( 16 juin, 2018 )

La fatigue et Hashimoto

Une maladie auto-immune est difficile à surmonter parce c’est une maladie invisible.

Et comme tout ce qui ne se voit pas, tout le monde s’en moque. Mais cela n’empêche pas de survivre, parce que la vie est ainsi. Seulement, c’est un peu comme mettre des lunettes de soleil, on protège nos yeux des UV, mais le soleil continue tout de même à taper fort. Pour la maladie, c’est la même chose. Le traitement va permettre à notre glande de se tenir « en forme », mais il ne soigne pas la maladie auto-immune, qui elle, est irréversible. Alors, on se retrouvera sujet à des crises inévitables, que rien ne peut prévoir à l’avance. Il suffit d’un surplus de stress, de fatigue, ou quelque autre aléa de la vie, pour que tout parte en vrille durant deux jours. Difficile à vivre, car incompréhensible pour les autres. Alors, on ne dit rien, on ne prend même plus le risque de se faire rabrouer, on serre juste les dents lors d’une crise de thyroïdite.

 

Dernièrement, une crise m’est tombée dessus sans crier garde. J’allais super bien, en pleine forme, et puis le lendemain, ce fut comme si j’avais pris un grand coup derrière la tête. Mon corps s’était mis en mode légume, sans réaction. Deux jours d’enfer où je suis allée bosser tel un robot, bâillant toute la journée, avec des vertiges, des crises d’angoisse et une envie de baisser les bras. Les autres n’ont rien vu. J’ai fait mon boulot, juste en étant sur le fil rouge, et puis deux jours plus tard, tout était de nouveau normal. Avant, je me serai précipitée au labo pour faire une prise de sang. Ma TSH aurait montré une augmentation, mon médecin aurait rééquilibré mon traitement, mais quelques semaines plus tard ma prise de sang aurait montré que je devais revenir au dosage précédent. Depuis quelques mois, mon médecin et moi-même avons décidé de ne plus changer le dosage, et d’orienter les traitements vers la gestion du stress, cause principale d’une thyroïdite dans mon cas. Il est important d’apprendre à gérer sa maladie, afin de vivre mieux. Apprendre à s’occuper de son corps est important.

Une fois encore, j’ai envie de dire qu’un regard nouveau sur ces maladies thyroïdiennes est important. Ce n’est pas parce que l’on ne se plaint pas que l’on n’est pas malade. Ce n’est pas parce que l’on ne dit rien que l’on n’est pas fatigué, ce n’est pas parce que l’on sourit que l’on n’a pas mal. Les maladies invisibles ne se voient pas,  mais elles existent ! Respectons les malades, respectons chaque personne que nous rencontrons, car chacun est susceptible d’avoir une maladie invisible, et ce n’est pas marqué sur son front !

Une pensée pour tous les malades qui n’arrivent pas à surmonter ces vagues qu’imposent fatigue et symptômes, ce n’est pas si facile de ne pas se noyer même quand on sait bien nager, alors un peu de bienveillance, juste un peu, et un jour le soleil brillera à nouveau pour tous ces corps en miette, même si la route ne sera pas toujours linéaire. Courage les papillons !

 

Rappel, le recueil Maladies thyroïdiennes dévoreuses de vie sortira en avant-première le 6 Juillet … n’hésitez pas à le précommander sur le site Evidence éditions en leur laissant un message ou sur ce mail afin d’avoir le livre papier dès son impression !

editions.evidence@gmail.com

3 Commentaires à “ La fatigue et Hashimoto ” »

  1. ROBERT dit :

    Courage Sylvie, gérer bien votre stress.Pour mon cas personne, je vous l’ai peut-être déjà dit, mais je fais appel au Reiki et à la méditation, un grand bien avec cette méthode.
    Bien amicalement
    Marie-Claude

  2. Diard patricia dit :

    La description des maux ressentis à cause de haschimoto mon amour je te déteste, j’ai l’impression que c’est moi qui raconte ce que je vis…… Mal même si je me tais je vais pas me plaindre tout le temps… Courage à tous….

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