( 15 février, 2018 )

Mélancolie, mon amour.

 

 

Le corps a une mémoire dans laquelle par moments s’invite la mélancolie, ces souvenirs d’un temps qui n’existe plus, ces instants que l’on voudrait juste pour quelques heures retrouver. En tant qu’auteure, j’aime ces minutes presque invisibles si doux à ma plume, qui mettent, c’est certain, un peu de grisaille dans mon quotidien, mais qui m’invitent au rêve. Contrairement à l’idée reçue, la mélancolie n’est pas un état dépressif, c’est simplement une autre façon d’appréhender le bonheur, de plonger dans l’abîme du silence sans pour autant se noyer. La mélancolie est une solitude apprivoisée, ce passage entre la réalité et un passé qui n’est plus, c’est ce lien qui persiste au-delà de tout, sans raison. D’un naturel optimiste, j’aime ces phases mélancoliques qui contrairement à beaucoup ne vont pas me plonger dans le désespoir, juste me ramener à la réalité, une vie où j’ai bien vécue, une existence bien remplie où j’ai beaucoup aimé à m’en user le coeur, où j’ai aussi beaucoup rêvé à parfois m’y perdre, où je dois réaliser que rien changera, il ne reviendra pas, elle ne comprendra pas, la vie ne nous épargnera pas. Trop de personnes ont peur de ce passage entre ses bras, il ne faut pas. La seule condition est de ne surtout pas s’y attarder trop longtemps, de juste en profiter, un temps, car son charme discret pourrait ne jamais nous laisser partir, et nous plonger définitivement dans une peine sans fin.

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