( 1 janvier, 2018 )

2017, une année difficile pour les papillons

2017 fut une année bien difficile pour de nombreux malades atteints de dysfonctionnements thyroïdiens. L’opinion publique, une fois encore, n’a pas épargné les malades leur collant l’étiquette de « paranoïaques », « fous » ou « perturbés psychologiquement ». C’est tellement facile de juger sans savoir. Ce fut comme si le monde, « les autres » découvraient soudainement qu’il existait dans le corps de chacun une glande nommée thyroïde. Étrange comme cette révélation a fait coulé de l’encre ! Effectivement, cette petite glande de rien du tout, que l’on voudrait insignifiante, s’avère une pièce maîtresse de l’équilibre de notre corps. Sans un bon fonctionnement, tout part en vrille, le coeur, le système digestif, la mémoire, la régulation de la température, et la liste est longue, si longue que certains journalistes en ont bafouillé leur latin.

Là, stupeur, on découvre que des hommes peuvent avoir cette déficience, oui, des hommes alors que l’on jurait haut et fort que ce n’était qu’une maladie de « bonne femme » ! Pire, des enfants ( en montés croissante) se retrouvaient coincés dans les filets.

Une maladie bien réelle touchant plusieurs millions de personnes en France, tenue à l’écart, car méprisée des médecins qui vivent encore à l’époque du Moyen-Âge où les femmes atteintes de problèmes de thyroïde étaient traitées d’instables. Comme quoi l’évolution des mentalités n’a guère beaucoup avancé.

Et voilà que pendant cette année 2017, notre merveilleux système pharmaceutique va mettre sur le marché, très discrètement, un nouveau produit, sans faire des tests préalables sur des malades, sans informer la population à risque.

Je ne ferai pas la polémique de Merck. Certains malades ne supportaient pas l’ancienne version, et sont très satisfaits de la nouvelle, d’autres à l’inverse intolérant à un autre excipient n’ont pu supporter le nouveau traitement.

2017 fut donc un joyeux bordel ! Une rupture de stock des gouttes de LThyroxine début Août mettant la vie des patients en danger, car tout le monde ne peut prendre des comprimés ! Là aussi il faut que les préjugés cessent. Un dérèglement thyroïdienne nécessite des ajustements réguliers, des dosages pouvant tour dérégler à 5 ug près. Les laboratoires ne s’occupent pas de ces cas là, juste intéressés par leur productivité.

Résultat, Septembre 2017 a vu des malades en grande souffrance, des vies brisées.

Ce fut une sale année pour les papillons qui ont du se battre sur de multiples fronts, en particulier celui de leur corps.

Après comme dans tous combats, il y a eu des dérives, des malades fatigués devenus agressifs, un gouvernement qui refusait de répondre, des solutions difficiles à mettre en place.

Une fois encore, je ne me positionne pas en juge ni partie, juste en une personne connaissant bien cette fichue maladie, et qui souhaite simplement pour 2018, que le monde entende un peu mieux les malades, qu’il prenne conscience que ce n’est pas parce que ce n’est pas un cancer que l’on doit accepter de souffrir, de tester des médicaments, de ne rien dire. Une maladie invisible peut pourrir la vie, peut tirer vers le bas, peut détruire tout aussi violemment que n’importe quelle autre maladie.

Notre société se doit donc de développer un peu plus d’empathie envers les malades, les enfants (pas toujours diagnostiqués à temps), les hommes ( souvent trop orgueilleux pour aller voir leur médecin)

J’ai juste envie de demander à nos chercheurs, tournez-vous un peu vers ces déséquilibres qui pour plus de 50% des malades sont dus à des maladies auto-immunes. Il serait peut-être temps de s’intéresser à cette augmentation croissante, de s’interroger sur ce que sera l’avenir du papillon des générations futures.

 

Faites en sorte qu’une année comme 2017 ne se reproduise plus.

Bonne année à tous

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1 Commentaire à “ 2017, une année difficile pour les papillons ” »

  1. Elisabeth dit :

    Bonne année à toi Sylvie. Je t’embrasse et te souhaite encore plein de projets à réaliser pour 2018.

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