( 21 juillet, 2018 )

Fermer la porte

 

 

La période estivale est idéale pour doucement refermer certaines portes qui restaient ouvertes ou simplement entrebâillées, non parce que l’on est trop lâche pour continuer, mais simplement parce que l’on n’a plus envie. Souvent, on donne, on donne jusqu’à en perdre la notion du temps, jusqu’à ne même plus savoir pourquoi on donne tant. Comme dans un brouillard, on voit se dessiner des réminiscence d’un passé oublié, dont on n’a gardé que les éclats de rire, et pourtant, si on creuse un peu, on se souvient de nos yeux rougis à force d’avoir pleuré, de ces heures à attendre une explication qui n’est jamais venue, surtout d’avoir tant donné, en amour ou en amitié, que l’on s’est brisés.

Alors face à la mer, on se dit que c’est bien fini, on n’a plus envie de rêver à l’impossible, de dessiner des illusions, de croire en un monde où tout le monde serait gentil. On a fait tant d’efforts, on a attendu un signe, parfois on a bien cru le voir briller sur un réseau social, cette impression que l’on ne pouvait s’être trompée, on a lancé une dernière bouteille à la mer, qui continue de flotter. C’est dur de regarder cette bouteille pleine de « si jamais il la trouve », « si jamais il avait été sincère « , «  si jamais il … », mais on ne peut rester une vie à regarder une bouteille flotter, alors tout comme ces ballons d’anniversaire que l’on regarde s’envoler vers le ciel, on laisse cette bouteille partir …

C’est dur, hein, vous le ressentez comme moi, cette sensation, renoncer, tout arrêter, fermer définitivement cette porte. C’est violent, car au fond cela signifie que l’on en a perdu du temps à y croire, que l’on s’est accrochée à des fils d’espoir.

Face à la mer, face à cette immensité, face à ce lien que je garde, à cet infime espoir de te revoir, je dois avancer, simplement parce que je suis à cheval entre deux mondes, comme si je dansais sur l’horizon. Je n’ai plus ma place. Rester. Partir. Courir. Danser. Vivre. Sans toi. Pour toi. Une bouteille. Qui flotte. Qui arrive. Que tu regardes passer. Ou pas.

Au final il ne reste que ton souvenir mais toi, je ne t’aime plus depuis longtemps, et c’est bien comme ça.Texte protégé @

Inspiration …

 

 

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