( 26 juin, 2016 )

Peut-on oublier ceux que l’on a un jour aimé ?

Hommes, femmes, mentors, je pense qu’inconsciemment on n’oublie jamais ceux que l’on a aimés. Qui n’a pas adoré ou admiré un jour un prof n’hésitant pas à bosser jusqu’à la fatigue une matière rébarbative pour entrevoir un sourire sur ses lèvres ? Je me souviens avec nostalgie de Monsieur B, mon prof de math pour qui j’ai obtenu un 19/20 en math en troisième, moi qui détestais cette matière ! Je n’étais pas la seule et que de bons résultats avait cet enseignant pourtant un vrai despote côté pédagogie. Mais voilà, il avait un charme bien à lui, un charisme …
Une fois encore je vais peut-être me fourvoyer dans un discours sexiste, mais je constate que les femmes gardent plus longtemps ces émotions en leurs seins. Un ami me disait que c’était lié à la survie de l’humanité et donc à la reproduction.
Peu importe ! Je pense que chaque individu est différent. Il y aura ceux qui ne cesseront de vivre dans le passé, fantasmant sur celle qu’ils ont perdue, sur la photo jaunie relatant une vie heureuse, en apparence. Il y aura ceux à l’inverse qui détruiront les lettres, les souvenirs pour avoir l’impression de pouvoir rayer l’autre de leur vie.
J’ai tendance à penser que rien n’est plus sage que le juste milieu. Un vrai amour ne s’oublie pas ( ce qui ne veut pas dire que l’on aime toujours) et il est hypocrite de dire que l’on a tout oublié. Une passion laisse des traces que ce soit au travers d’une chanson, celle du premier slow, d’un spectacle, d’un film ou d’un livre. Une personne qui sort d’une vie sans laisser même une fine poudre de souvenirs, c’est bien triste. C’est un peu comme si elle n’avait pas existé. On existe si ceux qui nous ont un jour aimés pensent, de temps à autre,  à nous, avec un petit sourire, sans animosité, sans rancoeur. Faisons en sorte de ne jamais être totalement oublié sinon à quoi nous servirait d’avoir vécu ?

2 Commentaires à “ Peut-on oublier ceux que l’on a un jour aimé ? ” »

  1. Etienne Renaudon dit "Tienou" dit :

    Tu ne sombre pas dans l’élan sexiste, non !
    Peut-être n’as-tu pas assez le sentiment que l’homme existe, même dans ses reclus, ses silences.
    Il faut dire qu’on nous a bien trop souvent habitué à nous taire quand notre esprit se met à vibrer. Et nos larmes, certaines de nos joies ne sont pas pour plaire à un public beaucoup trop civilisé ;-)

  2. odile dit :

    les personnes que l’on a aimées et qui ne sont plus là sont au fond de notre mémoire, elles resurgissent parfois sans que l’on s’y attendent, une phrase, une couleur, une odeur, une musique et voilà que les yeux se voilent! Lorsque la paix est revenue après la douleur de les avoir perdues, le souvenir est alors bon et bienvenu et nous permet de sourire à son évocation.

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