( 20 juin, 2018 )

Quand la vie est trop lourde

 

Cela nous arrive tous, cette fatigue qui nous tombe dessus, un travail trop fatigant, des rêves que l’on voit s’envoler, des bouteilles à la mer qui se sont perdues dans l’océan. Tous à un moment on se dit, c’est trop lourd à porter. Certains vont alors foncer vers une bouteille pour s’enivrer, d’autres vont broyer du noir, et bien moi j’écoute de la musique jusqu’à ce que les chansons effacent les mots négatifs qui s’inscrivent dans ma tête. Je ne suis plus fatigue, je ne suis plus déprime, je suis juste musique, comme le chantent les enfoirés dans « Je joue de la musique. »

«  Je joue de la musique, je respire musique, je sens la musique, je t’aime en musique, je fais l’amour en musique (…) »

Alors finalement, la vie n’est pas si lourde et le bonheur, il est là où on veut bien le trouver, il faut juste veiller à ne pas le louper … «

Il est où le bonheur, il est où?
Il est où?
Il est où le bonheur, il est où?
Il est où?
Il est là le bonheur, il est là
Il est là
Il est…«

 

 

 

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( 19 juin, 2018 )

La jalousie

Ces femmes jalouses, prêtes à tout pour garder leur moitié, qui n’en est au fond pas vraiment une, qu’elles n’aiment pas vraiment sinon elles auraient confiance. Ces femmes sont redoutables et peuvent, sournoisement, générer des situations incontrôlables. Je ne parle pas de la petite jalousie, de ce soupçon de colère lorsque Chéri regarde un peu trop le décolleté de la bimbo, non, je parle de cette jalousie que certaines personnes véhiculent avec hypocrisie, ces grands sourires, ces embrassades, et puis le couteau dans le dos. Il m’a fallu longtemps pour comprendre que ces femmes jalouses vivaient dans un climat certainement propice à la jalousie, lié à un passif instaurant un manque de confiance en elles. Résultat au lieu de s’en prendre à leurs hommes, elles vont directement se venger sur l’objet du crime, l’Autre, celle qu’elles pensent être l’intruse.

La jalousie est un sentiment douloureux, et la femme jalouse est à plaindre. Comment peut-on vivre harmonieusement avec une personne en ayant sans cesse peur d’être trompée ? C’est impossible. Mais cette personne a tellement peur de perdre l’homme avec qui elle vit, à qui elle a tout sacrifié, qu’elle ne se rend pas compte qu’elle manque simplement d’amour, d’un amour datant de l’enfance que son conjoint ne peut pas nécessairement lui donner. Et oui, l’autre n’est pas là pour combler des manques affectifs, et vivre dans la peur de ce drame, va instaurer un désir inconscient chez l’autre de franchir la ligne rouge. Seulement ce n’est pas en empêchant Chéri de fantasmer sur la voisine, qu’elle retrouvera confiance en elle. Nul ne peut s’introduire dans le jardin des rêves de chacun. La jalousie est un fléau. La petite jalousie par contre peut s’apparenter à du pigment. Un petit plus dans la marmite conjugale qui parfois devient fade. Il ne faut pas pour autant en abuser.

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Apprendre à gérer sa jalousie est indispensable, cela ne signifie pas non plus être naïve et fermer les yeux. Tout homme et toute femme ont besoin de se sentir libres, même si cette liberté est illusoire, car limitée par le facteur temps, mais cette illusion permet à chacun simplement de se sentir vivant.

( 19 juin, 2018 )

Pour ou contre les boutiques de cannabis ?

 

Voilà que les premières boutiques de vente de cannabis à usage thérapeutique viennent d’ouvrir en France, les pour affrontent les contres, chacun y allant d’ son avis. Je fais partie de ces cas rares qui n’ont jamais fumé un joint, détestant le tabac donc l’idée même de la clope. Seulement, ces petits gâteaux au cannabis que l’on voit parfois avalés dans les séries TV me fascinent. Pourquoi pas ? Ces boutiques ne vendent pas des doses dangereuses, et puis ne vaudrait-il pas mieux manger un cake plutôt que de se bourrer d’antidépresseurs dont on sait aujourd’hui que les retours de bâton sont terribles ?

Quand je vois que dans les pays nordiques, les malades atteints de cancers, vivent pleinement leur chimio grâce à l’achat de cannabis, une fois encore, j’ai envie de dire, pourquoi ne pas offrir ce choix ? Encadré par des médecins, surveillé, le cannabis peut aider à aller mieux, pourquoi s’en priver? Pourquoi craindre une accoutumance lorsqu’une personne se trouve en fin de vie ?

La substance aurait, en revanche, des vertus relaxantes, décontractantes et antidouleurs, alors pourquoi ne pas l’utiliser plutôt que de se bourrer de cochonneries de médicaments. Une fois encore, je sens l’industrie pharmaceutique sur la sellette ! Quelle perte de profit !

D’un point de vue législatif, la vente de ces plantes, qui peuvent être consommées sous forme d’herbe à fumer, mais aussi de sirop, huile, cristaux, chocolat ou miel, est autorisée dès lors que la teneur en THC n’excède pas 0,2. Pas de quoi devenir drogué, par contre certainement une bonne dérive pour aider toutes les personnes déprimées.

Alors à quand le petit carré de chocolat lors des réunions stressantes ? J’imagine déjà certaines réunions où les petits fours seraient … ahahah

 

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( 18 juin, 2018 )

La thyroïde, pourquoi on en parle tant ?

Il y a cinq ans, je ne savais même pas ce qu’était cette glande ni son utilité, et puis, je suis tombée malade, et surtout, l’été dernier le scandale du NL a mis le feu aux poudres. Il faut toujours trouver du bien dans chaque situation même la pire. Aujourd’hui, on en parle, on commente, des groupes, des comités, des associations, tout le monde en parle.

Qu’est-ce que la thyroïde et plus particulièrement une hypothyroïdie ?

La glande thyroïde peut se mettre à débloquer, elle devient incapable de produire une quantité d’hormones suffisantes dont notre organisme a besoin. Détectée à temps, ce dérèglement n’aura aucune incidence sur l’avenir. Seulement, l’hypothyroïdie peut également être due à une maladie auto-immune comme Hashimoto, maladie dans laquelle les anticorps vont se retourner contre la glande.

Pourquoi est-ce que l’on en parle tant ? Parce que ces maladies touchent des millions de personnes de par le monde, parce que ce sont des maladies invisibles.

Le diagnostic n’est pas toujours facile. Il se vérifie avec une prise de sang recherchant la TSH, mais il existe beaucoup de cas qui se trouvent hors diagnostic.

Certains symptômes peuvent tout de même alerter.

Une prise de poids trop rapide, souvent avec gonflement des mains, du corps, sans avoir préalablement abusé des bonnes choses.  La fatigue avec un grand F, inexpliquée, qui met à terre, dont la personne ne peut rien hormis avoir cette envie de dormir et bailler toute la journée, une peau sèche que même les crèmes anti ne peut sauver, des ongles striés, un visage tiré, boursouflé, des cernes profondes, un dérèglement du système digestif pouvant induire ballonnements, constipation, lenteur digestive, une voix qui peut devenir rauque ou une difficulté à avaler, des troubles de la libido, de mémoire et de concentration, une frilosité extrême, des problèmes de tension ou cardiaques, des problèmes musculaires.

La glande thyroïde est le centre des émotions, le moindre petit dérèglement va toucher l’humeur, le comportement. Des personnes positives peuvent en quelques semaines tomber dans la dépression ou développer angoisses voire paranoïa. D’autres à l’inverse seront agressifs, survoltés.

Une hypothyroïdie peut également laisser apparaître un goitre qui est un élargissement de cette glande, pouvant ainsi serrer la gorge, gêner à la déglutition ou irriter. Ce dernier sera confirmé par une échographie de la thyroïde afin d’évaluer la présence ou non de nodules toxiques.

 

Combattre l’hypothyroïdie n’est pas toujours facile malgré la prise d’un traitement de substitution. C’est un peu comme si une voiture manquait d’huile, le corps lui va manquer d’hormones seulement le plein ne se fera pas aussi simplement qu’un plein d’essence. Trop peu d’hormones, ce sera l’hypothyroïdie avec son cortège de symptômes, trop d’hormones, ce sera l’hyper pouvant induire des problèmes cardiaques graves.

 

Se fier à la TSH ? C’est juste un indicateur souvent utile, seulement la norme labo ne prend ni en compte le pourquoi ni le comment. En clair, une personne développant une hypothyroïdie ne présentera pas les mêmes symptômes avec une norme identique qu’une personne atteinte de maladie auto-immune.

Afin d’éviter la destruction complète de la thyroïde, les endocrinologues mettent cette glande au repos avec une TSH entre 0,5 et 1. De même, de nombreuses personnes peuvent présenter une TSH frôlant l’hyperthyroïdie, et une T4 présentant une hypothyroïdie. On comprend ainsi la complexité de cette pathologie, invisible, lourde de symptômes parfois handicapants, et surtout complètement incomprise des autres.

 

Aujourd’hui, heureusement les malades se réveillent. Ils ne veulent plus être traités comme des moins que rien, alors qu’ils souffrent souvent par crises.

Une maladie auto-immune thyroïdienne est incurable. La thyroïde ne repoussera jamais, sauf si dans les prochaines années la médecine fait des miracles.

Le malade pourra présenter un temps une forme éclatante, et d’un coup, souvent lié à un stress, un surplus de travail, il s’écroulera victime d’une hypothyroïdie. Le traitement n’empêchera jamais ces crises puisque rien ne peut soigner une maladie auto-immune.

Il faut donc apprendre à vivre avec, et ce serait vraiment bien si les « autres », ces personnes non malades qui ne cessent de juger, de critiquer, de traquer le moindre signe de faiblesse, développaient pour une fois un peu d’empathie, simplement parce qu’aujourd’hui, nous sommes plus de trois millions, mais demain, nous serons le double ! Rien ne peut arrêter ces dérèglements de plus en plus nombreux, alors au moins faisons preuve de solidarité !

Et que personne n’oublie. La découverte de ces maladies est stressante, elle engloutit, mais il y a une vie avec Hashimoto, et elle est ce que l’on en fait.

Sortie du recueil le 6 Juillet

( 18 juin, 2018 )

Liaisons dangereuses …

Les liaisons dangereuses, tout le monde en parle et  quand les vannes s’ouvrent, c’est instructif voire amusant.

« La maîtresse parfaite, comment doit-elle se comporter ? »

Pour cette question, je suis allée à la chasse aux indices en interrogeant ces messieurs, car eux seuls peuvent définir la maîtresse idéale.

Tous ont répondu en coeur que cette dernière devait être hyper compréhensive.

Zic, que veut dire vraiment compréhensive ? Réponse : « Elle doit se plier à notre vie, à notre couple, elle ne doit en aucun cas demander plus ». En clair, j’en conclus, elle doit être transparentes. « Discrètes » me souffle-t-on. Ouille !

Pas facile pour une femme cette seconde place. Tout le monde ne pourra et ne voudra pas endosser le rôle de maîtresse !

Et l’amour ? Là, j’ai eu droit aux yeux au ciel. « Sache qu’il ne quittera jamais sa femme pour sa maîtresse, non parce qu’il ne tombera pas amoureux, mais parce qu’il y a trop en jeu. » L’argent, les gosses, toujours la même rengaine, pas beaucoup d’évolutions depuis le siècle dernier.

Afin de jouer l’avocat du diable, je m’insurge :  « Quel intérêt de tromper sa femme alors ? » Que n’ai-je dit ! Je fus saluée par de grands éclats de rire.

« Une maîtresse, c’est de l’or en barre. C’est l’amour que l’on a tous désiré, sans condition, totalement, passionnément. Ce sont les épices dans le plat de la routine. C’est l’overdose des fantasmes, le sexe sans limite. Elle fait tout, mais tu entends bien tout ce que notre femme ne veut plus faire. »

Vu sous cet angle, c’est effectivement tentant, mais comment préserver une telle relation ?

Un de mes amis m’a expliqué sans ambiguïté, qu’il suffisait de créer un mail totalement privé qui ne sert qu’à « elle », qu’il possède un téléphone réservé, qu’il a créé un profil Facebook « féminin » pour pouvoir « voir tout ce que fait sa chérie et papoter sur messager ». Jaloux, lui ai-je demandé ? Je n’ai pas eu un franc « oui », mais c’était un peu « ne fais surtout pas ce que je fais ! »

J’ai terminé mon interrogatoire par « Heureux » ? Et curieusement, oui, ils l’étaient tous, disant aimer leur femme, parce qu’elle est le pilier de leur vie, souvent vingt voire trente ans de mariage, mais quand ils parlent de leur maîtresse, mille paillettes brillent dans leurs yeux … Messieurs, vous ne me ferez pas croire que vous n’êtes pas amoureux ! La preuve, l’un d’eux m’a avoué ne plus coucher avec sa propre femme que cela ne dérange pas du tout !

Au final, pourquoi en faire tout une histoire ! Si la maîtresse est amour, prête à tout pour cet homme, si ce dernier revit ce qu’il ne pensait plus connaître un jour, pourquoi se priver ? L’important est de le Respect !

 

Et les femmes ? Bientôt, j’irai à leur tour leur demander, mais sachez messieurs que nous fonctionnons un peu différemment, que même si une femme amoureuse est prête à tout pour se fondre même quelques heures dans l’intimité de l’homme aimé, elle a bien su mal à rester à la seconde place. Quant aux femmes jalouses, attention, rien n’échappe à une épouse, surtout si la routine a remplacé la folie.

Bien difficile alors une aventure « parfaite », mais avec l’été qui arrive, que les coeurs et les corps s’envolent ! Je vous souhaite une overdose d’amour et de sexe !

 

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( 17 juin, 2018 )

Apprendre à se dépasser.

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Trop de personnes restent dans leur zone de confort, refusant de prendre le moindre risque ou faisant des choix « confortables et raisonnables. » Je ne les critique pas. J’étais comme eux, avant. Serait-ce de la paresse ? De la peur ou de l’indifférence ?

Il n’empêche que le jour où, l’adrénaline nous pousse à oser ce dépassement de soi, cela devient un besoin, une drogue. L’envie de se complaire dans un cocon douillet ne traverse plus l’esprit. Se dépasser, c’est s’autoriser à découvrir de nouveaux horizons. Trop souvent nous sommes limités par nos propres pensées, issues de notre éducation, de ce que la société souhaite, « la bonne morale » comme on dit. Mais se surpasser, c’est trouver cette force enfouie au fond de nous, cette motivation qui doit nous donner des ailes. Réaliser l’impossible, c’est oser dépasser notre zone de confort, c’est croire en soi, et se dire que si nos projets sont positifs, s’ils ne nuisent à personne, alors on y arrivera. C’est oser Aimer à la folie. C’est être capable de rire encore.  Se dépasser, c’est être vraiment libre !

( 16 juin, 2018 )

Douloureuse rupture

 

Chaque jour ou presque je découvre qu’un couple vient de se séparer, et cela me rend tellement triste ces histoires qui se finissent ainsi. Une rupture amoureuse est une chose terrible, comme si on se trouvait soudain au bord d’un précipice, seul, sans personne, prêt à sauter. Nul ne peut se mettre à la place de ces couples qui ne s’aiment plus. Chacun a son histoire, et souvent, de l’extérieur, on ne voit qu’un côté du miroir, mais pour tous, la séparation est une souffrance.

Bien sûr, il existe la rupture liée à l’usure, souvent comme une corde rongée par le temps qui va s’effilocher jusqu’à se rompre. En général, les personnes ne s’aiment plus d’amour, ont juste une grande affection, et ont envie de vivre simplement autre chose.

D’autres n’échappent pas au coup de coeur ou à la passion, dévoreuse de vie, destructrice, qui va tout enflammer. Là, un des deux aime encore et va vraiment avoir mal.

Personne n’appartient à personne, et j’ai tendance à penser que si un couple doit se séparer, c’est qu’il a autre chose à vivre, autrement, différemment.

Douloureuse une rupture ? Certainement, mais bien la vivre est une avancée. D’abord, ne pas se vautrer dans le négatif. On ne peut forcer personne à rester amoureux. Alors plutôt que de s’en vouloir, plutôt que de culpabiliser, se recentrer un peu sur soi.

Ensuite il faut oser dire que l’on va mal, parce que cela soulage, cela fait su bien, et puis un jour, on sait que cela ira mieux.

Parfois certaines ruptures ne sont que provisoires, d’autres malheureusement irrécupérables. Dans les deux cas, ne pas rester sur les regrets, ne pas non plus se dire que l’on a perdu son temps ou son énergie dans une relation qui se termine par un échec, on a avancé, on a peut-être changé, ou c’est l’autre, peu importe, on a eu de sacrement bons moments. Ne surtout pas cultiver la haine, parce que cela reviendrait à effacer tout ce qui fut.

Et puis, moi je crois à l’amour, alors après avoir pris du recul, après avoir savouré la solitude nécessaire à la reconstruction, au coin d’un magasin, d’une rue, d’un chemin, des yeux vont croiser les vôtres, une nouvelle vie va se dessiner. Il faudra juste un peu de temps …

 

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( 16 juin, 2018 )

La fatigue et Hashimoto

Une maladie auto-immune est difficile à surmonter parce c’est une maladie invisible.

Et comme tout ce qui ne se voit pas, tout le monde s’en moque. Mais cela n’empêche pas de survivre, parce que la vie est ainsi. Seulement, c’est un peu comme mettre des lunettes de soleil, on protège nos yeux des UV, mais le soleil continue tout de même à taper fort. Pour la maladie, c’est la même chose. Le traitement va permettre à notre glande de se tenir « en forme », mais il ne soigne pas la maladie auto-immune, qui elle, est irréversible. Alors, on se retrouvera sujet à des crises inévitables, que rien ne peut prévoir à l’avance. Il suffit d’un surplus de stress, de fatigue, ou quelque autre aléa de la vie, pour que tout parte en vrille durant deux jours. Difficile à vivre, car incompréhensible pour les autres. Alors, on ne dit rien, on ne prend même plus le risque de se faire rabrouer, on serre juste les dents lors d’une crise de thyroïdite.

 

Dernièrement, une crise m’est tombée dessus sans crier garde. J’allais super bien, en pleine forme, et puis le lendemain, ce fut comme si j’avais pris un grand coup derrière la tête. Mon corps s’était mis en mode légume, sans réaction. Deux jours d’enfer où je suis allée bosser tel un robot, bâillant toute la journée, avec des vertiges, des crises d’angoisse et une envie de baisser les bras. Les autres n’ont rien vu. J’ai fait mon boulot, juste en étant sur le fil rouge, et puis deux jours plus tard, tout était de nouveau normal. Avant, je me serai précipitée au labo pour faire une prise de sang. Ma TSH aurait montré une augmentation, mon médecin aurait rééquilibré mon traitement, mais quelques semaines plus tard ma prise de sang aurait montré que je devais revenir au dosage précédent. Depuis quelques mois, mon médecin et moi-même avons décidé de ne plus changer le dosage, et d’orienter les traitements vers la gestion du stress, cause principale d’une thyroïdite dans mon cas. Il est important d’apprendre à gérer sa maladie, afin de vivre mieux. Apprendre à s’occuper de son corps est important.

Une fois encore, j’ai envie de dire qu’un regard nouveau sur ces maladies thyroïdiennes est important. Ce n’est pas parce que l’on ne se plaint pas que l’on n’est pas malade. Ce n’est pas parce que l’on ne dit rien que l’on n’est pas fatigué, ce n’est pas parce que l’on sourit que l’on n’a pas mal. Les maladies invisibles ne se voient pas,  mais elles existent ! Respectons les malades, respectons chaque personne que nous rencontrons, car chacun est susceptible d’avoir une maladie invisible, et ce n’est pas marqué sur son front !

Une pensée pour tous les malades qui n’arrivent pas à surmonter ces vagues qu’imposent fatigue et symptômes, ce n’est pas si facile de ne pas se noyer même quand on sait bien nager, alors un peu de bienveillance, juste un peu, et un jour le soleil brillera à nouveau pour tous ces corps en miette, même si la route ne sera pas toujours linéaire. Courage les papillons !

 

Rappel, le recueil Maladies thyroïdiennes dévoreuses de vie sortira en avant-première le 6 Juillet … n’hésitez pas à le précommander sur le site Evidence éditions en leur laissant un message ou sur ce mail afin d’avoir le livre papier dès son impression !

editions.evidence@gmail.com

( 15 juin, 2018 )

Complot de Nicolas Beuglet

Coup de coeur pour ce thriller ce Nicolas Beuglet. J’avais aimé le cri, j’ai adoré Complot.

L’histoire se passe en Norvège où le corps de la première ministre est retrouvé. L’inspectrice Sarah Geringën va enquêter pour trouver quel étrange complot se trame. Un plaisir de retrouver les héros du Cri, Sarah, Christophe. Comme ils sont attachants, sympathiques, et dans ce roman, nous les découvrons en profondeur.

 

Beuglet nous emporte dans un thriller palpitant, superbement écrit, et surtout flirtant avec un genre que j’adore, le domaine scientifique. Cette particularité est une des qualit de ces romans, les sujets traités en parallèles, bien documentés qui apportent des informations que l’on ignorait.

Dernièrement, je m’interrogeais sur les raisons pour lesquelles nous aimions tant les thrillers, peut-être justement parce que ces thrillers du XXI siècle nous apportent réflexion, connaissance, et surtout nous pousse à nous interroger : Et si …

 

 

https://www.amazon.fr/Complot-Nicolas-Beuglet/dp/2845639813

 

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( 15 juin, 2018 )

Pourquoi tant d’auteurs se tournent vers l’autoédition ?

Avant vendre était synonyme essentiellement de grosses éditions, ces noms écrits en lettres d’or sur un roman, garantis de qualité. Seulement, notre société de pouvoir et d’argent a changé la donne. Aujourd’hui, tout le monde écrit s’il en a envie, et tout le monde peut-être publié, par contre tout le monde ne peut vendre, et c’est là que naissent les premiers problèmes. Choisir une grosse maison d’édition est souvent un parcours du combattant, simplement parce que comme dans tous les domaines de notre société, on se heurte au piston, aux recommandations, aux relations, et le pauvre petit auteur novice n’a quasi aucune chance de publier son livre parce qu’il sera systématiquement mis en bas de la pile. C’est de bonne guerre ! Cinq cents romans reçus, cinq choisis, comment faire ?

Seulement un auteur n’a qu’une envie être lu, cela devient son oxygène, son but. Il va donc se tourner vers des petites éditions souvent plus humaines, mais beaucoup plus limitées aussi côté communication. Bien rare, une petite édition qui verra son livre récompensé par un grand prix littéraire, non à cause de la qualité, mais simplement parce que c’est le jeu des chaises tournantes où chaque année on remercie « un pote ». On s’étonne que certains romans laissent au final aussi dubitatifs !

Ensuite, l’édition est un vrai coup de poker. Certaines maisons font miroiter le paradis, d’autres à l’inverse, toutes petites, vont faire un buzz. Un jeune auteur se verra accepter par de nombreuses éditions à compte d’auteurs, parce que ces entreprises savent qu’un jeune auteur est un bon filon, prêt à mettre la main au porte-monnaie pour tenir son premier livre dans les mains, mais à côté de cela, les ventes ne poussent pas toujours comme des champignons, et les auteurs se sentent bafoués. Ainsi, ils vont inexorablement se tourner ensuite vers l’auto édition. Là, zéro intermédiaire, pur bénéfice. Seulement, il faut du temps pour s’autoéditer, avoir des compétences informatiques pour parfaire son roman, avoir envie de le promouvoir, savoir le faire aussi.

Dernièrement, je lisais que 38% des jeunes auteurs n’écrivaient qu’un seul livre, découragés, 30% des restants n’y croyaient plus. Publier son premier livre reste un échec pour une majorité des petits auteurs. Je trouve cela terriblement triste, et surtout je me dis que j’ai eu une chance terrible de vendre autant mon premier livre, et les suivants, et surtout d’être lue. Je ne connais donc ni le découragement de ces auteurs ni la peur d’échouer, mais peut-être est-ce simplement parce qu’au fond, je n’attends rien des autres … et qu’écrire reste pour moi une passion, juste une passion.

En tous les cas, il n’y a plus à notre époque de mauvais systèmes éditoriaux, juste des éditeurs un peu plus pourris que d’autres dont il faut se méfier.

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