( 12 juin, 2018 )

La perfection, ce concept qui enchaîne.

 

Triste réalité le jour où on découvre que le père Noël n’existe pas, que la vie n’est pas un long fleuve tranquille, que certains rêves se casseront inéluctablement la figure. Triste réalité que ces chaînes que va nous imposer la perfection.

Qualité parfois, entraves souvent, la perfection fait partie de notre vie.

Nous la rencontrons dès le plus jeune âge à l’école, où l’enfant se doit de rentrer dans le moule, pour être « parfaitement » bien pensant. Dans le milieu pro, ce sera pareil, nous devons produire un travail parfait, sans défaut. Quant à la vie privée, nous prenons l’étiquette de mère parfaite, femme parfaite, épouse parfaite, amie parfaite …

Voilà comment certains vont traquer chez les autres la moindre imperfection, noter le plus petit retard, la dissonance dans l’habillement, le kilo qui s’est posé sur les hanches. La perfection est l’atteinte de l’inaccessible, en fait on se heurte à l’impossible, au non réalisable. J’en viens souvent à penser que la perfection n’est qu’un leurre instauré par les hommes pour nous interdire de croire en nos rêves. Il faut donc casser les idées reçues. Nous avons le droit de tendre vers le meilleur, de dessiner des rêves irréalisables, peu importe, nous avons le droit de faire des erreurs, de tomber, de nous relever, nous avons tous ces droits car nous sommes totalement imparfaits. Mais peut-être est-ce cela la perfection ? Le savoir, l’accepter, et surtout sourire aux bêtises des autres, car au fond, qui sommes-nous pour juger ?

2 Commentaires à “ La perfection, ce concept qui enchaîne. ” »

  1. Tienou dit :

    L’idéologie s’est mise en devoir de faire accepter par l’homme, donc de faire accepter par l’homme, la notion de valeur. Ceci vaut plus que cela… Et son corrélatif : c’est mieux.
    Mieux? Pour qui?
    Pour moi? Ah oui, peut-être alors est-ce une notion envisageable et dois-je tout faire pour tendre vers ce mieux.
    Pour toi? Mais cela tient de l’hérésie ! De quel droit peut-on envisager ce qui est mieux pour l’autre? On peut le penser, un instant céder à l’idée que peut-être cela changerait quelque chose, vers son mieux être… Mais lui, qu’en pense-t-il?
    Car tout est là en fait : notre propre perception de ce que nous sommes et de ce qui nous entoure et de céder ou non à la nécessité de comparer… OU PAS !

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