( 13 juin, 2018 )

La lassitude face aux réseaux sociaux.

Est-ce la fatigue de l’année, et dieu sait qu’elle est grande, l’impression du « surfait », mais je suis lasse des réseaux sociaux, de ce virtuel où je ne passe plus que par obligation, car sinon je n’aurais aucun lecteur. Si je prends Facebook, il y a trop de publicité, une overdose indigeste sur tous les groupes, toujours les mêmes débats, toujours les mêmes livres, lassant à tel point que si je n’avais pas mes livres à faire découvrir, je fermerais mon compte. Sur Linkedlin, les rapports sont plus intéressants, mais au final, centrés sur les mêmes personnes, comme si on faisait face à un individualisme de base. En clair « regardez-moi, j’existe » en évitant de passer voir ce que font les autres. À l’image de la société !

Il fut une époque où il y avait de vraies discussions sur FB ou sur les autres sites, mais les algorithmes ont tout tué. Certains articles échappent, d’autres s’imposent sans arrêt, des personnes apparaissent sans autorisation, d’autres disparaissent sans raison. Qui nous suit ? Qui consulte notre profil ? On ne saut plus. Quel fouillis !

J’ai l’impression que notre société se noie dans des vagues gigantesques où la réalité n’est plus qu’une minuscule petite île bien difficile à atteindre. Ce virtuel englobe tout, empêche les gens de vraiment communiquer, se faufilant au travers de profils bidons ou pas, peu importe, on ne le sait pas, on ne peut pas savoir. On aimerait que certaines personnes nous lisent, parce qu’Internet ouvre ces portes restées fermées, mais c’est illusoire.

Comment un petit auteur peut-il tenir la tête hors de l’eau sans rentrer dans cette prostitution imposée ? Personnellement, je n’y arrive pas ! Je me refuse à rentrer dans ce moule où tous ces petits auteurs se complaisent, créant des publications attractives « vides » de sens. J’aime les mots, juste les mots, le reste m’indiffère, cet étalage « d’étoiles » pour certains, cette incitation à acheter ou à voter pour d’autres. Je suis toujours solidaire, je donne volontiers un coup de main, mais je n’arrive pas  à m’imposer pour sortir du lot. J’ai l ‘impression de trahir ma pensée. J’ai croisé un auteur dans une ancienne édition qui s’était créé son propre prix littéraire pour vendre son roman, prix qu’il a gagné puisqu’il n’y avait pas d’autres romans en concurrence. Pathétique ? Je le pense !

Un livre ne peut plaire à tous, tout comme une personne aura toujours des détracteurs. Est-ce une raison pour « tricher » ? Je déteste ceux qui mentent volontairement, qui trichent, qui magouillent, et les réseaux sociaux en sont pleins.

Face à cette fin d’année bien difficile, je m’efface, un peu, beaucoup même pour juste me retrouver avec mes vraies valeurs, celles de mon blog, celles du coeur, une pensée à ceux qui me suivent, aux absents qui me manquent, à ceux dont j’ai attendu un signe. Seuls ces mots laissent une trace prouvant que je suis bien vivante, et surtout que mes mots le sont .

 

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