( 10 avril, 2016 )

L’art de la chronique

Aujourd’hui, tout le monde se dit chroniqueur comme tout le monde se dit écrivain, c’est devenu à la mode, dans l’air du temps. Assoiffée de lecture, lisant en moyenne trois livres par semaine malgré mon travail, je vogue souvent sur les blogs ou sites de chroniqueurs divers. Il y a bien sûr celles à qui on s’attache, clin d’œil à Anne-Ju et à ses mordus, ceux que l’on regarde sans s’arrêter, la liste est longue et ceux qui laissent perplexes. Dernièrement, j’étais en contact avec l’un d’eux qui voulait me proposer une chronique. Première condition, envoyer un livre papier. Je veux bien mais je paie mes livres, mais avoir un avis en vaut la peine. Secondo, le type en question m’explique avec verve qu’il est capable de chroniquer un livre en ne lisant que trois pages. Celle du début, une au hasard et les deux dernières de la fin. Euh, comment dire ? Il eusse fallu que j’envoie à ce parfait inconnu, dont le nom n’est même pas reconnu, un livre pour qu’il ne lise que trois petites pages ?
Pas pour moi ! Je l’ai déjà maintes fois expliqué. Je ne recherche pas la gloire même si un chèque de DA à cinq zéros me soulagerait bien la vie. Je préfère être lue par mes pairs, par ceux qui ressentent les mêmes choses que moi, non parce que la critique me pose souci mais simplement parce que je m’en moque. Je déteste ces personnes qui flattent certains auteurs jusqu’à l’extrême. On se croirait au temps de Louis XIV.

Définitivement, je sais que je ne rentrerai jamais dans ce moule de lèche culs, jamais je n’accepterai de dire que j’aime un style d’écriture alors qu’il me fait vomir. Lorsque j’aime, je le dis, lorsque je déteste, je le dis aussi. C’est comme pour les gens. On ne me fera pas dire ce que je ne veux pas dire et peu importe, je sais que je ne peux aimer tout le monde et pour les livres, c’est pareil. On ne peut aimer qu’un livre qui nous parle …

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