( 3 juin, 2018 )

Je te faisais confiance.

Qui n’a pas dit un jour cette phrase : Je te faisais confiance. Rien n’est pire qu’une confiance égratignée, et pourtant personne n’y échappe un jour. Pourquoi en vouloir à l’autre ? Serait-ce  parce que l’on attend de cet autre, qu’il agisse, pense, fonctionne comme nous. Seulement, ce n’est pas le cas. Chaque personne est unique, chacun va s’inscrire dans son propre vécu, ses souffrances, ses trahisons précédentes, jugeant non en rapport avec ce qu’il pressent, mais avec une accumulation de données qui sont souvent bien éloignées de la vérité, s’il existe une seule vérité.

Peut-être serait-il temps pour chaque personne sur cette terre ayant souffert d’une confiance écaillée de dire à l’autre, même si c’est juste une lettre que l’on n’enverra jamais.

« Tu étais mon amie, mon amant, mon mari, mon enfant, ma collègue (…), j’avais confiance en toi parce que je t’aimais tout simplement, et je pensais que cela suffisait.

Je me suis trompée, stupidement, violemment, sans pouvoir expliquer pourquoi.

Je me suis longtemps demandé si tu étais incapable de donner, de partager, d’aimer, je n’en sais toujours rien, je sais juste que je donnais, je donnais, et qu’au final, je me faisais mal, trop mal. Est-ce ma faute, peut-être un peu, je croyais tellement en toi, tu étais unique, tellement parfait, tellement intelligent, tellement merveilleux, que je ne pouvais imaginer que cette attention que tu me donnais n’était pas sincère. Je ne t’en veux pas, mais je voulais que tu saches, qu’est-ce que j’ai eu mal. »

 

Écrire une lettre ou dire son ressenti face à cet abandon permet d’avancer, de regarder la vie positivement, sous un autre angle, et un jour où on va pouvoir de nouveau faire des choix sans se blesser, ou on va simplement s’autoriser à s’aimer de nouveau, à ouvrir son coeur, à oser.

Faire confiance est important, mais il est encore plus important de ne rien attendre des autres, de ne pas dessiner des rêves qui n’existent pas, de ne pas s’enliser dans des sables mouvants d’où on ne pourra plus jamais sortir.

Surtout se dire que l’autre ne sera jamais aussi parfait que dans nos rêves.

Alors faisons confiance, en nous autorisant un petit sourire au coin des lèvres pour faire comprendre « Oui, on le sait, mais … »

 

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1 Commentaire à “ Je te faisais confiance. ” »

  1. madelaine dit :

    Mon époux m’a trompée , beaucoup, et votre article me parle. Jolie analyse

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