( 28 juin, 2016 )

La stigmatisation des jeunes de banlieue.

Outrée lors de ma sortie scolaire sur la plage de Trouville de constater le mépris de certains locaux pour nos élèves de banlieue comme si ces derniers venaient d’un monde à part. Serions-nous des extra terrestres parce que nous ne sommes pas des nantis, nés avec une cuillère dorée dans la bouche ? Certains gamins se sont vus insultés par des adultes, d’un âge pourtant qui ne devrait prodiguer que respect et tolérance. Regrettable rencontre qui met un peu de grisaille dans une sortie bien agréable. Comment l’être humain peut-il s’avérer aussi vil ? Aussi dénué de sentiment ? Réduisant un enfant à juste une chose, « un morceau de banlieue ».
Comme est venu me dire un élève : » Qu’est-ce qu’ils ont de plus que nous ? ». Les mots qui me brûlaient la langue étaient juste « Une belle couche de connerie! »
Honte à ces individus qui se croient supérieurs parce qu’ils résident dans de belles maisons en bord de mer. Bien triste et misérable au final leur vie pour s’en prendre juste à des gosses ! Comme quoi l’argent, cela ne rend pas le coeur des gens très joli ! Je suis de banlieue et fière d’y enseigner. J’ai certainement quelque chose que ces personnes n’ont pas un respect de tous les hommes sur cette terre, quoique je n’en ai plus pour ce type de personnes bien « petites », des mythos en puissance, convaincues que nos jeunes allaient leur voler, quoi ? leur ville !!!!!

1 Commentaire à “ La stigmatisation des jeunes de banlieue. ” »

  1. Etienne Renaudon dit "Tienou" dit :

    Mon cœur pleure, je saigne à l’intérieur quand je vois ou apprends que pareilles choses se produisent.
    L’homme est un homme et tous les hommes sont sensés être voués au même sort : la bienveillance et le soutien de ses semblables. Il n’en est rien, hélas ! certains ont découvert le feu et se plaignent que cela brûle…
    Enfant, j’étais, tu le sais, du même coin de ce proche capitale. C’est quand je me retrouvais hors ville que j’étais conspué. Point parce que j’étais riche ou pauvre, blanc ou noir, non. J’étais censé considérer les gens des campagnes comme des moins que rien, des sans savoirs… Ill n’en était rien bien sûr, j’étais et donc innocent.
    C’est cela qu’il fut retenir, les enfants, d’où qu’ils soient sont innocents !

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