( 1 août, 2018 )

L’enfer des débuts d’une maladies thyroïdiennes.

 

Sur internet, on lit de tout, on entend tout. Ceux qui vous diront qu’une maladie de la thyroïde est anodine, et que ceux qui en font tout un plat sont des femmes fragiles, instables émotionnellement voire dépressives, et les autres, les soignants qui savent écouter, les malades qui savent comprendre.

La découverte d’une maladie de la thyroïde s’avère angoissante, d’abord parce que cette petite glande régit le centre des émotions, et de ce fait, elle va augmenter un effet de stress ou d’anxiété. Alors rien de pire que d’aller dire à un malade qui ne va pas bien du tout «  Ce n’est rien ! Vous vous faites des idées ! »

Et bien non ! La fatigue lors d’un dysfonctionnement thyroïdien n’est pas une illusion . Je l’ai vécue. Je sais de quoi tous les malades parlent. C’est une fatigue qui vous prend par surprise, alors que vous allez bien, que vous vous sentez même en pleine forme. Elle arrive, et vous cloue sur place. Net ! Il n’y a ni paresse ni mauvaise volonté. Le malade veut, mais il ne peut pas.

Le dysfonctionnement, en particulier en hypothyroïdie, va ralentir l’organisme, un peu comme un film dont vous auriez mis l’option « lent ». Rien ne va plus. Monter un escalier demande un effort. Sortir voir des amis demande un effort. S’occuper de la cuisine demande un effort. Se lever, même, demande un effort. Tout n’est plus qu’effort ! La vie n’a plus rien d’agréable. On se met un peu en mode robot, en espérant tenir une journée de plus au travail. S’il n’y avait que la fatigue, ce serait bien, mais non, on ne se reconnaît plus. Le corps va stocker de l’eau, et les kilos vont s’afficher, la digestion est perturbée, le coeur va débloquer ( et là, ce sera selon les personnes une accélération ou un ralentissement, parfois liée en hypo pour le premier et en hyper pour le second, mais l’inverse est possible). C’est comme si cette minuscule glande avait décidé de nous pourrir la vie. Peuvent s’installer les crises d’angoisse, de tristesse voire de dépression pour certaines, les douleurs musculaires, cervicales également, et les problèmes de mémoire qui nous laissent penser que nous devenons séniles ou folles.

Le comble, extérieurement, hormis des cheveux secs et cassants, nous avons plutôt bonne mine (grâce à ces kilos ajoutés), résultat personne ne croit que l’on est malade.

Se plaindre, c’est se faire traiter de paresseux ! Au mieux, le corps médical ou notre entourage sourira gentiment ne pouvant pas comprendre, ne voulant pas comprendre.

 

C’est un résumé succinct des dizaines de symptômes que peuvent rencontrer les personnes victimes d’une maladie de la thyroïde, car nous sommes plusieurs millions à en souffrir, et malgré cela, les malades ne sont pas entendus, ne sont pas écoutés.

N’est-ce pas une vraie nécessité une reconnaissance d’une souffrance physique et morale ! Pourquoi seuls les handicaps physiques sont-ils reconnus ?

 

Il y a une vie « avant Hashimoto », il y a une vie « avec Hashimoto ». La vie ne s’arrête pas pour autant, le combat non plus, mais se savoir compris est un premier pas !

 

Vous êtes déjà nombreux à avoir lu ou commandé le recueil « Maladies thyroïdiennes, dévoreuses de vie »

Continuez ! Le combat passe par les mots …

 

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2 Commentaires à “ L’enfer des débuts d’une maladies thyroïdiennes. ” »

  1. Chrystele dit :

    Je confirme, j’ai hashimoto. Le pire c que personnenous crois que l’on est fatigué même les medecins vous disent « c la chaleur » ou  » c votre rythme de vie qui faut changer » comme si mon patron va me dire tu es fatiguée ralentie. Même la famille me dit « ben pourquoi tu es fatiguée tu as rien fait » mais le pire c que sa porte sur les nerfs de ne pas ce reconnaître de voir que notre corps ne répond plus comme avant, que les nerfs son à vifs, que l’on a même du mal à ce supporter nous même. J’ai découvert ma maladie en décembre 2017 et dur de trouver pour stabilisé.
    Bon courage

  2. Diard dit :

    Même combat haschimoto mon diable depuis plus de 10 ans je me suis battue car avant infirmier en réa 2 enfants boulot en France et à l’étranger, après épuisé moral à zéro incomprise par mon entourage, 12 tentatives de suicides, comas, divorce violent, retrait de mes enfants grâce à tout ce petit monde qui croyait que j ‘était folle 20 ans après 62 ans je vais du lit au canapé il me reste encore un peu de courage, mais la fatigue les douleurs neurologiques, les insomnies, les l arythmie, je ne vais pas citer le vidal à moi seule, je ne me justifie plus, je n’ai rien à prouver sauf que ma thyroïde a ruinée ma vie de femme, de mère d ‘infirmière, de copine rigolote… Je suis à bout de force j ai lu le livre que de témoin émouvant. Merci à Sylvie pour ce récit, et courage à tous et toutes.

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