( 12 juillet, 2017 )

L’euphorie des jeunes auteurs ne dure qu’un temps …

 

Suis-je déjà une vieille gribouilleuse dans ce milieu pour être autant blasée ?

Ah, je me souviens encore d’il y a plus de trois ans, la joie délirante lorsque j’ai reçu mon premier contrat pour Rouge. Je n’y connaissais rien en label éditorial, et je m’en moquais. Mes écrits allaient être lus. J’avais misé sur 50 en six mois, j’en ai vendu dix fois plus. Un mystère total, sans pub, sans réseau. La chance, peut-être, ou le bon moment. Peu importe. C’était une belle époque. J’ai construit ensuite un vrai réseau bien sympathique d’auto édition, des gens sans la grosse tête, des plumes vraies … Jenny, Nunzia, Odile, Régis, Étienne, Claude, Amanda, et j’en oublie. Un réseau super de chroniqueuses, sincères, honnêtes, Anne-Ju, Séverine, Francesco, etc

Et puis des lecteurs nombreux, toujours fidèles.

Après la vie m’a fait choisir ce dont nous rêvons tous des éditions dites classiques où je me suis perdue, où je ne retrouvais plus. On est tous différents, et ce qui convient aux uns n’est pas forcément idéal pour les autres.

Aujourdhui, j’amorce une nouvelle page de ma vie, un autre genre littéraire, d’autres horizons, je deviens un auteur libre. C’est mon choix.

Je n’en veux à personne, je n’ai pas de haine. Je souhaite juste vivre en paix, chose trop difficile dans un milieu où on devient public. Je retourne donc à l’anonymat qui me va si bien.

Renoncer n’est pas simple, j’ai l’impression de me mettre en échec, et pourtant, vu tout le soutien que je reçois, je pense faire le choix qui me correspond le mieux. Il n’y a pas de bonnes ou mauvaises éditions, il n’y a pas de personnes mauvaises plus que d’autres, il y a juste des milieux qui nous correspondent mieux.

 

Cela signifie-t-il que j’arrête d’écrire ? Absolument pas ! Simplement, je reste juste libre, je reste juste moi. Je n’ai p lus envie de me plier aux règles ni d’être juste spectatrice de ma plume. J’ai osé écrire il y a quatre ans des mots qui ne voulaient pas sortir, j’ai osé hurler à travers mes livres ou ce blog ma colère envers une société qui part en vrille, j’ose encore une fois dire publiquement, j’assume mes choix. Ils n’engagent que moi, et moi seule. Ils ne sont pas destinés à un individu, à une édition, à un genre littéraire, ils  SONT.

D’autres défis ? Certainement. D’autres aventures ? Bien sûr ! D’autres rencontres ? Je l’espère.

Comme le veut ma philosophie, le meilleur reste toujours à venir, alors je suis prête, et vous ? Vous me suivez toujours  ?

1 Commentaire à “ L’euphorie des jeunes auteurs ne dure qu’un temps … ” »

  1. Tienou dit :

    Bien sûr que je suis !
    Vois-tu, je pense que, aussi,un auteur existe un peu par le train de relation qui le côtoie. cela ne se fait pas très ouvertement, mais il est certain que les mots partgés autant que les mots échangés édifient notre être de lettre, tout comme nos lectures ont forgé notre plume…

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