( 13 mai, 2017 )

Ces photos que l’on prend.

« Les photos m’aident à me rappeler les moments que je vis, j’ai l’impression qu’ils sont réels quand ils sont figés. Comme s’ils devenaient éternels. » (Et puis un jour …)

 

À l’ère du numérique, trop de photos ne sont plus ces clichés qui perdurent. Oubliant de les imprimer sur papier, elles s’effacent emportant avec elles des moments de bonheur que notre mémoire n’arrive pas à garder. Notre société perpétuellement agressée par les images nous impose inconsciemment de faire une sélection. Certaines personnes ne s’imprimeront pas dans notre cerveau. Et quand on n’est pas physionomiste comme moi, c’est bien pire. On rencontre des visages qui nous sourient, mais impossible de mettre un nom dessus, alors on sourit aussi … Des visages oubliés, d’une autre vie, d’un autre instant, d’un monde qui n’existe plus.

Parfois on retrouve au fond d’un tiroir une photo jaunie, deux gamines en blanc, posant comme des reines l’année de leurs dix ans, un cliché de vacances dont les couleurs ont disparu. Et puis, il y a ces photos, que l’on n’a pas prises, qui n’existeront jamais, ces images que l’on aurait voulues figées, ces instants que l’on aurait aimés conserver dans une boite fermée à clé, ces moments qui ont perdu leur réalité, changés à force d’être dessinés, transformés, mais conservant malgré tout leur éternité.

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