( 5 septembre, 2017 )

Ce besoin de vivre en paix.

Est-ce le fait une fois encore de vieillir, mais j’adhère de plus en plus au fameux « fichez-moi la paix! » Avant, j’étais à la fois naïve, tolérante à l’extrême, puis la vie m’a imposé des limites. Je pouvais vivre dans le bruit, entourée de nombreuses personnes, ma maison était un vrai open bar. Maintenant j’aspire au calme, au silence.

Je ne suis pas encore devenue ermite, et j’apprécie les réunions de famille ou amicales ou les moments entre amis, mais je revendique le droit à « être grosso modo » et à pouvoir dire non à certains.

À trop ouvrir sa porte, on se retrouve parfois encombrée de personnes fatigantes, intrusives, et on en vient à souhaiter la tranquillité ! Par contre ce n’est pas si simple, car souvent les personnes qui s’imposent dans nos vies, ne veulent comprendre que trop, c’est trop. En clair, il y en a qui écoutent mais refusent d’entendre, et refermer une porte n’amène souvent que des conflits.

Pour vivre pleinement sa paix, j’ai choisi depuis quelques temps plusieurs angles.

D’abord le calme. J’évite de m’énerver, ce qui n’est pas facile vu mon tempérament passionné. Ensuite, j’essaie d’expliquer avec des mots justes mes raisons, sans fausses excuses. J’évite de blesser également. Je l’ai fait malgré moi par le passé, et cela m’attriste. Je n’aime pas faire de mal. J’essaie de garder une brèche ouverte, une possibilité de dialogues. Respecter un ami, c’est accepter de l’écouter, accepter ce qu’il a vraiment à dire. Même si le recul est nécessaire, on se doit de faire ce geste plutôt que de rompre net une relation ou de claquer une porte définitivement.

C’est une chose que je ne comprends pas, ce besoin qu’ont certains de couper tout contact, en changeant de numéros, en menaçant de répercussions diverses.

Je conçois que l’on peut se retrouver exaspéré, mais le dialogue est là pour colmater les brèches. N’est-ce pas pathologique voire pervers de refuser cette communication ?

En résumé, le besoin de paix est légitime pour chacun, et nul ne peut le juger, mais pour qu’il soit bien accepté, il doit passer par des mots simples, entendus par les autres, des mots vrais qui sonnent justes et ne sont pas de pieux mensonges.

Ce besoin de vivre en paix est certainement lié à nos propres vécus, à nos projections, à ce monde en folie. Si nous voulons la paix, respectons celle des autres, ce qui ne veut pas dire pour autant rompre le contact, car toute relation rompue avec violence génère un sentiment incompatible avec la paix.

Laissons une petite ouverture faute de laisser une porte ouverte.

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