( 6 octobre, 2017 )

Pourquoi cette peur de l’échec ?

D’abord, il faudrait que dès le plus jeune âge, on apprenne aux enfants que pour réussir, il faut se tromper, qu’aucun adulte n’a vécu sans un échec à son actif. Le dire, souvent, est une vraie ouverture pour un enfant. Enseignante, j’ai toujours veillé à ce que l’erreur ne soit pas sanctionnée négativement, mais porteuse d’une construction.

Je leur apporte un minimum de savoirs, mais je peux me tromper, et parfois lorsque je sens un manque de confiance du groupe classe, je vais leur donner en cadeau une erreur, un mot que je vais mettre à la place d’un autre, pour relancer tel un rituel, l’autorisation de se tromper, le pouvoir de ne pas être infaillible.

Pour certains enfants, la peur de l’échec est paralysante. Ils savent, mais vont échouer l’estomac noué.

Le monde actuel est difficile, et il me semble important de casser cette peur de l’échec. Cette émotion, souvent incontrôlable est négative, génère du stress, et peut détruire une vie, faire rater un examen, ou même une histoire d’amour. Plutôt que de se confronter à l’échec certaines personnes reculent tout simplement. Je me souviens d’une amie qui rêvait de monter un restaurant, elle en avait les capacités, les finances aussi, mais voilà, cela ne cadrait pas avec la ligne de vie tracée. Elle a tellement ruminée son échec qu’elle a plongé dans un puits sans fond d’où elle s’est noyée. Il faut vraiment prendre conscience que tout peut-être un échec dans une vie. Nous sommes imparfaits, donc nous ne ferons jamais les choses comme il faut, mais nous essayons. Et le fait d’essayer reste notre plus grande force. Bien sûr, on peut se planter, et alors ? Bien sûr, on va toujours tomber sur des cons qui n’ont rien compris, et alors ? Bien sûr, on ne sait pas toujours si on fait le bon choix, et alors ?

La liste serait longue. La vie est faite d’avancées, réussies ou ratées, mais qui nous aurons permis d’oser.

À part décider d’aller tuer son voisin, là il vaut mieux que la peur l’emporte, qu’est-ce qui peut être au final si grave ? Peur de demander une augmentation au patron ? Qu’est-ce que vous risquez ? Peur de dire à la personne que vous aimez à quel point elle compte ? Sauf si c’est une imbécile, que risquez-vous à part un non . Peur de vous lancer dans un projet ? Il faut tenter, oser. Cela n’aboutit pas, aucune importance, il existe une autre option à laquelle vous n’avez pas pensé.

Il faut que cesse ce monopole qui met en avant la peur de l’échec, il freine, il tire vers la bas. L’échec, c’est nous qui le soulignons, ou les autres, alors une fous encore n’écoutons que notre petite voix à nous qui nous dit, tu peux réussir !

1 Commentaire à “ Pourquoi cette peur de l’échec ? ” »

  1. handiparisperpignan dit :

    j ai connu ces angoisses a l ecole, au lycee, en math surtout

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