( 28 juin, 2017 )

Sortir de l’ombre ? Pas si simple…

Le devant de la scène est réservé aux auteurs ( en grande majorité étrangers pour ne pas dire majoritairement aléricains non qu’ils sont meilleurs juste que leur système éditorial est beaucoup plus oyvert ) dont les romans sont joliment disposés en tête de gondoles. Comme on aimerait, nous les petits auteurs, pouvoir le temps d’un été, gentiment les pousser dehors, et venir prendre leurs places. Après tout, ils sont déjà connus, gagnent des chèques de DA bien gonflés, alors juste une petite place hors de l’ombre, ce serait vraiment sympa.

Tous les auteurs, j’en suis certaine, pensent comme moi. Faire une petite brèche dans cette machine bien huilée n’est pas facile. La plupart des éditeurs ne lisent plus les manuscrits, regardent souvent juste les compteurs de ventes. Nombreux ceux qui vont même jusqu’à recruter les auto-édités qui ont cartonner.

Pourquoi pas ?

Il n’en demeure pas moins que si on veut juste être lu, c’est bien compliqué. Il faut trouver un moyen de se faire connaître ! C’est vrai que pour faire sa pub, on pourrait aller danser nu sous la pluie, mais à mon âge, pas certaine que cela ferait vendre.

Se créer une chaîne Youtube et faire l’andouille dessus, il faudrait comprendre comment cela marche.

Alors il ne reste plus que les mots un peu lancés comme des balles que certains vont rattraper, ou pas. Parfois, on se plante. Certaines citations hors contextes n’ont pas l’unanimité. Le tout est de s’interroger, et de chercher un moyen nouveau pour s’envoler. Peut-être un jour alors ces mots doucement glissés seront enfin en rayon à côtés des monstres de l’édition ? Une fois encore, on peut rêver, non ?

( 27 juin, 2017 )

L’effet papillon

 

 

J’ai découvert cette théorie il y a quelques années par le biais d’un collègue dont c’était « le dada », qui m’avait explicité en détails ce phénomène, une théorie scientifique selon laquelle un battement d’ailes de papillon au Brésil peut provoquer une tempête au Texas. Bien sûr, cet effet est d’abord lié à la météo et aux changements climatiques, mais s’impose par effets de boomerang à toute la pensée humaine.

Depuis plus de trois ans, je réfléchis à ce phénomène que je trouve tout simplement prodigieux. Est-il réel ? S’il est scientifique, certainement …

De minuscules petites choses insignifiantes faites ou dites à un moment T peuvent produire de grands effets. Fascinant, non ?  Comment une rencontre, LA rencontre, va-t-elle par effet de ping pong arriver à une situation unique qui n’aurait pu exister sans ces rebondissements. En clair, chaque battement d’ailes d’un papillon, chaque battement de coeur, peut avoir une incidence sur l’autre.

Prenons l’exemple de X, qui va par son simple geste poussé par colère, la jalousie ou le dépit, enclencher une avalanche de circonstances parfois dramatiques, et par ce simple battement d’ailes correspondant à son geste va  influencer le cours du temps d’une autre personne, la vie voire l’avenir.

Une lettre envoyée à un supérieur hiérarchique par jalousie, une rumeur infondée, un ami malintentionné, une rencontre non désirée, un appel non refusé et d’un coup, la personne incriminée va exploser, enclenchant une guerre ouverte, y perdre la santé, détruire son couple, entrainant de multiples dommages collatéraux, tout cela pour un minuscule et anodin instant T. Mais comme la vie est un cycle, elle se reconstruira autrement, se hissera plus haut, atteindra un objectif qui n’aurait peut-être pas été possible sinon, deviendra quelqu’un, un grand pied de nez à la vie.Tout cela à cause d’un simple battement d’ailes.

 

Le temps nous freine, nous fait aller vite. Les circonstances s’enchainent. La porte qui se claque, la clé oubliée, le bus raté, le retard, et au final l’entretien d’embauche loupé. Une nouvelle proposition quelques mois plus tard fabuleuse.

Des exemples, nous en avons des centaines.

Il est important de conserver cette pensée que tout acte peut avoir si nous le voulons une issue positive, que la haine est à proscrire, qu’il faut à un moment dire stop, il y a prescription. Ne me dites pas que seuls les gens dotés d’un coeur en sont capables ? En clair, lorsque nous faisons le plus petit geste, nous ne le faisons pas que pour nous. Nous dessinons inconsciemment l’avenir de l’autre même si c’est un parfait inconnu, nous l’aidons, nous lui sauvons la vie ou nous la ruinons.

Heureusement, nous avons cette liberté de choix qui va nous pousser à nous remettre debout, qui va nous éviter de plonger, qui va nous permettre d’analyser ce battement d’ailes. Nous sommes façonnés par ce qui nous entoure, mais nous restons libre de nos décisions. L’autre nous pousse juste vers un ravin parfois même au bord, à nous de ne pas sauter.

Une théorie qui reste bien compliquée pour une petite littéraire comme moi, et pourtant, l’autre, ce n’est pas qu’un signe mathématique, c’est bien plus !

 

( 27 juin, 2017 )

Lorsque la mémoire déraille … Alzeihmer, DCL et les autres …

Notre société se veut dynamique, productive, à tel point qu’elle en oublie l’essentiel, notre mémoire. Nous avons tant d’informations à notre portée que nous ne pouvons toutes les stocker, alors nous ne gardons que quelques unes, celles qui semblent importantes, celles qui peuvent être utiles, celles justement que l’on nous a obligé à conserver. Malheureusement, à tellement enregistrer, il va y avoir ce point de rupture qui va faire que notre mémoire déraille. Ce sera l’oubli au moment le plus important, le trou lors d’un examen, les clés que l’on perd. La liste est longue et augmente avec l’âge. Il peut s’agir de fatigue (qui ne cherche pas ses mots en fin d’année ?), d’une maladie invisible ( celles de la thyroïde engendrent ce désagrément), et puis, il y a les autres, ces maladies liées à la vieillesse.

Aujourdhui, je voulais vous parler de la DCL, démence de Corps de Levy, une maladie que l’on a souvent confondue avec Alzeihmer, mais qui n’est que sa cousine éloignée, une maladie qui au siècle dernier incitait les médecins à signer un internement en HP.

Cette maladie se manifeste souvent à ses débuts par des pertes de mémoire, des confusions mentales, des oublis qui vont se répéter de plus en plus, puis vont survenir les hallucinations de plus en plus nombreuses. Ces symptômes peuvent être associés à la maladie de Parkinson réduisant le malade à une atteinte physique et psychologique.

C’est une maladie terrible pour celui qui le vit, qui ne fait plus aucune différence entre la réalité et le reste, entre ses visions et ce qu’il vit. C’est une épreuve pour l’entourage qui n’arrive plus à trouver sa place, qui ne saura comment réagir face à ces hallucinations de plus en plus envahissantes, qui comme dans Alzeihmer va perdre l’autre tout simplement.

Ma maman de 83 ans est atteinte de DCL associée à un Parkinson. Cela fait déjà plus 5 ans, car la date réelle n’est pas connue, ne pouvant savoir combien de temps elle nous a caché cette maladie. Elle était active, positive, toujours battante, aujourdhui elle n’est plus qu’angoisse et peur. Par moment, elle va bien, enfin dans la mesure où ce mot est encore possible à utiliser, à d’autres, elle vit autrement, terrorisée par ses visions présentes 24h sur 24. Quelle impuissance, nous pouvons avoir, nous, sa famille ! Nous ne pouvons ni l’aider ni la soulager. Personne ne le peut. Le cerveau déraille, la mémoire prend par moments (et j’insiste sur « moments », car le drame est là) son envol.

Lors de ma dernière visite, il y a quelques jours, elle vivait dans un monde où les oiseaux l’attaquaient, où le monde n(était qu’animal, où nous avions tous une tête d’oiseaux. Cela pourrait faire sourire et faire un bon film  si ce n’était pas si triste. Que faire lorsque lors de ces cinq minutes de lucidité où elle se rend compte que sa mémoire déraille ? La souffrance morale qu’elle vit à cet instant serre l’estomac, bouleverse. Que lui répondre lorsqu’elle va jusqu’à me demander pourquoi notre société permet de vivre ainsi ? Pourquoi on ne peut mourir comme on l’a choisi, et surtout combien de temps va durer cet enfer ?

Je n’ai pas eu le courage de lui dire que sa vie peut-être encore bien longue.

Que peut-on faire face à une telle impuissance à part pleurer une fois la grille passée ?

( 26 juin, 2017 )

S’il suffisait d’aimer

« S’il suffisait qu’on s’aime, s’il suffisait d’aimer

Si l’on changeait les choses un peu, rien qu’en aimant donner

S’il suffisait qu’on s’aime, s’il suffisait d’aimer

Je ferais de ce monde un rêve, une éternité…  » Céline Dion

 

Est-ce qu’il suffit d’aimer pour changer les choses ? Chacun s’est posé un jour cette question , se demandant si donner de l’amour suffisait.

L’amour, au plus large sens du terme, ne peut rien face à un mur d’incompréhension, face à un coeur fermé. Aimer à en mourir est toujours d’actualités surtout chez les jeunes qui signent leur vie sur un battement de coeur. Il faut pourtant rappeler des vérités, on  ne choisit pas qui on aime, on ne choisit pas non plus quand, on choisit par contre de donner ou de ne pas donner, on ne choisit pas de faire du mal en aimant, on subit, c’est tout.

Tant de personnes hommes ou femmes vivent des souffrances terribles à cause d’amours non partagés ou interdits. Certains vont aller jusqu’à renoncer avant même que cet amour soit consommé afin de se protéger, d’éviter le pire. Vont-ils pour autant détourner la douleur ? L’oubli sera-t-il ainsi plus facile ?

Aimer, c’est avant tout désirer l’autre, pour ce qu’il est, pour ce qu’il représente, avec ses imperfections, avec ses cicatrices. Aimer, c’est donner sans limite, offrir à l’autre une confiance en lui, un pouvoir presque magique. Ne dit-on pas que l’on peut escalader des montagnes lorsque l’on est amoureux ?

S’il suffisait d’aimer pour être aimé en retour, ce serait merveilleux, le monde serait un conte de fées, seulement la vie nous réserve de drôles de surprises. On va tomber amoureuse du seul homme dont l’issue est fermée, on va succomber au charme de la seule femme qui n’est pas libre. Il aime les belles brunes, minces et sexys, on est tout l’opposé ! L’histoire est morte avant même d’avoir été écrite.

La liste des désillusions en amour est longue, et pourtant …

Il suffirait de si peu de choses … qu’il regarde simplement autre chose que le physique, qu’il se laisse happer par cette overdose d’amour qui fond sur lui, qu’elle accepte de cogner à cette porte close même si elle est morte de peur, même si elle sait que c’est d’avance une erreur, parce que rien n’est joué par avance. L’amour s’écrit à partir de chaque battement de coeur, l’amour puise sa force dans toutes les caresses partagées, dans tous les regards échangés, dans tous les silences.

S’il suffisait qu’on s’aime, et bien moi, je ferai de la vie un paradis enchanté …

( 25 juin, 2017 )

Pourquoi certaines personnes sont-elles plus sensibles aux énergie que d’autres ?

 

C’est une bonne question, non ? Je pense que nous avons tous des facultés, pour un ce sera un super don pour le dessin, pour l’autre  la musique ou la poésie, et puis il y a ceux qui ont ce don de pressentir les énergies. Je sais, à le dire ainsi, cela fait un peu marabout, mais la réalité est bien différente. C’est juste une question de vibration. Ce n’est pas toujours un cadeau de les ressentir surtout quand elles sont négatives. On a tendance à ouvrir, inconsciemment une porte, puis à absorber ces énergies  parfois violentes dont nous allons devoir nous protéger.

Cette sensibilité  nous pousse, bien malgré nous, vers les personnes tristes, isolées, en demandes affectives, ces dernières pouvant surgir comme sorties du néant, comme attirées par un aimant. Je tiens cette prédisposition de ma grand-mère paternelle, puis de mon père, tous deux dotés d’une très forte énergie.

 

Un cadeau ? Pas toujours. Être ultra sensible peut s’avérer dangereux. L’intensité du ressenti invite parfois à la dérive. On ressent ce que l’autre ressent même s’il ne veut pas l’avouer. Il peut s’en suivre des complications.

Lorsque dans cette société égocentrique, nous vivons avec ce type d’énergie, nous pouvons être amenés à penser que nous sommes responsables des autres, inconsciemment, indirectement, et cela peut être lourd. J’en ai fait l’expérience, écrasée par ce don, j’ai parfois offert trop dans l’empathie jusqu’à m’oublier.

Il est donc nécessaire d’apprendre à bien maîtriser ce don, qui ne s’explique pas. Donc aucune réponse au fameux « pourquoi ».

Je pense juste, et cela n’engage que moi, que cette sensibilité bien particulière peut apporter un changement positif dans ce monde en perdition, aidant à ouvrir le coeur des esprits les plus fermés.

On peut toujours y croire non ?

( 24 juin, 2017 )

Maladies auto-immunes, Hashimoto, et les autres.

 

Ces maladies invisibles sont parfois trop difficiles à vivre dans le regard des autres, qui ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre. L’handicap physique est reconnu, pire pris en pitié le plus souvent, ce qui n’est pas mieux pour la personne dotée de cet handicap.

Les maladies invisibles, elles, sont très mal considérées aussi bien par le corps médical que par le milieu professionnel. Pourquoi ?  Parce que les préjugés ont la vie dure.

Comment prendre au sérieux une personne qui n’a pas si mauvaise mine que cela, qui ne semble pas souffrir (tout est dans ce mot « semble ») qui est debout sur ces deux jambes. Pourquoi se plaint-elle autant ? Ne serait-elle pas un peu « chochotte  » ?

Après tout, tout le monde est fatigué !

Aujourdhui, j’ai envie de parler des enfants. Depuis que l’essai Hashimoto, mon amour,   Est sorti, je reçois des remerciements et des témoignages de plus en plus nombreux. Je constate le coeur lourd que de plus en plus d’enfants sont touchés par cette maladie. Maman, enseignante, je ne supporte pas cette idée que notre société reste figée. Un adulte encore, mais un gosse ! Non, c’est un non-sens. J’ai la lettre d’une maman reçue dernièrement qui me racontait le rejet de son fils Hashimoto, rejet par ses amis, par l’école, un enfant en souffrance, car atteint d’une maladie que l’on ne voit pas, donc pour laquelle on ne peut compatir. L’enfant fut montré du doigt (avant le diagnostic) par ses amis, par les autres parents, avec cette étiquette « paresseux ». Il ne l’était pas ! Il était juste Hashimoto. Un simple diagnostic qui a mis plus de deux ans à être fait, prise de sang qui ne fut demandée que parce que cette maman est tombée sur le recueil par hasard , quoique le hasard pour moi n’existe pas.

On va se mobiliser pour des greffes cardiaques, pour des myopathies, pour des handicaps visibles. Il le faut bien sûr, mais il ne faut pas lu lier tout ce qui ne se voit pas. Une maladie invisible, que peut-on faire allez-vous me dire ?

Écouter ces malades qui rencontrent chaque jour des obstacles parfois immenses, invisibles pour les autres qui laissent sans force, vidés, sans énergie.

En tant qu’humains, nous savons que nous devons résister à ces différentes douleurs, nous voulons nous battre contre ces monstres imaginaires, mais parfois nous lâchons, alors nous survivons.

Survivre après une rupture, après un échec, après un deuil, après avoir vu nos rêves s’envoler, survivre pour continuer à vivre, survivre parce que c’est notre destinée, survivre simplement parce qu’au fond de soi, on a envie de croire en l’impossible.

 

Alors vous, qui aujourdhui allez bien, qui n’avez aucun douleur physique ou morale, essayez de nous regarder au travers de verres grossissants. Nous, les malades que ce soient le diabète, Hashimoto, Basedow, et tant d’autres, nous sommes là, dans l’ombre. Vous ne nous voyez pas, mais nous existons. Acceptez nos faiblesses, nos difficultés, acceptez-nous tel que nous sommes.

Invisible ne veut pas dire qui n’existe pas, mais juste qui ne se voit pas.

Alors écoutez-nous, entendez-nous, et tenter de comprendre ce que vous ne voyez pas.

 

Rappel,

http://livre.fnac.com/a9389468/Sylvie-Grignon-Hashimoto-mon-amour

(édition 3)

( 24 juin, 2017 )

Lorsque les rêves s’envolent

 

Rêver, c’est s’autoriser à franchir des limites impossibles, c’est envisager un monde qui n’existe pas, c’est peindre des girafes en rose, et des éléphants en bleu. Rêver, c’est construire avec juste quelques mots une tour afin de pouvoir monter toujours plus haut jusqu’à toucher les étoiles, rêver c’est être libre.

Pourtant, il arrive que dans une vie ( c’est long une vie), les rêves s’envolent, un peu comme les nuages poussés par le vent. On s’accroche à une réalité qui n’existe pas, à des illusions qui ne sont rien d’autres que des chimères, on croit que l’autre vibre au même tempo, que la main tendue ne nous lâchera pas, et tout s’écroule. Qu’avons-nous d’autres à faire qu’à laisser ces rêves s’envoler, et l’espoir avec.

Mais la vie n’est pas linéaire, et c’est bien, la vie nous emmène, nous emporte, et un jour, celui où on ne s’y attend plus, après des mois de errance, après des seaux de larmes, on voit un nouveau rêve, minuscule, se dessiner. On n’ose même pas imaginer qu’il est possible, on ne s’autorise pas à y croire, et puis un jour, il est à portée de main, et on se met de nouveau à espérer , et si …

Laissons les rêves s’envoler, ils reviennent toujours un jour … différents, mais encore plus beaux.

( 23 juin, 2017 )

Cette violence à fleurs de peau

 

Maintenant, c’est la faute de la canicule, hier c’était à cause de la crise, toujours de belles raisons. Notre société véhicule de la violence gratuite, régulièrement, sans cesse. Elle la distille avec doigté, par petites touches. Parfois, on la prend en pleine figure, sans comprendre. Je pense qu’il serait temps de se poser les bonnes questions. D’abord, cesser de rejeter la faute sur les autres. Ce sentiment de victimes  permanentes fait qu’accroître cette insécurité poussant sans cesse à la critique voire à la délation, avec des relents de haine savoureusement cachés derrière des sourires dessinés pour l’occasion. Comme je le disais dernièrement à une personne, il serait temps que chacun s’occupe de son popotin, et non de celui de son voisin. Je refuse de me mêler des différents que certaines personnes ont entre elles. Cela ne me regarde pas, pire cela ne m’intéresse pas. J’ai autre chose à faire de ma vie.

Chacun sa vie, chacun ses problèmes, et en général, ils sont déjà bien assez compliqués à gérer, si en plus des tierces personnes s’incrustent, cela  déclenche un vrai tsunami. Je l’ai vécu de plein fouet à une époque. Je rencontre encore « des visages » du passé, fuyant mon regard. Eh oui, à avoir voulu se mêler de la vie des autres, il ne leur reste, lorsque la tempête est tombée, que la gêne.

 

À chacun donc de savoir rester neutre en toutes circonstances, d’éviter de juger, de critiquer, et surtout de faire le choix d’offrir toujours une analyse positive constructive.

( 22 juin, 2017 )

Lire les classiques littéraires

 

Ah les grands classiques ! Je ne dis pas que je les ai tous lus, mais ayant fait des études littéraires, j’ai plongé dans ce genre de livres dès âge de quinze ans.

Il y a ceux qui m’ont franchement barbés comme Proust ou Balsac, et mes favoris comme Hugo ( dont j’ai lu autant « Notre Dame de Paris » ainsi que « Les misérables » au moins trois fois malgré leurs mille pages), Zola ( dont je ne me lasse toujours pas), et puis, il y a les autres.

Qu’est-ce qu’un auteur classique en dehors de l’appellation « puriste » de l’époque ?

J’ai lu dernièrement dans un sondage d’un grand journal que ce terme s’étendait de nos jours aux livres qui passent les époques. Preuve en est, le sixième plus grand auteur classique est Agatha Christie. Je ne peux que saluer un tel choix ! Le maître dans le suspense ! Ensuite on retrouve  Antoine de Saint-Exupéry avec « Le Petit Prince » à se demander s’il existe encore une personne cultivée qui n’a pas lu ce bijou.

Jules Verne, que je trouve personnellement passé de mode, choix étonnant JR Tolkien, tout le monde n’est pas adepte de ce genre littéraire même si j’ai adoré la saga du seigneur des anneaux, Marguerite Duras, Sartre, Barjavel, Sagan, et bien d’autres …

Quand on sait que la majorité de ces auteurs sont lus au lycée, un peu par obligation, on peut concevoir que les jeunes se précipitent ensuite sur de la littérature plus facile style « Adore moi ! » « After » Ou « Driven ».

Cela veut-il pour autant dire qu’il s’agit de mauvaises littératures comme j’ai tendance à trop souvent le lire ? Absolument pas ! L’important est que toutes les générations lisent, qu’elles apprennent à faire corps avec les écrits. Le besoin de se plonger dans un livre va dépendre de son état d’esprit. À chaque moment de notre vie, nous avons besoin d’un instant de folie, et s’il passe par autre chose que des classiques, ce n’est pas un drame. Le choix est si grand qu’il y aura toujours un oasis pour se ressourcer dans les mots afin d’oublier le monde qui nous entoure.

( 21 juin, 2017 )

Partager un peu de bonheur fait peur

Le bonheur est indispensable, vital, c’est ce que ne cessent de nous répéter les articles dans les magazines. On finit par y croire. On ne peut vivre sans bonheur, tout comme on ne peut vivre sans amour. Alors on se met à aimer la vie, malgré les embuches, malgré les obstacles, on façonne une petite bulle nommée espoir, et on ne la lâche plus. Ça y est, on est heureux, enfin. Qu’est-ce que cela fait du bien ! On est tellement content d’y être arrivé que l’on a envie de partager, de donner un peu de bonheur aux autres, de le distribuer. Peut-être que l’on ne s’y prend pas très bien, peut-être que l’on va alors trop donner, trop aimer, mais les réactions s’avèrent souvent différentes de nos attentes. L’autre se met à nous regarder de travers. « Ce n’est pas normal d’être si heureux ! Elle doit avoir un problème psy. »"Ce n’est pas possible, elle fait semblant. Pourquoi sourit-elle tout le temps ? »

Je me suis souvent interrogée sur ces réactions pour le moins étranges que j’ai rencontrées dans ma vie. Est-ce ce reflet positif que l’on renvoie qui bloque ceux qui n’arrivent pas à trouver les mots pour être heureux ? Serait-ce plutôt simplement cette overdose émotionnel, car quand on est heureux, on aime,  les fleurs qui s’ouvrent dans le jardin, le chien de la voisine, l’autre … On a envie de crier notre bonheur au monde entier. Une chose est sûre, trouver une oreille pour partager son bonheur est une chose merveilleuse, car lorsque l’on est disposé à le recevoir, le bonheur est comme un virus contagieux pouvant se propager à l’infini. Alors cessons d’avoir peur du bonheur, et si nous le dégustions, ensemble ?

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