( 29 janvier, 2018 )

Aux absents, aux coups de coeur perdus, à la vie

 

Penser à quelqu’un qui n’est pas là ou qui n’est plus là peut s’avérer source anxiogène pour certains, alors que ce ne devrait pas être le cas. Cet autre ne sait pas que l’on pense à lui, alors quel intérêt de perdre ainsi son temps ? N’est-ce pas une façon involontaire de creuser sa propre solitude ? Le mirage d’être avec l’autre qui n’est pas présent. Une personne me disait dernièrement que si on pensait à quelqu’un très fort cette personne automatiquement penserait à nous. Utopique, et pourtant comme ce serait merveilleux si c’était vrai, impliquant une communication parfaite sans heurts, malheureusement, hormis dans les cas de « connexions » rares, l’absent restera absent.

Il existe, c’est vrai, pour des esprits pas trop cartésiens ce que l’on appelle la synchronisation des faits, lorsque vous pensez soudain à une personne et que vous la croisez dans la rue. Après, est-ce une question d’énergie, de hasard, nul ne peut l’affirmer avec certitude. Une amie me disait dernièrement sentir chaque soir l’énergie de son amant dont elle était pourtant séparée par plusieurs centaines de kilomètres. Heureuse femme ! Que cet amour doit être fort pour défier ainsi la distance.

Encore une fois, ce sont des cas d’exeptions.

Et puis, il y a ces absences, ceux qui sont partis pour toujours, qui nous manquent, dont nous gardons en nous la présence. Ils sont là souvent comme une ombre, une protection, nous tenant d’une main invisible l’épaule. Ces absents sont sécurisants, rassurants, et deviennent nos guides, notre plume. Certains vous diront que c’est de la folie de s’accrocher à ces âmes, mais qui cela dérange-t-il et puis pourquoi ne pas être un peu fou ?

L’absence est un vide qui doit être apprivoisé sans larme, sans douleur, un vide qu’elle crée et qui doit simplement être continuellement rempli d’amour, un vide qui est tout sauf pathologique comme disent les langues de vipères.

S’empêcher de vivre serait une ineptie, au contraire, il faut vivre en pensant à tous les absents de nos vies, à ceux qui ont compté, à ceux dont nous avons eu ce coup de coeur, y penser par moment fait du bien à l’âme, ce n’est pas une obsession, mais  certainement une des plus belles façons d’avancer

1 Commentaire à “ Aux absents, aux coups de coeur perdus, à la vie ” »

  1. Jenny dit :

    C’est un très très bel article !!!!
    Je sais pas quoi dire d’autres parce que tout est dit. C’est très vrai et très beau.

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