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( 6 novembre, 2016 )

Hashimoto et la solidarité

 

Pendant des années faisant suite au décès de mon fils, je suis restée très éloignée du monde médical, pour me préserver des souvenirs liés à cette année où cet enfant avait souffert l’enfer. Bien malgré moi, je me suis trouvée de nouveau projetée dans l’univers des blouses blanches avec la maladie d’Hashimoto, et je continue à être stupéfaite des réactions de certaines personnes. Que les médecins aient l’esprit un peu obtus, je le conçois, ils voient tellement de cas différents, mais un malade qui lève sa hache de guerre contre une autre personne en souffrance, cela me révolte et c’est trop fréquent.
Quand le monde comprendra-t-il que nous ne sommes pas des clones, identiques, que la souffrance des uns, même si elle nous semble, à nous, anodine, sera lourde à porter ?
Je lis parfois des phrases qui me font mal pour des jeunes femmes que j’ai croisées. Je sais que ces mots peuvent les atteindre, les faire culpabiliser d’être malades.
Non ! Nous n’avons pas choisi d’être malades, peut-être avions-nous une prédisposition ? Peut-être est-ce un pur hasard ? Qu’importe, nous le sommes, et avec Hashimoto, ce sera jusqu’à notre mort ( sauf un miracle dans la recherche auto-immune).

Il faut surtout que cesse ce mélange entre hypothyroïdie et Hashimoto. Un malade en hypothyroïdie ne sera pas en grande forme, mais avec un bon traitement, sa glande retrouvera son plein usage. Avec Hashimoto, ce sera plus complexe. Nos propres anticorps, nos soldats comme je l’explique à mes élèves, vont attaquer notre papillon. Alors comme dans toute guerre, certains auront de supers défenses qui leur permettront de lutter contre cette destruction et contre les défaillances, mais tout le monde n’aura pas cette chance, et cela n’aura rien à voir avec les années. J’ai rencontré des malades Hashimoto depuis plus de 30 ans en pleine forme, d’autres, traitées pourtant, toujours à l’état de larve au bout de six ans.
Quand je lis certains commentaires stipulant une certaine paresse, je monte au créneau. La force mentale et la pensée positive ne sont offertes à tout le monde et si je me bats pour une vraie reconnaissance de cette maladie, c’est que j’ai la chance de toujours avoir été une battante, pourtant la vie ne m’a pas fait de cadeaux, mais je suis toujours restée debout. J’ai eu des moments de doute depuis trois ans, de solitude aussi, car j’ai changé, j’accepte de m’écouter, chose que je n’avais jamais fait avant, repoussant ainsi les personnes nocives ou intrusives, anticipant les possibilités de conflits. Je ne suis plus, moins devrais-je dire, une éponge à émotions.
D’autres n’y arriveront jamais surtout sans aide, alors soyons cette main tendue.

La maladie d’Hashimoto est une maladie thyroïdienne, hormone liée aux émotions, à nos ressentis. C’est pour cette raison que certains malades auront une humeur en yoyo, difficile à vivre pour leur entourage. J’ai peu souffert de ce désagrément, mais il doit être connu, reconnu, tout comme tous les signes dépressifs trop souvent ignorés. Un psychiatre rencontré au salon de Paris me disait que plus de 5% de ses patients étaient Hashimoto, et que trop de ses confrères négligeaient cette donnée.
Mettre un nom sur une souffrance est un premier pas vers la guérison.

On reconnait la dépression comme maladie et non Hashimoto ? Pourquoi ?
On va chouchouter un salarié dépressif et son collègue Hashimoto, dont la fatigue le terrasse parfois dès 15h, on va lui donner double travail ? Ce sont des faits avérés !
Quant à ceux qui se cachent derrière l’idée que ce n’est pas une maladie grave, car on n’en meurt pas, je rectifierais, on en meurt peu, mais non soignée, c’est une maladie auto-immune mortelle, et on nous a signalé un cas d’enfant décédé pas dernièrement au Canada.
Alors, au lieu d’observer les malades se faire une guerre de tranchées, hurler après les médecins, soyons un peu solidaires !
Je pense aux futures générations, dans vingt ans, lorsqu’il n’y aura presque plus de médecins, lorsque notre environnement aura bien bousillé la santé, ne devons-nous pas leur offrir au minimum un héritage où le mot espoir existe ? Où la solidarité existe ? Au moins dans ce domaine, parce que dans les autres, les navires coulent !
Soyons positifs face à la maladie tout en nous tenant tous la main !

http://livre.fnac.com/a9389468/Sylvie-Grignon-Hashimoto-mon-amour

 

( 5 novembre, 2016 )

Pourquoi le succès des blogs littéraires ?

De plus en plus de blogs littéraires naissent chaque jour, à tel point que l’on ne peut les suivre tous ou il nous faudrait des journées de soixante-douze heures. En ce qui me concerne, je lis ceux de mes blogueuses préférées, celles qui sont « justes » dans leurs critiques, qui ne cherchent pas à faire plaisir en notant positivement un mauvais livre, pour ne citer que Anne-Ju, Séverine, Denis et d’autres que j’adore. Dernièrement, un ami travaillant dans les limbes d’Amazone me disait que la majorité des commentaires de ce site sont tronqués, que des petits futés s’amusent à créer de faux profils allant jusqu’à acheter leurs propres livres pour faire monter la côte. Honnêtement, c’est du marketing, mais est-ce pour autant synonyme de qualité ?
Pour ne parler que d’Amazone, je suis tombée justement sur un roman, d’une qualité désastreuse, dont les éloges m’ont vraiment fait rire. C’est de l’arnaque à l’état pur !

Comme beaucoup, mon choix va se porter vers les blogs littéraires de qualité informant bien mieux de la qualité d’un livre que des sites de critiques souvent de complaisance.
J’aime me renseigner sur un livre avant de le lire, savoir s’il vaut la peine. Les livres coutent chers et il y a tant de choix, que. e n’est guère facile. J’apprécie particulièrement le culot des blogs qui laissant des avis sur des livres qui les ont déçus, car on a le droit de ne pas aimer, on peut surtout pas tout aimer, et chacun a des goûts différents.
Si j’avais le temps, je rêverais de créer un tel blog, de passer mes journées à lire des nouveautés assise dans mon canapé, mais au fond n’est-ce pas ce que je fais depuis trois ans sur ce blog, partager mes pensées, mes coups de coeur, mes idées, mes coups de gueule, faire découvrir mes livres également, Hashimoto dont trop peu de personnes parlent, et j’en passe.
La différence avec les joirnalistes littéraires ? Je pense que les bloggers ont une véritable passion, à la différence des critiques littéraires dont c’est la profession, et comme toute profession, l’envie se perd, la découverte de nouveaux romans n’est plus qu’un job comme les autres, la passion s’amenuise jusqu’à disparaitre.
Pouvoir recevoir des livres de grandes éditions, de plus petites en avant-première, ou d’indés, c’est un rêve d’enfant, et lorsque j’aurais enfin quitté le monde où je travaille, je songerais à utiliser ma retraite intelligemment, utiliser ma plume autrement.
En tous les cas, bravo à mes blogueuses favorites, car je ne lis grâce à elle, ces derniers temps, des livres qui ne sont que des perles.

( 4 novembre, 2016 )

Se battre pour téussir

Nous faisons tous des erreurs, rencontrons des routes pleines de pavés, parfois nous faisant trébucher, mais nous ne devons jamais ni nous décourager ni lâcher. On ne réussit pas en un jour et une vie est bien longue. Nous rencontrerons toujours des jaloux, des envieux, des cons, tout simplement, pour qui le pouvoir autorise à détruire ce que l’on construit pierre par pierre. Parfois, c’est désolant, on flanche, c’est humain, mais on ne doit jamais sombrer. Réussir n’est peut-être pas toujours ce que l’on avait envisagé ou dessiné, mais ce n’est pas grave. On va réussir autrement, en se battant un peu plus, en travaillant plus, en prenant plus de temps.
Je crois qu’il faut surtout savoir pourquoi on désire cette réussite. Est-ce parce que l’on a besoin de défis pour simplement vaincre ses propres peurs, pour obtenir une reconnaissance de soi, prouver aux autres que l’on vaut quelque chose, pour l’appât du pouvoir ( peut-être pas la plus belle raison de réussir).
En tous les cas, il faut rester sincère, honnête avec soi et avec les autres. Réussir à tout prix, en magouillant comme nos politiques n’a rien de glorieux. La vraie réussite, celle dont on peut être fière sera celle que l’on aura construite, avec l’aide des personnes sincères qui nous entourent, personnes non intéressées, personnes là simplement pour nous crier « Avance ! Crois en toi ! »
Ne cédez pas à la facilité, aux fausses promesses, aux monts d’or, vous serez rapidement déçus. Se battre pour réussir, mais dans la dignité, la tête haute, afin de pouvoir toujours être fier de soi. Certaines personnes ne supportent pas la réussite des autres et vont la saboter volontairement, d’autres, à l’inverse, réussiront un domaine de leur vie et en détruiront un autre. Réussir, c’est être capable d’harmoniser sa vie.
« Vouloir, c’est pouvoir. Oser, c’est avoir. » Alors, osons l’impossible, tout en gardant les pieds sur terre comme je l’ai déjà dit! Osons l’impossible, possible .. :)

( 3 novembre, 2016 )

Le besoin des autres

Avons-nous besoin des autres pour être heureux ? Pouvons-nous être heureux sans les autres ? Certaines personnes vous diront que la solitude peut rendre heureux. Je ne le crois pas. Nous avons tous besoin de moments de solitude, mais nous n’existons que par rapport aux autres. Nous pouvons vivre sans les autres, éprouver du plaisir, savourer des petits bonheurs, mais exister, c’est supporter de souffrir pour quelqu’un à qui l’on tient, c’est donner du sens à une vie difficile même si pour cela, c’est rentrer en interaction avec l’autre. Un peintre aime gribouiller une toile pour lui, mais le regard de l’autre sur son oeuvre est important, un écrivain aime ses mots, mais même s’il écrit pour lui, pour le plaisir de voir des pages se remplir, il les destine à quelqu’un, parce qu’une passion se partage, tout simplement.
« Les autres » ne veut pas dire pour autant enfermer l’autre, il faut cesser de penser que nous ne pouvons être heureux qu’avec un besoin d’amour « amoureux ». Nous n’avons pas besoin des autres pour être aimés ou pour nous aimer. Il est juste nécessaire de s’entourer de personnes positives, qui seront là juste pour nous tenir la main par moment, pour nous pousser à devenir meilleurs. C’est pour cette raison que certaines routes se croisent, puis s’éloignent, parce que nous avons rempli notre mission. Nous pouvons vivre sans les autres, mais nous ne pouvons être heureux que dans l’interaction avec les autres, non permanente, mais par touches, quand cette interaction est positive. Quitte à le redire encore, choisissons bien nos relations, fuyez les requins, même domestiqués un jour, ils vous mangeront et, vous verrez, vos vrais amis nous ressemblent, car au final, pour être heureux en amitié, il faut simplement se sentir bien.
N’oublions pas comme dirait Albert Camus « Être différent n’est pas une si mauvaise chose, c’est être suffisamment courageux pour rester nous-mêmes

( 2 novembre, 2016 )

Le sens d’une vie

Qui peut dire la raison de notre existence ? Ce que nous faisons sur terre ? En dehors des illuminés, des personnes dotées d’une croyance inébranlable ou des philosophes, nous nous contentons tous de vivre sans en chercher la raison. La vie nous place souvent devant des situations ou des expériences qui nous apparaissent complètement dépourvues de sens. On peut choisir d’ignorer une réalité, de parler de pur hasard ou de se dire que tout ce qui nous arrive a une raison d’être qu’on le veuille ou non. Il me semble bien plus important de garder en mémoire cette possibilité, que rien n’arrive au hasard. Nous ne choisissons pas qui nous allons aimer, nous ne tombons pas amoureux au hasard, et les larmes qui en résulteront un jour, ne seront que la conséquence de cette étincelle et non un choix. Le vrai sens, s’il doit y en avoir un, ne se fera jamais connaitre au moment où nous le vivons, il faudra du temps, beaucoup de temps, parfois nous arriverons même à trouver un sens à un non-sens, mais simplement parce que c’est important pour nous, pour avancer. Une fois la douleur atténuée, nous nous complaisons dans cette nouvelle réalité, parce que c’est réconfortant, parce que cela nous permet d’exister, de nouveau. Le sens de la vie n’est pas de survivre, mais d’aller plus loin, de se battre pour avancer, de se forger des défis. Peu importe le temps qu’il nous reste, il faut juste choisir de vivre ce que l’on a à vivre, sans regrets.

( 1 novembre, 2016 )

La vie est courte, ne la gaspille pas.

Nous passons presque la totalité de notre vie à courir après le temps, fort de cette société nous offrant tant de choses à découvrir. Prenons simplement les livres, il faudrait dix vies pour avaler toutes les merveilles publiées depuis des années. Résultat, nous tranchons, sélectionnons, au risque parfois de passer à côté de la perle rare. C’est pareil dans les relations avec les autres, le temps nous manquant, on va au plus rapide, les voisins, les relations faciles, les collègues, du superficiel, oubliant souvent qu’un lien véritable se construit sur la durée, sur l’inconnu, sur ce qui nous apporte un nouveau souffle, une bouffée d’oxygène. Tous nous avons rencontré un jour une relation différente qui nous a poussés, malgré nous, dans nos retranchements, nous obligeant à avancer, autrement.
Ne pas gaspiller son temps, c’est avant tout, s’éloigner des personnes nocives qui nous font du mal, même si chez elles, ce n’est pas conscient, choisir des personnes qui nous acceptent tels que nous sommes, avec nos qualités et nos défauts, avec nos différences.
Il est important de donner sans rien attendre, offrir des marques d’attention et accepter celles que l’on nous offre, même si on n’en comprend pas toujours le sens, accepter l’aide que l’on nous tend, l’inimaginable.
Trop de personnes gaspillent ce temps précieux en ruminant le passé. Faut se réveiller ! Il est inéluctable, on ne peut l’effacer, alors au lieu de s’apitoyer sur soi, se dire juste que ce n’était qu’une expérience à vivre, et qu’au final, il n’y avait pas que du mauvais dedans. La preuve, on se souvient de cette douceur, de ces instants de bonheur, de cette magie.
Vivre sa vie, c’est vivre chaque minute comme si la fin du monde était prévue pour le lendemain, oser l’impossible, se préserver des autres, mais ne pas pour autant renoncer à ce qui peut nous faire vibrer, vivre la passion quand elle se présente, se lancer des défis, juste pour soi, et surtout y croire, toujours, jusqu’au bout.
Vous rencontrerez dans votre vie des personnes malveillantes, jalouses, prêtes à vous couper les ailes. Il ne faut pas en tenir compte ou au moins essayer.
La vie est courte, évitons de la raccourcir avec des portes fermées, avec des peurs inutiles, en se disant que l’on ne peut pas faire ce que l’on veut, que l’on doit porter des chaines si lourdes que nos pas sont ralentis.
Ne gaspillons pas notre vie. Osons, aimons, créons, construisons, ne renonçons jamais. Rien n’est impossible, il suffit parfois de simplement souffler sur un peu de savon pour en faire des bulles, d’en attraper une et d’essayer de ne pas la faire exploser, et simplement déposons-y un doux baiser. Faisons d’un morceau de notre vie, bien protégé du monde, un morceau de paradis.

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