( 23 mai, 2018 )

Sexualité épanouie, vie réussie

 

Tout d’abord, un petit tour vers le passé qui définit la luxure comme la recherche sans retenue des plaisirs de l’amour physique, des plaisirs sensuels. Une sorte de débauche. Tout se trouve dans ce petit mot « sans », car sinon le propre de l’homme n’est-il pas de s’adonner au plaisir de la chair ?

Un peu d’histoire, au Moyen-âge, la Luxure était considérée comme le plus grave des péchés capitaux, par la religion, alors qu’elle était clairement considérée comme normale durant l’antiquité.

Au 18ème siècle apparait le libertinage, faisant référence à des pratiques sexuelles sans morale, adultère ou en groupe. Il semblerait que malgré notre société dite libérée, l’échangisme ou le voyeurisme sont encore considérés comme immorales et malsaines.

On se retrouve face à une culture bien tenace et un besoin de vivre pleinement sa sexualité. Cette opposition est souvent mal vécu par certaines personnes qui font dénigrer ceux avec des pratiques sexuelles différentes des leurs. Ce type de jugement ne démontre-t-il pas au fond une grande frustration ? Ce sera celui qui va cracher sur l’érotisme simplement parce qu’il est incapable de donner à sa moitié un véritable plaisir érotique ou celle-ci qui va être choquée par un film porno simplement parce que sa sexualité fut bridée.

J’ai tendance à penser, mais cela n’engage que moi, que notre époque utilise la sexualité comme un objet. Il n’y a qu’à voir les sex-toys, les livres illustrés sur le Kamasutra, les films pornos. Les médias en arrivent à faire croire que l’homme bande partout, jouit tout le temps, et ne pense qu’à ça, ce qui est totalement faux. Le désir ne se programme pas, et contrairement à l’idée reçue, les hommes ne passent pas leur journée en rut, ils ne bandent pas dès qu’ils croisent une jolie fille (hormis à l’adolescence). Une copine me disait dernièrement qu’un homme ne pouvait rester « sans baiser » plus de deux jours. Faut arrêter les raccourcis. Il existe des hommes dont la sexualité est forte, mais souvent c’est lié à des blessures d’enfance, un besoin de faire l’amour pour être certain d’être aimé. J’ai connu une fille il y a trente ans qui programmait ses relations sexuelles avec son mari. Elle m’avait fait voir son petit carnet. «  Lundi 22h, missionnaire, lit ». Cela m’avait profondément marquée. Où est le désir dans tout ça ? Et si ce lundi elle avait envie de s’envoyer en l’air dans la cuisine, c’était fichu.

Alors, une sexualité épanouie, c’est quoi si ce n’est ni la luxure ni forniquer toutes les nuits ?

Je pense, mais là encore sur un sujet encore tabou, c’est oser dire ce que l’on veut, parler de ses désirs, de ce que l’on aime ou pas. C’est être bien dans son corps que l’on soit grassouillette ou maigre, que l’on ait vingt ans ou soixante. C’est accepter que son conjoint ou son amant puisse ne pas avoir envie. Avoir une sexualité épanouie, c’est se sentir prêt à tester de nouvelles positions, de nouvelles idées, c’est céder au désir même s’il n’est que midi. C’est croire en l’autre surtout. Une lectrice me disait récemment «  Je me sens grosse, et mon copain n’aime que les minces. Je n’arrive pas à jouir » Sacrilège ! Soit il faut changer de mec, soit il faut accepter son corps. Il n’y a pas que le physique dans la vie, et on peut fantasmer sur un corps de rêve en papier glacé, et ne pas arriver à bander avec une belle fille.

Stop aux idées reçues ! Aimez-vous, apprenez à bien connaître votre corps pour mieux en faire profiter l’autre. La masturbation n’est pas un tabou, le désir non plus, et s’éclater sexuellement est certainement le meilleur médicament anti déprime !

 

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