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( 22 novembre, 2016 )

Si je te disais

Ah, la politique ! Toi qui me lis, j’ai envie de t’attraper par le bras, aujourd’hui, te dire « prends cinq minutes, pose-toi et écoute. » Si je te disais tout ce que je pense, mes mots s’entrechoqueraient, se mélangeraient. Les gens sont obnubilés par les primaires de la Droite ou les futures élections comme si ce vote, bien illusoire allait tout changer. Je ne fais pas de politique, tu peux me qualifier de stupide, mais franchement entre les candidats dignes de reliques, les autres avec leurs casseroles, tu veux vraiment que j’allume ma télé pour les écouter pavoiser ?
Si je te disais plutôt que les gens ont peur de l’avenir, qu’ils n’ont plus confiance, est-ce que cela te parlerait ? Qu’ils voudraient que cesse la violence et la haine, qu’ils puissent vivre sereinement sans avoir à pleurer chaque fin de mois. Si je te disais que tous ces vieux débris qui veulent le pouvoir aujourd’hui sont quelque part responsables pour avoir désiré le pouvoir à n’importe quel prix, laissant envahir notre agriculture de pesticides, nos laboratoires de génériques parfois dangereux.
Si je te disais que les réformes qui se succèdent, montrent bien l’incompétence. Changer à tout prix pour montrer que l’on est le plus fort. Regarde cette réforme de l’école, ce mercredi matin qui fatigue les enfants les conduisant à un échec de plus en plus évident.
Si je te parlais, j’aurais tant à te dire, tellement de choses à te raconter qu’au final, tu ne pourrais plus dormir tranquille. Alors, ne t’inquiète pas, je vais juste me taire, une fois de plus et seuls ces quelques mots garderont une trace de ce présent où il faudrait une vraie prise de conscience collective pour s’en sortir …

( 21 novembre, 2016 )

Série coup de coeur

J’aime bien de temps à autre sortir de mon cocon enseignante-auteure et me vider l’esprit devant des séries tout en corrigeant mes copies. « Le village français » est une sympathique découverte. C’est une série télévisée française qui n’a rien à envier à ses consoeurs américaines. Cette série a pour but de retracer la chronologie de l’occupation allemande dans une petite sous-préfecture fictive du Jura non loin de la ligne de démarcation, du point de vue de la population civile. Historiquement, c’est très fidèle et les personnages, leurs sentiments sont bien tendus. On s’aperçoit vite que l’ennemi n’est plus seulement l’allemand, mais les relations entre les hommes, les trahisons, sans oublier les histoires d’amour, d’adultères, de vie. Les acteurs sont excellents, en particulier les enfants. Enfin une série à montrer aux ados ( en troisième, c’est la période étudiée) où ils ne s’ennuieront pas ! Une découverte, au hasard, que je ne regrette absolument pas.

 

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( 20 novembre, 2016 )

Ouvrons nos portes.

Je t’ai ouvert ma porte

Un jour, je t’ai ouvert ma porte, celle de mes rêves, de mes mots, cette porte que je gardais close afin de me protéger, afin de ne pas trébucher, j’ai osé, un peu poussée, un peu forcée, mais je l’ai ouverte, et vous êtes entrés. Je vous croise quotidiennement pour certains, échangeant ces quelques phrases qui mettent du baume au cœur, d’autres se faufilant dans l’ombre par peur de déranger et pourtant parfois ma route va vous heurter, autrement.

Il fut une époque où j’avais entrouvert ma porte afin de laisser tout le monde entrer, comme ma maman me l’avait appris, être toujours serviable et gentil. Toi, tu ne m’as pas laissé le choix, t’imposant comme une évidence, comme une réalité. Je t’ai accepté tel que tu étais, avec des défauts parfois difficiles à supporter, avec tes silences que je n’arrivais pas à déchiffrer, avec tes mots gommés, tes citations déguisées. J’étais jeune.  Et puis la roue a tourné, elle tourne toujours. J’ai claqué la porte, je l’ai fermée à double tour, retournant dans mon cocon douillet afin d’oublier.

Le temps a passé, si vite. Si je pense à toi aujourd’hui, c’est parce que ma porte n’est plus jamais fermée. J’ai survécu malgré tout, et vis avec des mots, danse avec des phrases, ris avec des sourires, chaque minute n’est plus qu’un arc-en-ciel de douceur.

La vie n’est pas toujours ce que nous avions dessiné, des rayures gâchent la peinture, des traits trop rapides dénaturent l’oeuvre, mais l’important n’est au fond que le résultat, cet éclat de lumière que l’on tient dans nos mains, si on le veut vraiment. Nous sommes les seuls à pouvoir faire nos choix.

Ne jamais renoncer, ne pas se retourner. Pour certains ce sera le grand amour, pour d’autres la réalisation d’un projet, pour moi, ce sera cette porte ouverte où vous vous faufilez régulièrement, pour laisser une trace, un signe, quelques lignes écrites juste pour dire bonjour ou merci, une porte ouverte vers ces petits bonheurs qui sont tellement plus beaux lorsque l’on n’est pas seul à les savourer.

Alors, amis lecteurs, n’hésitez plus à cogner à ma porte ou  à la pousser, et venez en toute simplicité prendre un thé ou un café, sans vous inquiéter. Que ce soit dans un mois, un an, elle ne sera jamais fermée et je vous attendrais. Promis, juré !

 

 

 

( 20 novembre, 2016 )

L’amour des livres

Ce n’est pas rien d’aimer les livres. Je les aime depuis toute petite, aussi loin que je m’en souvienne, j’étais une dévoreuse des « Alice » « Club des 5″ ou « Les malheurs de Sophie », puis je suis vite passée aux romans pour adultes pour finir par les grands classiques littéraires, Zola que j’ai adoré, Hugo, Sartre, pour finir par les grands philosophes, Kant, et la liste est longue. Jamais sans un livre, telle est ma devise. Il n’y a que sur mon lieu de travail où je m’en tiens éloignée, car entre mes élèves et un bon bouquin, le choix serait vite fait ! Aussi loin que je me souvienne, mes plus beaux cadeaux furent presque toujours des livres, en dehors de mon iPad pro pour mon dernier anniversaire et de ma Kobo il y a deux ans. Un livre, c’est bien plus que du papier, bien plus qu’un simple texte, c’est un endroit où on s’installe pour y rester jusqu’à la dernière page, si le livre est bon, où on se sent bien, avec qui on oublie ses soucis. Je suis attristée de voir souvent la nouvelle génération délaisser les livres au profit des jeux vidéos. Ne tenter pas de m’expliquer le bonheur de cliquer derrière un écran, j’ai essayé, mon coeur ne s’est pas accéléré, tandis qu’un livre … En clair, si vous ne savez pas quoi m’offrir pour Noël, n’hésitez pas ! Avec un livre, vous ne pourrez pas vous tromper ! :)

( 19 novembre, 2016 )

Se soigner autrement, la magnétothérapie.

Qui n’a pas un jour souffert des douleurs musculaires, de muscles tendus ?
La médecine traditionnelle nous prescrit des anti-inflammatoires, voire bien pires, ayant souvent pour résultante de nous bousiller l’estomac. Mais on n’a guère le choix que d’obéir. J’ai découvert par hasard, la magnétothérapie, et j’en reste scotchée.
C’est bien évidemment une technique très controversée, qui est réfutée par de nombreux toubibs ( cela vous étonne ?)
Il est bon de savoir tout de même que « cette science » se pratiquait déjà dans la Grèce antique et fut prodiguée tout au long des siècles.
Késako allez-vous me dire ?
Je vais vous narrer mon expérience. Depuis Septembre, je souffrais d’une violente douleur au bras gauche m’empêchant de fermer la main, me faisant grimacer de douleur régulièrement. J’ai usé voire abusé de l’Advil et du Doliprane jusqu’à il y a quelques jours, où mon médecin me propose de tester cette méthode, fort simple, l’application de gros aimants sur la zone à soigner. J’ai ressenti quelques picotements, une sensation étrange. Je suis sortie du cabinet, perplexe, mais vu que je laisse toujours le bénéfice du doute, pourquoi pas ?
Le lendemain matin, je pouvais plier ma main, attraper un objet et toute douleur avait disparu de plus de 80% et n’est pas revenue depuis.
Que l’on puisse y croire ou non, le résultat est là. Une technique simple, sans douleur et bien moins coûteuse à la sécu, mais là est certainement le problème. Que deviendraient les labos fabriquant des médicaments anti douleurs si on utilisait régulièrement ces méthodes ?

( 18 novembre, 2016 )

Dire merci …

N’avez-vous pas remarqué que l’homme a la fâcheuse tendance à toujours critiquer ? À se sentir agresser au moindre propos ? Il aura beau passé une journée merveilleuse, au final, il terminera par une remarque acide. C’est une réalité que l’on ne peut nier, le monde s’englue dans le négativisme, et il serait temps de le secouer. La vie est ce que l’on en fait. Viser la Lune de manière irréaliste ne peut qu’apporter des désillusions, tandis que se contenter de vivre simplement en regardant autour de soi, apportera un peu de bonheur. Il faut respirer chaque bouffée d’oxygène comme si nous recevions un merveilleux cadeau.
N’ayons surtout pas peur de dire merci, ces mots qui écorchent souvent les lèvres au point de rester coincés. Je fais partie des imbéciles, m’a-t-on dit un jour, qui remercie trop. Y a-t-il vraiment un trop ? Passer un bon moment avec des amis ou avec un membre de sa famille, puis dire merci, n’est-ce pas un geste positif dont nous avons tous besoin. Une main tendue, inattendue, ne vaut-elle pas ce petit mot de cinq lettres ?
J’apprends à mes élèves, et croyez-moi, ce n’est pas simple, à être reconnaissant, cette nouvelle génération a tendance à penser que tout lui est du. Lui faire découvrir qu’un « merci » partagé offre une ouverture positive me semble important.
Alors, osons dire ce petit merci, diffusons-le autant qu’un sourire, il peut rapporter gros.
Quant à moi, je dirai merci à tous ceux qui sont là dans l’ombre à me soutenir chaque jour, à la vie pour chaque rire d’enfants, pour chaque sourire échangé, pour chaque instant partagé.
Croyez-moi, dire merci n’est pas un signe de faiblesse, au contraire, c’est simplement un geste de reconnaissance envers ce qu’un jour la vie nous a apporté.
À nous de savoir dire ces mots qui sont souvent si difficiles  » merci, pardonne-moi, je suis désolée, je t’aime … »

À vous qui passez, merci …

( 17 novembre, 2016 )

Lorsque les mots ne veulent rien dire

Il y a des jours, comme il en existe tant, des jours ordinaires, des jours « sans » où nos mots ne veulent rien dire. Ce sont ces moments où le besoin de solitude est tel que parler nous coûte. Signe du Cancer, comme tout crabe, j’aime la solitude, ces instants volés où je m’envole, ces minutes que j’étire pour les vivre pleinement. J’ai mes phases de sociabilité et celles à l’inverse où je fuis les autres. C’est ainsi depuis toujours et ceux qui me côtoient, qui m’aiment m’acceptent telle que je suis.
Ce seront des jours où je ne répondrai que d’un signe de tête ou pire, je croiserai une personne sans la voir parce que je ne serai pas vraiment là, ce seront des jours où le matériel, l’argent me laisseront totalement indifférents, des jours où la réalité ne m’effleurera même pas, des jours heureux au final.
Cela fait du bien le silence des mots.
Nous en usons tellement dans notre vie courante, surtout moi qui suis enseignante, jusqu’à ne plus avoir de salive parfois. Des mots pourtant presque toujours identiques, des mots destinés à rester dans un moule de sociabilité, dans un confort douillet.
Ce seront les « Comment ça va ? » Auxquels nous répondons inexorablement  » Bien, et toi ? »
Mots insipides, mots qui ne veulent rien dire, car nous n’allons pas spécialement bien, mais qui cela intéresse-a-t-il ? Nous vivons aujourd’hui dans une bulle afin de nous protéger du regard des autres, de leurs pensées négatives ou simplement afin de nous préserver. Nous sommes tellement habitués aux contacts rapides sur les réseaux sociaux que nous ne pouvons plus aligner une conversation sans saturer.
Dans les moments « avec », je suis une inconditionnelle bavarde aimant les joutes philosophiques, les échanges, pouvant écouter les autres avec plaisir.
J’aime que les mots aient un sens, qu’ils vivent, qu’ils dansent, qu’ils m’emmènent ailleurs. J’aimerais que les mots puissent toujours vouloir dire quelque chose, même si parfois ce sont juste des mots qui ne sont pas dits, des mots que la nuit a écrits, des mots que le souffle d’une plume a tout simplement tracé relle une caresse.

( 16 novembre, 2016 )

Envie de vous dife quelques mots, instant poétique

Certains jours, ma plume s’active toute seule comme si elle vivait sans moi, peut-être est-ce le cas ? Je la sens qui veut parler, à grands coups de pleins et déliés, tracer sur le papier des mots qui font vibrer, rire ou pleurer. Elle est très coquine, ma plume, elle écrit souvent en douce lorsque j’ai le dos tourné, elle dessine des courbes ressemblant à des coeurs d’amour. Je me demande bien à qui elle peut bien les destiner. Par pudeur, je ne vais pas lui demander. D’autres jours, je sens qu’elle a le coeur gros, elle semble découragée par ce monde qui est fou, insensé. Mais cela ne dure jamais, de nouveau je la vois pétiller, sauter, s’exclamer afin défendre ses idées. Ma plume est taquine, elle s’aventure parfois dans des débats insensés, dans des échanges passionnés, mais elle garde toujours son authenticité.
Ce soir, ma plume est fatiguée, alors je vais la laisser se reposer, mais ne vous inquiétez pas, elle reviendra bien vite vous saluer.

( 15 novembre, 2016 )

Ces livres qui nous font du bien

Les éditions sortent tant de livres chaque mois que l’on ne sait pas où donner de la tête, pourtant il est bon de savoir que les plus grosses ventes concernent les livres qui rendent heureux. Le monde ne va pas trop bien, baigné d’une aura négative, et a besoin d’un peu de fraicheur. Dans cet état d’esprit, je ne saurais que trop recommander le livre L’esprit Papillon de Agnès Ledig et Jack Koch. Quelle magnifique découverte alliant une plume que j’adore et un dessinateur fabuleux, un livre que j’eusse aimer écrire ! J’y retrouve des phrases qui me sont chaudes au coeur :
« J’ai toujours été d’une grande sensibilité face au monde, et ce, dès l’enfance. Si cela implique de ressentir plus vite et plus fort, les coups durs, les injustices, la méchanceté, parce que le filtre de protection est plus ténu, l’hypersensibilité m’a aussi permis d’aller à la rencontre des autres en comprenant leurs émotions, en ressentant pour eux de l’empathie. »
Ceux qui me connaissent savent que j’aurais pu écrire ces mots. C’est donc avec un plaisir intense que j’ai plongé dans cet ouvrage qui fait du bien au coeur, qui met du baume sur l’âme, qui pousse à réfléchir, encore, car c’est important de toujours se remettre en question, de ne rien considérer comme acquis.
J’aime particulièrement « le salon de l’amitié » : « Un ami est celui qui me dit quand j’ai tord ou quand ce que je fais n’est pas bien. »
Trop de personnes refusent d’entendre, prenant une critique pour une insulte, alors qu’offrir une aide pouvant évoluer est si importante. L’accent est mis sur l’importance de ne pas toujours avoir à dire, car en amitié, le silence est parfois plus fort.
De merveilleux ouvrages de ce style existe,t, pour ne citer que « Mange, Prie, Aime » de Elisabeth Gilbert, un petit bijou, « Et puis Paulette … » tout bonnement savoureux, « Le jour où j’ai appris à vivre » de Laurent Gounelle, et tant d’autres. N’hésitez plus à craquer pour ces petits rectangles de bonheur, car que vous le vouliez ou non, ils vous feront un bien fou.

( 14 novembre, 2016 )

Ne jamais rien regretter

« Faut surtout jamais regretter. Même si ça fait mal c’est gagné. Tous ces moments, tous ces mêmes matins. » Jean-Jacques Goldman. Confidentiel.
Tout est dit dans ces quelques mots, le regret est un poison aussi violent que le remord, à fuir absolument. Je reste souvent bouche-bée en constatant le nombre de personnes regrettant leur passé et s’interdisant de vivre leur présent par peur de l’avenir. Bien sûr que l’on fait des choix, bien sûr que l’on fait parfois des bêtises qui nous coûtent ensuite un bras, mais une fois les faits gravés, il est bien inutile de continuer à larmoyer, rien ne va les effacer. Je pense que souvent les gens s’accrochent à des regrets du passé simplement parce que leur vie ne les satisfait pas. Ils ne vivent plus que dans une amère frustration. Déprimer, se lamenter ou ruminer ne rendra ni la vie d’avant ni n’effacera ce qui fut. Une vie ne peut se retrouver à l’identique, quoiqu’on fasse. Elle pourra se reconstruire, autrement, à condition de ne pas regretter ce qui fut. Quant à se dire que, parce que l’on s’est planté une fois ou plus, on va obligatoirement recommencer, c’est une ineptie. Nous avons les moyens d’analyser nos erreurs, à chacun d’avoir ce courage et surtout de cesser de mettre tout sur le dos de l’autre. La vie est le résultante de ce que nous en faisons.

Certaines casseroles résonnent avec force, mais n’est-ce pas pour nous livrer un message ? Écoutons au lieu d’entendre, osons au lieu de juste désirer, cessons de râler et de dire que tout va mal. La vie est bien moins pire à notre époque qu’elle ne le fut il y a moins d’un siècle. L’homme a la fâcheuse tendance d’oublier les leçons du passé pour se centrer sur son petit monde nombrilisme.
Vous qui me lisez bien au chaud, le frigidaire garni, des couvertures dans votre lit et un toit au dessus de vos têtes, relisez les livres de Claude Michelet, décrivant si bien la vie au siècle dernier, visionnez-vous des séries comme Holocauste ou le Village Français. Cessez surtout de vous plaindre, car ainsi l’énergie qui en sort sera négative, bloquera la créativité et la communication entre les personnes.
Choisissez surtout bien vos intimes, ceux qui ne sont pas juste intéressés, qui demanderont de vos nouvelles et ne parleront pas juste d’eux.
Et puis :
« Peut-être qu’on se retrouvera, peut-être que, peut-être pas, mais sache qu’ici bas, je suis là. Ça restera comme une lumière, qui me tiendra chaud dans mes hivers, un peu feu de toi qui s’éteint pas. »
Gardez à jamais cette lumière, ne l’éteignez pas …

 

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