( 15 septembre, 2016 )

Imaginaire et réalité

Écrire un livre, c’est juste poser des mots sur un papier. Je l’ai déjà dit, je n’aime pas les autobiographies que je trouve trop narcissiques en dehors de celles qui apportent un petit plus à notre vie. Nul ne s’y trompe, peu de lecteurs les achètent en dehors des ragots croustillants de nos hommes politiques. Pourtant, pour encore de trop nombreuses personnes, un manuscrit ne peut être que du vécu. Je ne peux m’empêcher de faire des bonds dignes d’un kangourou lorsque je lis ce type d’inepties. Les préjugés ont la vie dure. Cela me ramène à une époque lointaine, il y a cinq ans où j’avais écrit pour m’amuser une nouvelle complètement délirante, faite juste de mots chantants ( en vers). Bien sûr, cette histoire satirique partait sur un fait vécu, un clash du à une femme jalouse et perverse que sous ma plume, j’ai transfigurée sous forme de délires littéraires et fantasmes imaginaires. Je débutais et ces écrits ne furent lus que par un comité restreint, « amical, je le pensais », le respect du bien d’autrui fut sacrément négligé et d’autres âmes malintentionnées l’ont eu entre les mains. Peu m’importe, ce n’était qu’un brouillon, peu travaillé, bâclé et mal écrit.
Seulement voilà, l’homme a bien du mal à faire fonctionner son cerveau et cette nouvelle imaginaire s’est transformée pour certains en une pure réalité. J’y avais glissé ( j’en ris encore !) une savoureuse scène érotique qui prenait racine dans un endroit peuplé de grosses araignées. Étant arachophobe, il était évident pour les personnes qui me connaissaient bien que je n’aurais pu avoir un orgasme délirant avec une veuve noire montant sur ma jambe ! Et pourtant, des années après, on m’en parle encore comme s’il s’agissait de mon fantasme le plus secret, voire de ma liaison la plus torride.
Sachez, chers lecteurs, que lorsque l’on aime écrire, ce n’est pas pour raconter notre vie qui, elle, est insignifiante, mais simplement pour justement plonger dans le monde de l’imaginaire. Je n’aurais jamais d’ailes pour voler, mais ce n’est pas pour autant que j’empêche mes mots de s’envoler. Lisez, pour le plaisir, mais ne chercher surtout pas à interpréter mes mots ou faire un lien avec la réalité. Quant à vous, les petites plumes, videz-vous de vos maux, ne soyez pas une marionnette. Un jour, j’y ai cru, si fort, que je m’y suis perdue. Aujourd’hui, je ne crois plus que dans les actes réels.  Bonne journée à tous.

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