( 18 novembre, 2017 )

Être, simplement être.

Qu’est-ce qui nous définit ? Notre âge ? Notre profession ? Nos valeurs ? Notre physique ? À cette question 72% sur mon blog ont répondu le travail, n’est-ce pas amusant quand on sait que la moitié des français ne font pas le travail qui leur plait. Ensuite, ce sera notre façon de vivre, nos relations, et en tout dernier, ce seront nos idées.

Je me souviens d’un couple qui dès notre premier contact s’égosillait à m’expliquer qu’ils étaient tous deux d’une très haute profession, et que moi, petite institutrice, je n’étais pas grand chose à côté. Inutile de vous dire qu’il n’y a pas eu de second contact. Je déteste m’imposer, et j’ai conscience que face à l’intelligence convaincue de sa supériorité, je ne pouvais trouver une petite place.

Comme si appartenir à un univers les définissait, alors que cela les a simplement réduit à un « paraître », ce qu’ils étaient certainement au final, dans leur vie.

Trop de personnes agissent ainsi. Dans le monde de l’édition, c’est du pareil au même , un peu à l’image du monde politique. Il faut faire des choix, un tri minutieux, car ayant croisé des éditeurs et des écrivains qui se fondent dans ce même moule, à chaque fois, je n’ai eu qu’une envie, leur hurler qu’ils ne sont pas leurs écrits, qu’ils sont bien plus que cela « des personnes qui sont ». Et plutôt que de se cacher derrière un miroir sans tain, Être, c’est être ce que l’on est vraiment, et je crois que ce serait bien si on n’essayait pas d’être autre chose pour « ne pas être »

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