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( 28 avril, 2018 )

« On se grise de silence, comme on se grise d’opium. » Anne Barratin

 

Jeunes, on aime le bruit, la musique forte, puis avec l’âge, on aspire aux silences, à la paix. Déjà le silence, c’est l’absence de paroles, ces mots qui détruisent tout, ces rumeurs qui détruisent des vies. Épouser le silence, c’est faire corps avec l’immensité.

Je sais ce que certains se disent, elle écrit, mais n’empêche que c’est une sacrée pipelette. Alors là, je vous arrête, avec un sourire en cadeau, on peut aimer bavarder, échanger, et savourer le poids du silence parfois encore plus parlant que des mots.

Ensuite, imaginez un peu le taux sonore que l’on emmagasine dans une école, les pas de quatre cents élèves qui résonnent, les bruits de portes, les cris, et je ne parle même pas des bavardages pire qu’un bourdonnement continu d’abeilles. Alors quand on se retrouve en vacances ou chez soi avec juste ce grand vide nommé silence, on le savoure comme le cite Anne Barratin tel une bouffée d’opium, une sensation oubliée, que l’on a envie de très vite retrouver. Alors si on se grisait un peu de silence avant la reprise ?

1 Commentaire à “ « On se grise de silence, comme on se grise d’opium. » Anne Barratin ” »

  1. M.Déthé dit :

    quand j’étais au collège, je me souviens du sous directeur, quand il passait dans la classe de permanence… il nous disait « écoutez le silence »
    je pense souvent à lui, quand j’écoute le silence parce que maintenant j’ai pris la mesure de ses paroles… Merci pour ce texte :)

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