( 22 avril, 2016 )

Le pouvoir de tout recommencer

Notre société nocive nous véhicule des énergies bloquant souvent notre libre-arbitre ou notre créativité. Il me semble important de prendre conscience que nous possédons tous un pouvoir unique, bien plus puissant que celui de l’argent, le pouvoir de dire « non », de stopper et de tout recommencer. Ce n’est pas une chose simple car englués dans notre quotidien, dans notre petite routine, nous n’avons aucune envie de nous remettre en questions préférant tendre une oreille distraite aux conversations. Je sature d’entendre les gens dire que tout va mal, que le monde était plus facile avant. L’homme à la fâcheuse tendance d’oublier ce qui furent les génocides, les guerres, les difficultés liées à l’absence de soins médicaux, l’occupation, l’esclavage et j’en passe. Je ne dis pas que la société va bien, non, il y a beaucoup de choses à changer mais quelle personne non corrompue par le système pourra brandir le flambeau, je n’en vois aucune. Alors plutôt que bougonner, il faut cesser de se plaindre et un peu se bouger, au moins à son niveau. Quand on n’est pas satisfait d’une chose et bien on fait tout pour la changer même si c’est difficile, même si c’est une grosse souffrance. Parfois, il faut trancher dans le vif, prendre comme je l’ai déjà expliqué sur ce blog, le taureau par les cornes, attraper une éponge et oser effacer tous les mots écrits sur le tableau noir de notre vie. Il faut oser prendre le pouvoir, notre pouvoir, le seul qui n’appartient qu’à nous, celui de tout recommencer.

( 21 avril, 2016 )

Les mots qui emportent

Hier, j’ai lu un livre dont les mots m’ont emportée, un peu comme si chaque phrase se faisait l’écho de certaines de mes pensées. C’est une sensation étrange dans notre société où nous baignons jusqu’au cou dans l’écrit, où chacun va de sa plume, de son idée sans même parfois se relire. Je suis stupéfaite de constater à quel point nombreux sont ceux qui pensent que parce qu’ils ont noirci une page de papier, cette dernière sera publiable voire vendable. Encore plus triste de voir le type d’ouvrages qui marchent. Je viens de débuter un roman, plébiscité sur les groupes, vendu en masse et je suis perplexe. L’histoire est gentillette mais je ne ressens ni émotion ni emportement. Pire, je me heurte à un vocabulaire vulgaire récurrent dans ce livre. Autant un mot grossier de temps à autre ne me gène pas mais là, cela fait roman de gare. Je ne comprends pas les goûts d’aujourd’hui. Plus personne n’aime être emporté ?

Cela m’attriste de lire tant d’auteurs aigris sur les réseaux sociaux s’en prenant à leur maison d’édition ou à la société. Aucun d’eux ne pose sa réflexion en s’interrogeant : ai-je assez travaillé mon texte ? Suis-je allé au bout de mon analyse ? Ce manuscrit possède-t-il assez de force ?
Certes, les livres pullulent à tous les coins de rue et sauf si on est comme moi, habituée à dévorer plusieurs ouvrages par semaine, quelle chance un petit auteur a-t-il de vendre un livre ? Je pense souvent à une personne que je fus amenée à côtoyer, convaincu d’avoir écrit un best seller d’un journal d’un style un peu particulier. Je n’ai lu que les premières pages qui m’ont vite donnée la nausée. Un bon livre pour moi n’est pas un livre négatif qui détruit, qui répugne, un livre plein de haine, un livre juste destiné à faire du mal ( pour se faire du bien à lui ? J’en doute même ) mais un livre dont les mots emportent comme si lors de cette rencontre, entre le livre et moi, nous faisions l’amour jusqu’à l’extase, le temps de quelques pages.

( 20 avril, 2016 )

La satisfaction du mot fin

Pas toujours facile de quitter un manuscrit, de se dire qu’il est terminé
Soulagement lorsque l’on pose le dernier mot lors d’un travail de réécriture difficile.
Satisfaction de se dire que l’on a réussi dans un temps alloué par l’éditrice à clôturer le bébé.
Apaisement après avoir vécu plus de quatre jours sans sortir le nez de cette histoire.
Contentement car au final, ce n’est pas si mauvais.
Autosatisfaction car si on ne d’applaudit pas soi-même alors qui le fera à notre place ?
Créativité , quand les mots coulent, c’est qu’ils doivent être écrits.
Tristesse de quitter ainsi ses personnages, leurs aventures
Vide aussi voire solitude
Le mot fin est mis .
Vacances ? Vous avez dit vacances ? Et bien, oui, elles vont pouvoir commencer …

( 19 avril, 2016 )

Écrire pour faire réagir

Les mots sont à mon avis la pire des armes qui existe. Ils peuvent mettre à terre juste avec quelques lettres accolées. On oublie trop souvent l’impact d’une simple phrase. Je manie la plume depuis toujours, peut-être est-ce pour cette raison que je suis plus sensible que d’autres au pouvoir des mots. Pour moi, rien ne doit être dit ou écrit à la légère. Chaque mot porte en lui le poids d’une émotion ou d’un choix. Je frémis encore de l’insouciance de certaines personnes n’hésitant pas à malmener des écrits ou à dévoilant des secrets sur la place publique. Offrir des mots à une personne, c’est un peu offrir un petit coin de son âme. Je suis certaine que mes amis écrivains qui me suivent seront de cet avis. Et un tel cadeau se mérite, se respecte et surtout ne se dénigre pas. Il nous arrive pourtant à tous, sous l’effet de la colère, de réagir avec violence, de coucher des mots que l’on regrette ensuite. Le drame avec l’écrit est qu’il ne peut s’effacer et que même les excuses les plus sincères sont parfois inutiles. Pourtant, chacun devrait prendre conscience qu’écrire reste notre plus grande liberté et que si par malheur, notre plume glisse avec un peu trop d’agressivité, peut-être n’est-ce pas contre nous qui lisons que ces mots sont destinés mais simplement contre notre propre culpabilité d’avoir un jour oublier d’écrire ces mots nous empêchant de réagir.

( 18 avril, 2016 )

Tourner la page et fermer le livre.

Parfois il est nécessaire de se poser, de faire un bilan. Si vous êtes comme moi, fidèle à vos promesses, à vos engagements, renoncer à l’un d’eux n’est pas toujours chose facile. Dernièrement, je me suis heurtée au temps, prise de conscience terrible, découvrir que les jours pouvaient m’être comptés, stoppés, d’un coup, sans prévenir. Bien sûr, je le savais, comme vous, mais en prendre conscience  est différent. J’ai donc décidé de lister mes priorités de vie, mes rêves, mes choix futurs. La confiance que j’ai pu offrir à certaines personnes à une période de ma vie est-elle toujours d’actualité ? Les encagements que j’ai pu prendre ? Les choix que j’ai pu faire ? Certaines amies me semblent des étrangères alors que d’autres sont presque des moitiés.

Il faut être deux pour continuer et une promesse ne peut fonctionner à sens unique. Je suis fidèle en sentiment, en choix de vie mais n’est-ce pas aussi une stupidité d’attendre sans jamais recevoir en retour ? La vie est comme une grosse figue bien mûre qu’il faut croquer à pleines dents parce que c’est bon, parce que cela fait du bien, parce que le plaisir, c’est magique.
Comme tout écrivain, je ne vis pas sans difficulté, une page tournée, un chapitre qui se ferme. On espère toujours que le livre restera éternellement ouvert, permettant de l’enrichir avec franchise et honnêteté. Parfois, l’attente est trop longue, l’inspiration tarde. C’est une question de survie de stopper plutôt que de persister à s’enliser. Il aurait suffi pourtant de presque rien pour qu’une nouvelle page s’écrive mais tout se trouve dans ce presque rien.
Parfois il faut renoncer. C’est ce que Je décide de faire avec ma dystopie. Un défi raté que je n’arrive pas à réaliser. J’ai beau tenter, la tourner dans tous les sens. C’est un échec. Je ne suis simplement pas faite pour ce style. Dommage ! L’écrire m’amusait. Et tans pis, j’ai eu le mérite d’essayer et certaines idées me seront très utiles pour mon troisième manuscrit de Carla.

Je n’aime pas l’échec et effacer mes chapitres écrits s’avère douloureux mais m’obstiner, croire en une possible réussite alors que je ne fais que du sur place, que je suis coincée dans une ruelle sans fin,  m’empêche de savourer mon présent, me coupe de nouvelles idées. Je me devais de faire un choix, même si ce n’est pas le bon. Comme le chantait  JJG  » Il suffira d’un signe … ». Si l’inspiration revient, rien n’est jamais définitif, si le livre ne doit pas se fermer, un signe se dessinera. J’espère juste ne pas le rater.

( 17 avril, 2016 )

Toujours vivante, et oui, cela t’ennuie ?

Régulièrement je crache ma haine envers les parasites de ce monde. Toujours vivante, toujours debout. Cela en « emmerde » quelques uns et cela me réjouit ! Et oui, passée non loin de la boîte en chêne, je suis toujours là, me relève, plus forte, plus dure peut-être aussi. Je crache sur ces donneurs de morale, ces jeunes cons qui n’ont pas vécu et jugent, critiquent ou détruisent les autres. Je vomis sur cette société en décadence, sur ces faiseurs de rêves qui nous bouffent la vie. Je hurle et tel un artiste, je prends mon chapeau et d’un mouvement souple, le lance loin de tous ces imbéciles qui n’ont rien compris, qui chialent sur leur misérable vie et qui ont l’audace de venir me faire « chier ». Quand on vient de frôler la mort, on réalise vraiment que la vie, putain, c’est une super belle chose ! On voudrait pouvoir se réconcilier avec tous ceux que l’on a rayé de nos vies depuis des années, leur dire juste que l’on est désolés, que nos broutilles n’en valaient pas la peine et qu’il a fallu cela pour comprendre que l’on avait grandi. On voudrait pouvoir prendre de grandes toiles blanches et dessiner de l’amour jusqu’à ne plus avoir de peinture. On voudrait surtout supprimer les parasites de nos vies, ces donneurs de leçons. Car au final, toi qui critiques ma vie, je te l’offre pour quarante-huit heures. Tu vas vite me la rendre crois-moi. Toujours debout, toujours vivante, avec une nouvelle force plus grande, celle de ne plus jamais courber l’épaule, celle de ne plus attendre ce qui ne viendra jamais, celle simplement de vivre pleinement.

( 16 avril, 2016 )

Citation du jour

« Et si rien n’existait et que nous étions tous dans le rêve de quelqu’un. » Woody Allen
Magnifique citation. Bien triste celui ou celle qui n’a fait rêver personne, qui, souvent trop égoïste, n’a pas su se laisser aller à ouvrir son coeur. Encore plus triste celui qui n’a pas aimé, qui n’a pas su aimer ou qui n’a pas voulu aimer. Je n’ai rien à ajouter de plus espérant danser dans le rêve de quelqu’un …

( 15 avril, 2016 )

les amis, vous …

Que serions-nous sans nos fidèles amis que ce soit ceux qui vont toquer à notre porte ou ceux qui vont nous faire un coucou sur les réseaux virtuels ? Leur point commun ? On reconnaît ceux qui sont là pour nous à juste ces petits signes, ils accourent pour nous soutenir sans savoir pourquoi, sans poser de questions juste pour nous dire qu’ils sont là.

Merci ! Vous avez été si nombreux à me soutenir depuis mardi que je suis encore émue de tant d’attention, moi qui suis si peu démonstrative, sachez que je vous aime.

Longtemps j’ai cru que la valeur d’une amitié rimait avec sa longévité et bien aujourd’hui, je dirai que les amis sont ceux qui sont là, qui le seront toujours quoiqu’ils arrivent, ceux qui ont le bon mot ( et non le petit pic ! J’en ai eu croyez-moi hier !) ceux qui passent pour tendre la main avec gentillesse. Je suis heureuse d’avoir des personnes sur qui compter, des personnes qui se soucient de moi, qui n’ont pas peur de me dire qu’ils m’aiment, que je leur manquerais si un malheur m’arrivait.

Merci à la vie de m’avoir montré cette voie. Je pense que rien n’est un hasard. Je devais vivre cette expérience qui s’inscrit encore dans une de mes logiques de vie. C’est bien. Je ne regrette pas même si je n’avais pas ressenti une telle peur depuis le jour où j’ai appris que mon fils avait un cancer. Je me dis que putain, cette vie en vaut vraiment la peine ! Et au lieu de voir les gens se tirer dans les pattes avec souvent une hypocrite jalousie dégoulinante, la paix serait bien meilleure pour tous alors un petit effort. On ne peut aimer tout le monde et même ceux que l’on a un jour aimés, on peut simplement les respecter. Mais pas de guerre, pas de haine.
Je lisais dernièrement sur FB des posts où les gens co signent des messages tels que « je dois m’aimer égoïstement ». »moi seule compte » etc
Ces personnes n’ont rien compris. Il y a une différence entre être faible, se faire manipuler mais se recentrer sur soi est pour moi une ineptie.
C’est par les autres que l’on existe, pour les autres ! car la vie c’est Aimer, partager et aider. Se regarder le nombril, s’apitoyer ne sert qu’à alimenter son mal être ( j’en sais quelque chose ayant été durant 72 h clouée par la peur du verdict )
Alors mes amis faisons une ronde comme lorsque nous étions enfants et promettons nous de ne pas nous lâcher la main le plus longtemps possible tant que cela nous fera du bien, que cela nous permettra de nous passer cette merveilleuse énergie positive que j’ai ressentie mercredi du fond de mon âme. En tous les cas, encore merci !

( 14 avril, 2016 )

Renaître

La peur était une tenaille est là. Elle m’avait prise sournoisement telle une traîtresse.
Les livres nous parlent souvent de ces cinq secondes avant de mourir où l’on voit notre vie défiler. Et bien, j’ai vécu la même chose sans être morte, ces quarante-huit heures où le passé s’est dessiné, où chaque instant oublié s’est écrit de nouveau, me donnant claques sur claques, où le temps n’était plus rien sauf une incertitude. Je reviens presque d’outre-tombe avec une seule certitude aujourd’hui, j’ai un long vécu fait de bonheur et de larmes, mais contrairement à beaucoup, j’ai cette chance immense, j’ai aimé passionnément, j’ai eu des amis fantastiques, des moins bons, mais toujours je me suis relevée et aujourd’hui, je suis encore passée à côté de la faucheuse alors je le crie, je le hurle : je suis heureuse et que c’est beau la vie !!!!

( 13 avril, 2016 )

Le verdict

Certains jours, nous serions prêt à tout pour connaitre la vérité, celle que l’on attend depuis longtemps, celle que l’on suppose mais dont on n’a aucune certitude. Mais lorsque le verdict tombe, tel un couperet, c’est comme si soudain l’univers s’effondrait. On n’arrive plus à penser, à comprendre pire on n’arrive plus à se projeter dans un avenir où la porte est définitivement et hermétiquement close. La peur est là, sournoise, dans l’ombre. On sait d’avance que nous aurons des jours avec, ceux où le soleil continuera de briller et ceux où les minutes seront des heures, lourdes si lourdes à porter. Quelque soit ce verdict, il a juste le mérite « d’être « , de marquer un commencement ou simplement une porte qui se ferme.
Mon verdict d’aujourd’hui : une nouvelle histoire s’écrit. Ces dernières quatre huit heures m’ont poussée à réfléchir.
J’ai eu de la chance et même si j’ai conscience que ce n’est qu’un sursis, je vais tâcher de m’employer à vivre ce temps qui me reste le mieux possible car comme dirait quelqu’un que je connais, j’ai eu chaud ! Vive la vie !!!!!

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