( 25 mars, 2018 )

Les romans érotiques.

Au salon Paris Livre, j’ai discuté un moment avec une auteure de livres érotiques qui m’expliquait être très mal perçue dans « le milieu » car elle ne correspondait pas à l’image que l’on se fait d’un écrivain de romans érotiques. Comme quoi pour publier des histoires coquines, il faut un certain « look ». Me connaissant, vous imaginez comme cette discrimination m’a choquée. Je ne suis pas spécialiste de ce type d’écrits. Il m’est arrivé de pondre des textes érotiques pour des concours littéraires, et même si je me suis pas trop mal placée, je n’ai pas non plus fait des étincelles. J’aime ajouter une pointe d’érotisme dans mes polars surtout parce que mon héroïne Adelyse s’y prête. Écrire des scènes crues, ce n’est vraiment pas ma tasse de thé.

Dans mon premier roman Carla, par exemple, l’éditrice de l’époque avait rajouté dans la version collector des scènes très chaudes, que j’ai immédiatement retiré dans la seconde édition, tout simplement parce que c’était trop éloigné de mon style littéraire et que cela me mettait même mal à l’aise. Autant un soupçon de piment, c’est un peu comme mettre un peu de sel sur un plat, mais un manuscrit entier, j’en serai incapable. Il n’empêche que je trouve scandaleux qu’un auteur soit « rejeté » simplement parce que physiquement elle n’allait pas faire bander la France ! Bon sang, ce sont ses mots qui sont importants !

Une fois encore, je reste très dubitative face à cet engouement pour des romans érotiques comme « 50 nuances de Grey ». Personnellement, je l’ai lu, mais je n’ai pas mouillé ma petite culotte. J’ai trouvé le rapport érotique très pervers, à se demander si pour mettre un peu de couleur dans leur vie, les femmes ( car 80% des lecteurs de ce roman sont des femmes) ne seraient pas attirées par les hommes que l’on peut qualifier de pervers narcissiques. Moi, je fuis ces spécimens ! Je ne parlerai pas non plus de l’héroïne, Anastasia, vierge et sacrément pas farouche prête à utiliser pour ses premiers ébats godes et instruments divers.

Après, j’ai envie de dire, peut-être est-ce la princesse qui dort dans chaque femme qui rêve d’offrir une once d’humanité à un homme qui vit sans empathie, peut-être aussi que ce héros des temps moderne qui joue surtout sur la montée du désir érotique reste un fantasme pour beaucoup de femmes ?

En tous les cas, même si ce roman ne m’a pas mis en transe, mais bon, je n’ai plus vingt ans allez-vous me dire, je continuerai tout de même à inciter les écrivains en herbe à titiller l’art de l’érotisme, simplement parce qu’il y a un vrai public, simplement parce qu’il est important que la recherche de l’épanouissement sexuel ne soit plus considérée comme un tabou, que les femmes surtout aient le droit d’en parler sans être montrées du doigt !

 

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