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( 13 novembre, 2016 )

Comment se porte l’édition ?

Assistant à des débats parfois houleux sur le choix d’éditeurs peu connus, de grosses éditions ou d’éditions indépendantes, je me dis que personne ne se pose la vraie question, qu’est-ce que l’édition aujourd’hui ? Quel sera l’avenir du livre ?
Il faut faire cesser toutes ces masturbations intellectuelles et se pencher sur la réalité, celle du public, des lecteurs. Ces derniers se tournent-ils vers une édition ou vers un livre avec toute l’essence qu’il représente ?
Les médias ne cessent de nous alarmer que le livre va plutôt mal, que 5% de maisons d’édition ferment leurs portes chaque année. Est-ce une catastrophe ? Certaines ferments, d’autres naissent, une quinzaine en 2016. Et puis,les gros éditeurs, eux, misent sur leurs auteurs phares pour faire tourner la boutique ou rentrer de l’argent dans les caisses, donc le livre ne va pas si mal.

Les statistiques montrent surtout que le roman « classique » ou philosophique est en baisse de vente pour se trouver supplanter par « les livres qui font du bien » en hausse à 70% parce que notre monde va mal, parce que les gens n’arrivent plus à trouver seuls des solutions à leurs problèmes, les livres à caractères médicaux, les livres zens ou les coloriages d’art thérapie qui implosent les ventes, ceux qui offrent des pensées positives. Les lecteurs ont besoin de se faire du bien. Un français sur trois aura lu dans l’année un ouvrage de ce genre. ( coloriages dont une sortie par mois, L’esprit Papillon de Agnès Ledig et Jack Koch qui explose les ventes et à juste titre …)

Les dernières statistiques de l’été 2016 montrent que les vacanciers ont lu majoritairement des polars pour s’évader et vivre des sensations fortes, des romans « simples » comme ceux de Levy ou Musso ou des magasines. Hormis les vrais lecteurs, les autres, une écrasante majorité, n’ont aucune envie de se prendre la tête avec un livre philosophique ou compliqué.

Là se pose la valeur de tous ces prix littéraires lus seulement par des intellectuels. Sont-ils représentatifs de notre société ? En dehors des prix des lecteurs Fnac ou Amazone ? Un sondage montre que seulement 12% des lecteurs s’intéresseront peut-être à un prix littéraire. C’est peu, vraiment peu, alors qu’il y a 15 ans, on atteignait les 80%.
Pourquoi ?
À mon avis, mais cela n’engage que moi, ce phénomène est lié à la profusion de possibilités offertes. Avant, seules les grosses éditions offraient des titres. Aujourd’hui, l’édition indépendante est en train de prendre une place qu’il ne faut pas ignorer et qui, d’ici quelques années, aura un vrai impact sur la chaine du livre. Comme je l’ai écrit plus haut, 5% des éditions se cassent la figure en cinq ans, entrainant l’auteur avec lui. C’est une des raisons pour laquelle, contrairement aux States où les auteurs sont majoritairement liés à l’édition indépendante et vivent de leur plume , ce cas est très rare en France.

Il est important de cesser de se voiler la face. Trop d’auteurs rêvent de signer dans de « vraies » éditions comme ils aiment à le dire croyant encore qu’ils auront une promo d’enfer, avec gros titres dans la presse, affiches et j’en passe. C’est une ineptie ! Seuls les auteurs connus auront ce privilège et ils se comptent sur les doigts d’une main. Pour avoir cette chance (mais est-ce vraiment une chance ?), il faudra d’abord avoir rapporté à l’édition un chèque avec de nombreux zéros derrière le « un ».
Quant aux autres, ils auront juste le privilège de dire  » J’ai signé chez un vrai éditeur », mais leur rêve de grandeur se stoppera vite.
Alors si vous n’avez rien à faire d’autre de votre vie, faites la chasse aux éditions, en croisant les doigts pour que votre livre puisse vivre longtemps, qu’il puisse être diffusé dans les grandes enseignes, les librairies, mais n’y croyez tout de même pas trop. Toutes les maisons d’édition vous feront miroiter un pont doré et bien peu tiendront leurs promesses. Un sondage récent montre que les frais de distributeur, de diffuseur, empêchent la plupart des éditions d’investir dans une promotion médiatique.
Alors, édition indépendante ? Édition classique ? Quel avenir ?
Je viens d’énoncer les limites de chacune, la promotion, être connu, être diffusé correctement. Je suis une utopiste refusant les chaines. Je publie donc aussi bien mes livres dans une édition alternative que dans une édition classique. Mes livres se vendent mais la promotion reste très faible. Peut-être un jour, si j’ai le temps, tenterai-je l’auto-édition, juste par curiosité, pour voir si je peux toucher un autre profil de lecteurs car au final, pour moi, seul le livre compte. Le reste, je m’en moque.
Je ne sais pas ce que va devenir le monde de l’édition, et cela m’indiffère car je ne suis qu’une plume qui refuse de se fondre dans un moule ou dans des directives éditoriales. Mes mots m’appartiennent et je refuse qu’on t touche pour les modeler, pour en faire du commercial. Un auteur qui voit son livre écrit, réécrit, transformé par une maison d’édition n’est pas pour moi un écrivain.
Je ne suis certaine que d’une chose, un bon roman n’est pas celui d’une édition, mais de la plume d’un auteur. Et rien que pour cela, je pense qu’il reste de l’espoir pour de beaux et nombreux romans à lire.

( 13 novembre, 2016 )

Autopsie de la naissance d’un polar

La parution d’un ouvrage s’assimile au même processus qu’une vraie grossesse, on passe par des moments d’euphorie, de découragement, de stress, jusqu’à l’instant final où notre bébé est fin prêt. Peu importe, au final, chez quel éditeur il verra le jour, avec l’expérience on s’aperçoit que ce n’est pas le plus important. Ce qui importe, c’est ce chemin parcouru, ce plaisir que l’on a pris à écrire, ce sentiment de béatitude qui nous habite lorsque c’est fini, cette nostalgie aussi de quitter nos personnages. Ce qui compte, c’est que d’autres puissent le prendre dans leurs bras, l’aimer, la seule chose vraiment importante. Tout écrivain aura des manuscrits inachevés, certains qui traineront des mois voire des années dans un coin, mais le moment où l’un d’eux sortira de l’ombre, reste magique.

 
J’ai terminé hier la correction de mon BAT pour mon dernier polar, une nouvelle aventure de mon inspecteur Bourgnon, et je suis sur un nuage. J’ai choisi une fois encore Edilivre parce que j’apprécie la continuité d’une collection et ce sentiment d’être vraiment libre.
J’ai adoré écrire ce livre, bien plus que certains autres manuscrits et je ne saurais dire pourquoi. Peut-être parce que mes personnages sont aujourd’hui un peu des intimes que j’aimerais rencontrer au tournant d’une rue.
Écrire ce nouveau polar, complètement indépendant de ma trilogie initiale, fut un véritable bonheur. J’ai aimé plongé durant des mois dans des recherches sur la forêt de Brocéliande, sur les mythes ancestraux, sur Merlin et j’en passe. J’ai beaucoup appris et même si j’aime écrire, ce qui n’est pas un scoop, y ajouter une bonne dose de découvertes culturelles, s’avéra passionnant.

 
Tout cela pour dire que je suis très heureuse et très fière de vous annoncer la sortie dans quelques semaines d’INDIGO, un polar comme vous les aimez !
N’hésitez pas à précommander afin que je lance un stock dès sa sortie. J’espère que ce sera pour Noël.
Que de chemin parcouru, depuis ce brouillon, ROUGE, sorti en Décembre 2013, que de livres, INDIGO sera le cinquième chez Edilivre, un essai aux éditions les Ateliers de Grandhoux, et la série Carla aux éditions Félicia-France-Doumayrenc, ,plus deux mille ventes au total et je n’ai pas le chiffre exact des éditions autres qu’Edilivre, des rencontres, du bonheur. Tout cela en juste trois ans. Un joli pied de nez à la vie ou comment donner un sens à un non sens.
Et si je vous disais que l’on commence juste l’aventure ?

 

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( 12 novembre, 2016 )

Le jour d’après

Quelque soit l’évènement attendu ou nous prenant par surprise, il y aura toujours « le jour d’après », celui où encore en état de choc, nous allons flotter dans un état de béatitude ou de déprime. Pourquoi ces réactions extrêmes ? Une amie me disait dernièrement avoir complètement craqué le jour suivant son mariage, le stress accumulé, la peur d’ un nouveau départ, ses nerfs ont lâché. Il en va de même après des évènements moins agréables comme des fractures de vie
Peut-on mourir sous l’effet d’un choc ? Cela semble une situation extrême, pourtant la perte d’un être aimé, sa disparition engendre souvent de graves dérèglements physiques, cardiaques et endocriniens, ce qui n’exclue en rien une mort brutale.
Chaque personne va réagir différemment au stress. Certaines vont se relever très vite, d’autres vont sombrer dans la dépression voire des palliatifs comme la drogue ou les antidépresseurs. Il semble donc évident d’éviter le stress, les possibilités de choc. En théorie facile, mais en pratique, comment faire ? Nous ne sommes jamais préparé au fait que nous pouvons du jour au lendemain, sans raison, nous trouver nez à nez avec des situations incompréhensibles, défiant toute intelligence, surgissant sans crier garde, ne durant que l’espace de quelques minutes et qui portant vont définir à jamais « notre jour d’après ». Ce sera l’agressivité dans notre travail, l’ami qui va nous tourner le dos, l’amoureux qui ne le sera plus, l’enfant qui dérapera ou sera en danger, et j’en passe. Au final, notre vie ne serait-elle pas qu’une simple succession de jours d’après ? Évitons les chocs émotionnels trop forts si notre organisme est affaibli. Ces derniers sont de vrais tsunamis pour notre corps, et si nous n’intervenons pas, la dégradation perdurera, parfois de manières bien sournoises.
Le jour d’après, l’impact psychologique irréfutable,  indispensable donc de se libérer de ses idées noires, de panser les maux avant qu’ils aient fait de vrais dégâts. Lorsque nous aurons intégrer ce fait, qu’il y aura toujours un jour « après » chaque chose, alors la vie nous semble soudain bien moins lourde à porter.

( 11 novembre, 2016 )

Croire en l’amour

 

Qui a-t-il de plus beau que ce sentiment qui nous donne des ailes, qui nous fait danser sous la pluie ? Pourtant rien n’est si simple. Vivre n’est pas toujours un conte de fées, et souvent le prince charmant n’a rien d’un prince et encore moins d’un charmant ! N’avez-vous pas remarqué que nombreuses sont les personnes qui rejouent leur passé indéfiniment, certains hommes allant jusqu’à courtiser l’élue de la même manière que la précédente. L’échec est assuré si par malheur le subterfuge est découvert. L’amour est une chose magnifique qui doit rimer avec originalité.
Souvent sa consoeur l’illusion cogne au plafond. Qui n’a pas découvert un jour que l’homme « rêvé » n’était qu’un pauvre type faisant fondre brutalement un mirage doré : l’homme marié se cachant derrière des promesses édulcorés, l’homme sûr de lui prenant la fuite en transpirant de peur, et j’en passe de bien meilleurs. Nombreuses de mes amies en connaissent certainement un.

Dans l’acte de séduction, il réside toujours une ambiguïté, voulue ou non. Un homme qui s’autorise une relation même amicale peu claire, accepte inconsciemment une ouverture vers une dérive possible.
Ces mêmes hommes sont souvent à l’origine de drames, fuyant ensuite le navire lorsqu’il prend l’eau. Lâcheté masculine ? Pas que cela, je pense que ces attitudes s’imposent surtout dans l’espoir d’éviter toutes souffrances, de s’éviter un conflit voire une explication possible qui les plongerait dans une angoisse sans nom.
Ces mirages de l’amour conduisent souvent à de très grosses frustrations et rien n’est pire que la frustration.
Pourtant, il n’y a aucune frustration à avoir si la passion n’a existé que dans l’imaginaire, si la relation amoureuse ne fut construite qu’en rapport avec des rêves non partagés. Il y a juste un espoir non réalisé, mais rien de bien grave.
Malheureusement, trop d’hommes, choisissent de rester dans une zone d’ombre, entretenant une relation amicale ou amoureuse ambiguë sans aimer vraiment, pire sans raison, juste pour faire du bien à leur égo. Pourquoi ? Certainement pour de multiples raisons, pour se sentir exister parce que son couple est un peu glacial, pour ne pas complètement céder au désir et se concentrer exclusivement sur ses fantasmes, pour ne pas se déstabiliser lui-même, car l’amour lui fait peur ou le pire cas, par e que c’est un pervers narcissique prenant plaisir à détruire. Une chose est presque certaine, contrairement aux femmes, rares sont les hommes qui restent des mois à patienter dans l’attente du retour de leur dulcinée. La femme poussée par ses émotions qui vont la faire rêver, peut continuer à espérer longtemps un geste, un retour, contrairement aux hommes qui oublient vite.

 

Ce sont pour moi, des relations tronquées, manipulées souvent par des personnes lâches ou à l’inverse avides de pouvoir qui vont garder un lien invisible dans l’espoir de conserver un pouvoir pervers sur sa victime, en général une femme.
Mais la victime n’a-t-elle vraiment pas eu le choix ? Toute la question est là. S’il y a eu maintient du lien, c’est qu’elle le voulait bien, sinon à notre époque où on peut bloquer ses mails, son téléphone, le lien peut vite se casser. Tout comme sur les réseaux sociaux, lorsque l’on laisse son profil visible à certaines personnes, c’est que l’on accepte, inconsciemment, une intrusion dans sa vie, une porte ouverte où on autorise l’autre à venir cogner.
Et la frustration dans tout cela ? Qui y a songé ?

Quoiqu’il en soit, il ne faut pas s’engluer dans des amours illusoires, sans espoir. Il y a tant à vivre et surtout l’amour, la passion sont de puissants moteurs qu’il faut savourer sans ambiguïté, sans peur. On ne choisit pas de tomber amoureux, mais si Cupidon plante sa flèche, il faut rester dans l’incertitude et mieux vaut pleurer vite, qu’attendre un amour, même s’il serait certainement le plus beau, le dernier.
Croire en l’amour reste la force la plus positive qui nous soit offerte. Et cessons de penser qu’il y a un âge où « c’est fini », l’amour se moque de l’âge, des différences, des circonstances. Vivons l’amour, cassons les silences, les nons-dits, fuyons les interprétations, les illusions, les frustrations, prenons juste quelques notes de musique pour en faire de jolies chansons. Aimons passionnément. …

 

 

 

( 11 novembre, 2016 )

Et si nos applications nous manipulaient ?

Encore sous le choc d’un fort bon thriller « zéro » de Marc Elsberg, auteur du très bon roman « Black out ». Ce livre m’a pris dans ses filets m’incitant à regarder autrement le monde qui nous entoure. Nos jeunes sont connectés dès l’âge de quinze ans sur des jeux ou des applications enregistrant leurs données à leur insu. Bien sûr que ce n’est pas un secret de polichinelle que l’informatique, outre ses qualités, a un revers qui peut faire peur. Autant dans le roman « Le Cercle », j’avais l’impression de rentrer dans un univers lointain, futuriste, quoique, autant dans Zéro, nous y sommes avec les bracelets connectés, les applications de régime et j’en passe. Faut-il pour autant nous en priver ? Devons-nous fuir ces nouveautés ? Je crois que c’est un grand débat qui commence à pointer, à savoir, jusqu’où l’homme peut-il vraiment conserver son libre-arbitre et quels en sont les dangers ? Dans tous les cas, un vraiment très bon thriller qui m’a tenue en haleine, tout en étant, il est vrai, un peu trop dérangeant.

 

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( 10 novembre, 2016 )

le courage

Un thème porté aux nues suscitant l’admiration, que c’est beau le courage, totalement inséparable le plus souvent  de la peur. Nombreux ceux qui me disent régulièrement, je n’y crois plus, je manque de courage pour avancer. La perte de l’espérance engendre la peur pure, brute anéantissant toute volonté, tout acte courageux.
Qui n’a pas un jour été cloué au sol par la peur lève le doigt ?
Ce sera l’élève incapable de répondre à une question, l’adulte n’osant pas donner son avis devant une assemblée, la femme renonçant à une relation par manque de courage, par peur de voir sa vie bouleversée, et la liste serait bien longue.
Le courage, c’est trouver au fond de soi des ressources insoupçonnées, un peu comme un peintre trouvant soudain l’inspiration et osant lancer la peinture sur sa toile.
Avant, le courage s’apparentait aux actes d’héroïsme, donner sa vie pour les autres, se sacrifier, acte toujours teinté d’une notion d’idéalisme. Aujourd’hui, le courage est lié à « soi », à la reconnaissance que l’on a de soi, à une manière de s’encourager soi-même. Le courage n’est donc, à mon sens, plus défini comme un acte inné, acquis mais comme un apprentissage positif de vie. Je m’autorise à devenir courageux parce que je l’ai décidé. Je me lance donc un défi et je vais tout faire pour l’atteindre. Et même si c’est dur, même si j’en prends plein la figure, je ne céderai pas au désespoir et je me relèverai toujours. Le courage est donc un choix que nous faisons parce que nous l’avons décidé, celui de ne pas tenir compte de nos inquiétudes, d’aller au bout de nos rêves et de ne jamais y renoncer, même si des montagnes d’obstacles se mettent sur notre chemin. Vaincre l’idée de l’échec et oser ce premier pas toujours si difficile, celui qui nous fera dire, après, j’ai réussi, j’avais peur, mais j’ai osé. Ça, c’est le vrai courage. Vivre reste le plus grand courage qui soit alors vivons sans peur.

( 9 novembre, 2016 )

Bien choisir ses amis

L’amitié, tous les chanteurs la chantent, est un des plus beaux présents de ce monde, c’est une réalité, mais trop de personnes confondent le besoin d’avoir un ami et l’acte d’être ami. Certains ont une vision usurpée de l’amitié pensant que le nombre rime avec la qualité. On le voit régulièrement avec les profils Facebook où plus on a d’amis et plus on est populaires, devrais-je ajouter avec ironie, plus on est seuls.
Avoir des amis, c’est accepter l’autre avec ses qualités, ses défauts, ses failles, ses angoisses. C’est être là, simplement. Mais contrairement à l’amour qui peut ne pas être partager et qui perdurera pourtant, l’amitié vit dans une interaction, une main tendue que l’autre va accepter.
Notre monde moderne a pourtant perdu la valeur essentielle de l’amitié, celle où on se fait vraiment confiance. Cette qualité s’éclipse trop souvent pour être remplacée par l’intérêt, le profit. Nous sommes souvent « les amis de quelqu’un » lorsque nous présentons de l’intérêt pour cette personne, mais tel un citron bien pressé, on nous jette avec dérision quand nous ne sommes plus utiles. Que cet état d’esprit est triste.
Le lien amical est indispensable car c’est lui qui nous permet de dire « j’existe » contrairement au lien amoureux, où on est.
À travers le regard d’un ami, à travers ses mots, ses remarques, nous recherchons inconsciemment ce que nous n’avons pas. Ce sera l’éclosion de muses, de mentors, ou d’épaules.
Malheureusement, certains ont également un impact négatif abusant d’un pseudo pouvoir. Ce sont les amitiés toxiques auxquelles nombreuses personnes se rattachent pourtant, car elles sont difficiles à casser, jouant toujours sur notre empathie, notre sensibilité, sur leur besoin de « nous », sur notre culpabilité si nous nous éloignons.
Comme je l’ai déjà expliqué sur ce blog, pour moi l’amitié est une émotion souvent très proche du sentiment amoureux, l’attirance entre deux personnes, répondant aux mêmes exigences que l’amour sans le sexe, un rapport d’échanges sains, à égalité, dans lequel on va puiser une certaine force, qui nous aidera à réaliser nos défis, nos projets et surtout qui ne nous lâchera jamais la main, quoiqu’il arrive. Le jour où on ne se sent plus « bien » dans une relation, il faut simplement prendre du recul. Un clin d’oeil à mes amis, ceux qui ne me lâchent pas la main, si vous êtes dans ma vie, c’est que vous faites partie de cette aventure, la mienne, merci.

( 8 novembre, 2016 )

Le temps qui nous efface, le corps de Léwy et les maladies de la mémoire

L’espérance de vie se rallonge, certes, mais à quel prix ?
Lorsque le temps efface notre mémoire, lorsque nous perdons bien plus que nos souvenirs, nous perdons aussi notre raison d’exister. Avez-vous déjà parlé à des personnes âgées dans des maisons médicalisées, scruté leurs regards vides et soudain y voir briller une lueur, celle du possible ? Vous êtes entrés, ils vous ont vus, pas reconnus, mais vus comme un « possible ». Je vis cela fréquemment lorsque je vais voir ma maman, arrêtée souvent par un brave monsieur au sourire d’enfants qui me regarde comme si j’étais le messie, sans retenir qui je suis vraiment, d’autres résidants les yeux dans les nuages, me touchent du bout des doigts, un peu comme pour se rassurer, j’existe, ils n’ont pas rêvé.

Ma mère est atteinte de la maladie de Parkinson associée à un corps de Léwy, maladie cognitive complexe puisqu’un jour, elle peut avoir toutes ses facultés et le lendemain, ce sera le chaos dans sa tête. Encore une maladie dont on parle peu et pourtant, après la maladie d’Alzheimer, il s’agit de la deuxième cause la plus fréquente de démence dégénérative. Pourtant, ce n’est pas une maladie facile à vivre, ma mère est sujette d’hallucinations depuis presque trois ans, percevant animaux ou personnages comme s’ils existaient, inventant des scènes de vie n’existant pas et se heurtant parfois ainsi à des difficultés relationnelles avec les soignants, souvent conditionnés aux symptômes d’Alzheimer, et non à cet effet de yoyo que véhiculent ces malades de Léwy. Difficile à vivre pour les proches, ne sachant jamais que dire ou que faire. Combien de fois, je suis allée la voir et je me suis retrouvée dehors car ce n’était pas moi qu’elle voulait voir. On parle toujours de la souffrance du malade qui est difficile, mais celle de l’entourage n’est guère mieux. Encore un domaine où on n’est guère soutenu !

Ce temps qui nous efface, ce temps contre lequel nous avons couru toute notre vie, un jour nous est ainsi simplement repris. Et cela fait peur. Pourquoi nos politiques s’obstinent-ils à rallonger la retraite jusqu’à plus d’âge ? Est-ce pour donner du sens à leur éligibilité à 70 ans ? J’avoue que cela me fait grincer des dents. Si c’est pour terminer sur un effacement, pourquoi ne pas nous laisser juste, entre les deux, un peu de temps pour rêver

( 7 novembre, 2016 )

Minute poétique

Encore un jour,

Combien de « encore un jour » avons-nous pu dire dans notre vie ? Faites-en le calcul …
Encore un jour avant le week-end ou les vacances,
Encore un jour avant notre anniversaire,
Encore un jour à travailler,
Encore un jour à vivre tout simplement.

Encore un jour de régime, sans manger de gâteau,
Encore un jour à faire du sport intensif,
Encore un jour à courir partout.

Encore un jour à rêver, à penser à un monde meilleur,
Encore un jour à écrire tout ce qui me passe par le coeur,
Encore un jour à sourire aux oiseaux et aux fleurs.

Tout comme ces jours que l’on voudraient garder comme un trophée.

Encore un jour où il a vécu, un jour de plus où la mort ne l’a pas emporté,
Encore un jour où tu ne m’as pas lâché la main,
Encore un jour, je voudrais juste un petit jour à t’aimer.

( 6 novembre, 2016 )

juste une mise au point littéraire

 

Dernièrement, le venin concernant mon dernier manuscrit terminé en Octobre a fait couler beaucoup d’encre et des remarques perfides :  » je suis pistonnée par mon éditrice pour la rentrée littéraire 2017 … », ou à l’inverse  » je ne vaux rien, car je suis la seule qui n’ai pas eu de prix et je dois cesser de faire de l’ombre aux vrais auteurs de cette édition » et j’en passe.
Il est réalité, les cons et les jaloux, je les méprise et m’en protège aujourd’hui. Certains ayant vu leur manuscrit refusé m’en veulent, on se demande pourquoi, je ne suis pas l’éditrice, et continuent régulièrement à « zieuter » mes moindres gestes sur les réseaux sous de faux profils le plus souvent.
N’ayant pas la langue de bois et ayant fait un bien joli parcours avec les éditions FFD, je retourne à mon terrier ainsi les prédictions malsaines n’auront aucun effet.
Je fuis les non-sens. Je n’étais pas prévue pour la rentrée littéraire de Janvier, donc tout ce tapage pour rien !
Mon manuscrit verra le jour, ailleurs, ou pas, peu importe. Je ne suis pas écrivain, mais enseignante, et j’en ai assez de devoir le dire comme si le fait d’écrire allait voler quelques ventes à certains. Tout cela m’amuse beaucoup, car mon prochain polar sort vers Janvier, et celui-là a déjà dépassé les soixante pré-ventes !
Que voulez-vous qu’un petit auteur demande de plus ? Sincèrement ? Je suis comblée. Écrire m’amuse, être lue me fait plaisir. En clair, je suis heureuse, cela vous dérange ?
Je laisse pour un temps le domaine « roman » qui fait tant jalouser, et me tourne vers des genres nouveaux, par pur défi écriture, fantastique, jeunesse, historique, tout en pensant déjà à mon prochain polar.
Alors non, les langues de vipères, si elles ont bien sifflé, ne m’ont pas coupé mes ailes ! Quant à vous, mes amis fidèles, lecteurs attentifs, merci de vous inquiétez autant, mais je vais bien, bien mieux que tous ces envieux !

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