( 3 février, 2018 )

La solitude

 

Fléau du siècle lit-on partout. Grande douleur si elle n’est pas choisie, touchant aussi bien les jeunes, souvent seuls à notre époque où les relations sont virtuelles, que nos anciens qui ont perdu tous leurs amis du même âge.

Solitude choisie, silence parfois salutaire, pouvant être anxiogène pour certains. Qui n’a pas en vacances dans une vieille bicoque sursauté en entendant le vieux plancher craquer ?

La solitude faisant les gros titres, trop souvent assimilée à l’absence de partenaires sexuels. N’est-on pourtant pas parfois seul dans un couple et à l’inverse heureux seul ? L’absence de solitude passe-t-elle obligatoirement par le couple ou par cette profusion d’amis virtuels dont s’égosillent certains, ces parasites, ces lèches-bottes ?

Ne peut-on se retrouver parfois bien seul au milieu d’un grand groupe, dans ces endroits où tout le monde parle pour ne rien dire, où on ne s’entend plus ?

Au sein d’un couple, certains ne partagent plus leur repas préférant rester jouer devant leur console, préférant faire chambre à part, sont-ils plus seuls que les autres ou la solitude n’est-elle pas plutôt un mode de vie ou de pensées ?

Cet autre est-il là parce que nous l’aimons vraiment ou pour combler le vide restant. Tout est une question de philosophie de vie.

Vaincre la solitude, c’est surtout ne pas avoir peur de ce vide, s’autoriser à vivre avec, à sortir d’un cercle vicieux où souvent les blessures du passé sont tenaces, à ne pas se jeter dans les bras du premier venu ou dans les griffes de la première psychopathe prête à combler ce manque. Sortir de la solitude, c’est se dire déjà que l’on a le droit d’être heureux, seul ou pas.

 

La solitude n’est pas une fatalité, parfois juste un passage obligé pour avancer et se poser les bonnes questions.

« La tristesse vient de la solitude du coeur » Montesquieu

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