( 1 mars, 2016 )

Le parcours d’un manuscrit

Contrairement aux croyances, pas si facile le parcours d’un manuscrit qui commence bien sûr avec l’idée. Sans un thème, et bien, on ne peut écrire et même si tout le monde peut écrire, tout le monde ne sera pas pour autant écrivain et lu.
Ensuite, le choix des éditeurs, pas toujours facile car travailler ensemble est la clé. Donc si on ne s’entend pas avec son éditeur mieux vaut tourner vite les talons.
Ensuite, le rappel des bases d’une édition classique. Un contrat sera signé par les deux parties. Dans la plupart des cas, l’éditeur peut choisir de revenir sur un contrat pour des causes diverses, relecture ne donnant pas l’effet escompté, texte pouvant être préjudiciable. J’avais parlé dernièrement du danger de certains à vouloir régler leurs comptes sur la voie publique par le biais d’écrit sous la forme autobiographique d’un journal sans pseudo.  Ce sont des choses qui ne se font pas et qui peuvent s’avérer nuisible à une maison d’édition qui refusera souvent après relecture de publier. Un livre, je le redis, est fait pour donner du plaisir et non pour déclamer qu’untel fut un salaud ! Un conseil à tous, si vous voulez faire passer un message, faites-le dans ce cas à l’humour ou sous forme de fiction.
Ensuite la partie la plus éprouvante pour moi reste la finalisation et je reste perplexe lorsque, discutant avec certains auteurs, ces derniers me disent que la relecture d’un BAT est inutile. Même le meilleur en orthographe n’est ni à l’abri d’une coquille ou d’un mot mal écrit, surtout à l’ère des correcteurs automatiques sur PC ou tablettes. Il est donc nécessaire de bien tout reprendre, à plusieurs car seuls, on n’est rien ou si peu. Dans une maison d’édition, c’est encore pire car tout se doit d’être passé au crible ! Là encore, dans une maison d’édition à compte d’êditeur, c’est un travail de Titan. J’ai la chance d’avoir là dessus de solides partenaires.

Au final, quand  » le bébé » s’envole, il n’y a pas de plus grand bonheur que de se dire, on a réussi, on est allé jusqu’au bout ! Notre livre peut alors pousser son premier cri … Et s’il n’est pas aimé et bien tans pis, l’important est d’avoir enfanté des mots.

4 Commentaires à “ Le parcours d’un manuscrit ” »

  1. Jenny dit :

    Trop bel article et tellement vrai !!!

  2. anneju dit :

    A force de fréquenter des auteurs, je connais bien maintenant le chemin de croix pour se faire éditer. Je tiens à dire chapeau à ceux qui se lancent dans l’auto-édition, car c’est un sacré challenge.
    En tout cas, toi, je te suis et je ne te lâche pas ;-)

  3. Nathalie dit :

    MERCI pour cette belle réflexion. Constat réel.

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