( 5 septembre, 2017 )

Ce besoin de vivre en paix.

Est-ce le fait une fois encore de vieillir, mais j’adhère de plus en plus au fameux « fichez-moi la paix! » Avant, j’étais à la fois naïve, tolérante à l’extrême, puis la vie m’a imposé des limites. Je pouvais vivre dans le bruit, entourée de nombreuses personnes, ma maison était un vrai open bar. Maintenant j’aspire au calme, au silence. Laissons une petite ouverture faute de laisser une porte ouverte.

Ces mots là … inspiration de rentrée

Écrire pour vous dire, vous dire quoi ? Une impulsion. Encore ! Toujours aussi dérangée  ? Peut-être, mais voilà, je vous ai croisé,  je pensais vous avoir rayé définitivement de ma vie, et malgré moi je fus troublée. Étrange le trouble, cette sensation irréelle.

Je sais que ce fut difficile, pour vous, pour moi aussi, compliqué, douloureux, cela a laissé des traces, la définition même de la vie.

Je sais que l’on ne s’est pas compris, à un moment, cela arrive à tout le monde. Pour nous, cela s’est transformé en psychodrame. j’y ai stupidement cru. À votre retour, votre conversation fut encore plus troublante,  » Qu’attendez-vous de moi ? Que voulez-vous ? »

Que comprendre ? Qu’entendre ? Devais-je vous dire par téléphone que tout l’été, je n’avais pensé qu’à vous, que j’avais rêvé de sentir vos doigts effleurer les miens, votre bouche découvrir la mienne ? À côté de cela, un fantasme faisait-il le poids face à votre famille ? Après tout, cette amitié était belle, alors j’ai choisi de LA protéger, j’ai coché la case amitié, seulement j’avais oublié l’essentiel, ce n’est pas le temps qui régit les vies, mais les sentiments. Vous demandiez à me voir, vous veniez me voir, vous me proposiez votre aide, vous étiez là, vous me plaisiez, beaucoup trop, être avec vous me rendait heureuse, même si c’était pour quelques instants, quelques échanges. J’ai toujours été une incurable romantique, loin de la libertine décrite par des tiers qui ne me connaissent pas, même si j’aime l’amour qui reste mon carburant. J’aimais à penser que j’avais fait le bon choix, pour vous, pour moi. Au final, l’avenir a parlé, ce fut l’Erreur, et j’en suis désolée.

Je vous en ai voulu d’avoir joué avec moi, avec le recul, je comprends. Vous aviez le droit de choisir d’autres bras, vous aviez le droit ensuite de ne plus m’apprécier, vous aviez le droit de me rayer définitivement de votre vie, celui de me faire volontairement du mal, peut-être pas. Cette guerre stupide aurait pu être évitée.

Et puis il y a eu tant de choses, votre dernier contact où vous me demandiez de toujours croire en vous. Je ne cherche pas de coupable, je suis totalement responsable de mes choix, de mes émotions, mais il y a longtemps que je voulais vous dire vraiment ce que je ressentais. J’aurais préféré le faire en face, quoique je pense que les mots n’auraient pu sortir. C’est bien compliqué d’aimer. En croisant votre route, le passé m’est revenu en pleine face.  Malgré tout ce que j’ai pu vivre de négatif, je vous dois énormément, j’ai beaucoup évolué grâce à vous, j’ai dépassé mes rêves les plus fous, je n’ai jamais renoncé.

Vous revoir une seconde m’a donné l’impression d’avoir à cette époque été lâche, de ne pas avoir tout dit au bon moment , d’avoir eu peur, d’avoir manqué de confiance en moi, en vous, de vous avoir laissé penser des choses horribles qui n’étaient pas moi, qui n’étaient pas de moi.

Vous avez été pour moi une évidence comme on en rencontre peu dans une vie, une certitude, je ne suis pas venue vous chercher, c’est vous qui avez insisté lors de nos premières rencontres. Arrivés à nos âges, les trous de mémoire arrivent, et je vous fais la grâce de ces oublis. Je ne regrette rien, j’ai votre couple, et j’espère votre bonheur. J’espère que vous êtes heureux, que cela en valait la peine, toute cette haine inutile. Pourtant je reste convaincue que contrairement au message que j’ai voulu faire passer pour préserver votre foyer, message pas très futé je vous l’accorde si j’avais accepté votre proposition, les flammes nous auraient brûlés, emportées. Allez, là, vous pouvez dire que je suis folle ! Pour ça, et seulement ça, c’est vrai.

 

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