, ne peut-être ressenti que par elle, au final il est.
Un jour, la douleur devient moins forte, l’oubli se pare de transparence sans pour autant disparaitre. Un coup d’oeil sur le sablier du temps montre que des mois voire des années se sont écoulés, tant que cela crie la raison, hier hurle le coeur.
Rien ne s’efface complètement, revenant par vagues, aux dates des souvenirs, telles des clochettes sonnant dans la nuit, et puis un jour, on pourra enfin repenser à ces pertes que l’on a tant aimées avec juste au coin des lèvres, un sourire de nostalgie.

À Chistophe, mars 1985- Avril 1988

( 15 mars, 2017 )

Ces livres qui nous ébranlent

« Il est des livres qu’on ne doit pas oser avant d’avoir quarante ans » écrivait Marguerite Yourcenar. Il faut effectivement avoir acquis une certaine expérience pour plonger avec délice dans ses mots. De « Mémoire d’Hadrien » à « Dernier du rêve », certains mots chantent à nos oreilles. Certains craqueront pour la vision politique ou historique de l’auteure, je suis beaucoup plus sensible à la poésie des mots, à la force qui s’en dégage, à une vérité qui me touche »
Quelques citations ce cette grande dame …

« Le malheur est que, parfois, des souhaits s’accomplissent, afin que se perpétue le supplice de l’espérance. »

« Notre grande erreur est d’essayer d’obtenir de chacun en particulier
les vertus qu’il n’a pas, et de négliger de cultiver celles qu’il possède. » Une phrase extraire de Mémoire d’Hadrien si vraie. Ne cherchons-nous pas souvent à modeler les autres selon nos propres désirs ?

Et je termine sur cette dernière sublime …

« Il ne faut pas pleurer pour ce qui n’est plus, mais être heureux pour ce qui a été »

Nous faisons tous des erreurs, nous dérapons, nous écorchons nos genoux, pleurons même de colère ou de douleur, mais nous vivons. Célébrons cette vie, ces moments qui laissent des traces, qui nous font juste nous dire, j’ai vécu, j’ai existé, je suis.

( 14 mars, 2017 )

Qu’est-ce qu’une amitié sincère ?

À l’époque des réseaux sociaux, d’un monde en crise où la violence est reine, les vraies amitiés sont difficiles à conserver. Pour un rien, les liens se brisent, les personnes doutent, les larmes coulent. Avant les gens se parlaient simplement, les portes claquaient, le ton montait, mais tout se terminait autour d’un verre. Aujourdhui, chacun se cache derrière des mots, pas toujours sincères, dénigrant, critiquant, transformant. Le virtuel est devenu presque un plateau de jeu où chacun avance son pion dans l’espoir de voir tomber l’autre et de lancer le terrible échec et mat.
Pourtant je suis une utopiste, je crois en l’amitié, en la vraie sincérité, un peu comme en amour. Une amitié sincère se base sur l’authenticité, sur une relation où on est vraiment nu face à l’autre, sans masque, où on existe pour une autre personne.
L’ami, c’est celui qui ne doutera jamais, qui ne nous jugera pas, qui n’hésitera pas à nous remettre à notre place si nous le méritons, mais qui ne dira pas de mal derrière notre dos. C’est l’épaule qui sera là lors de nos moments difficiles, que ce soit les chagrins de la vie, les deuils, la maladie, parfois simplement dans l’ombre, presque invisible. J’essaie d’être cette épaule, même si comme nous tous je ne suis pas parfaite, me faisant souvent discrète parce que parfois l’autre ou moi avons besoin de souffler. Contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, tout comme en amour, ce ne sont pas les années qui font la force d’une amitié, mais le sang qui coule. Parfois les amis changent, d’autres se détournent, souvent frustrés ou aigris, il suffit juste de s’éloigner un temps, sans critiquer ni juger, et d’espérer qu’un jour tout se dessinera comme avant, ou autrement .
Une vraie amitié est un peu comme un endroit douillet où on se retrouve par moment sans se prendre la tête pour prendre un thé bien chaud ou en écoutant juste le silence des mots. Vous qui me lisez, vous savez ce lien que nous avons, merci …

( 13 mars, 2017 )

Cette vie qui nous presse comme des citrons.

Comment sortir de cette spirale où la vie nous presse comme des citrons ? Ne me conseiller pas de prendre le temps, ça c’est une illusion, voire un privilège qui n’appartient qu’aux nantis, aux personnes qui volontairement ne veulent pas bosser, aux retraités ou à ceux qui ne bossent pas.
Les autres, on a beau faire, on a beau dire, on n’y arrive pas ! Debout à l’aube, on enchaîne les taches routinières avant de partir bosser, les leçons du gamin à faire réviser, puis s’enfile à la vitesse de la lumière, la journée emplie de bruits, de débats animés, de leçons échangées. On rentre alors épuisée, vidée, mais rien n’est fini, les corrections nous attendent, puis le ménage, les machines à faire tourner, le repas à préparer ! Et puis, quand on est en plus auteur, on doit garder un lien avec le milieu, lire des chroniques, discuter avec des collègues écrivains, et voilà, vingt-deux heures sonnent et on se demande, qu’a-t-on fait de notre journée ? On s’est réveillée en forme, on se couche en mode légume.
Et je ne parle même pas des we !!!! Et nos politiques veulent tous nous faire travailler plus? C’est facile quand on embauche une conchita pour faire la cuisine, pour promener les mouflets, pour faire le ménage, les courses ! Tout est dit ! Et on parle d’égalité ? Où est cette égalité quand certains sont pressés comme des citrons et d’autres rentrent chez eux pour se poser, les pieds en éventail dans leur fauteuil à lire un bon bouquin ou à regarder une émission débile en sirotant un cocktail ?
Si on veut un jour que ce monde tourne positivement, évitons de presser les citrons que nous sommes. Une société heureuse est une société qui respire !

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