( 6 mars, 2018 )

Les appels à textes

 

Les appels à textes sont de plus en plus nombreux à être proposés soit par des ME soit par des concours, mais pourquoi un tel engouement ?

Je pense que dans la tête de beaucoup de personnes qui écrivent, ces appels à textes sont synonymes de gloire et de réussite, ce qui reste à mon avis un doux euphémisme. Envoyer des textes pour le plaisir, parce que l’on aime écrire, parce que l’on a la passion, que l’on a envie de tester notre plume, c’est une excellente idée, par contre, beaucoup trop d’auteurs se lancent dans des appels à textes avec l’illusion d’être connus par ce biais, d’avoir leur texte mis en avant. Il ne faut pas se bercer de rêves. Au mieux la merveilleuse nouvelle se retrouvera au milieu de plusieurs autres, noyées dans le lot, et même si cette dernière trônera dans un recueil, elle n’en restera tout de même juste qu’une simple nouvelle. Tout le monde ne s’appelle pas Andrée Chedid qui a cartonné avec sa célèbre « Dame en rouge ».

Les concours d’appels à textes n’apportent que rarement les gros titres des magazines, et surtout les nouvelles ne se lisent guère de nos jours. Même le dernier roman de Bussi fait de plusieurs nouvelles est beaucoup plus boudé que les autres.

Faut-il pour autant les abandonner ? Non, car c’est un excellent exercice de style, et même si se lancer dans ces concours demandent du temps, de la patience, de l’imagination, les retours de ces appels à textes permettent de s’améliorer, d’accepter la critique. Personnellement sous pseudo, j’ai participé à beaucoup d’appels à textes, dont les retombées me furent fort utiles, car c’est toujours amusant de voir ce que les gens pensent d’un texte en ignorant que j’en suis l’auteure.

Après faut-il signer avec une ME suite à un appel à textes ? Je pense qu’il faut tout de même rester très prudent, car s’engager sur une simple nouvelle, peut bloquer ensuite un manuscrit futur plus élaboré. Il faut toujours faire très attention aux contrats signés trop rapidement, car il est plus facile de s’engager que de quitter ensuite le navire.

L’idéal serait certainement les concours des grandes éditions, peut-être, même si trop souvent les jeux sont un peu biaisés dès le départ, malheureusement, tout comme beaucoup trop de concours.

1 Commentaire à “ Les appels à textes ” »

  1. Lynda dit :

    Tout à fait de votre avis madame.
    Lauréate d’un appel à textes d’une maison d’édition bien connue et renommée mon livre fut publié un an après, mais sans grosse publicité, avec en plus une obligation éditoriale.
    Ce fut mon seul roman vendu à 1300 exemplaires et cela m’a écœurée.

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