( 4 août, 2018 )

Ce besoin d’attention.

 

J’aime les mots. Je les ai toujours aimés, preuve en est la montagne de carnets qui envahissent ma maison. Je ne sais même pas où certains furent rangés, ce n’est pas peu dire. Seulement j’aime les mots pour moi avant tout. Si je partage mes lignes, c’est parce que vous êtes nombreux à me demander de continuer. À l’inverse sur les réseaux sociaux, en particulier Facebook, je reste estomaquée par le nombre de personnes qui publient en mode public pour raconter sa petite vie, ses petits malheurs, pour se plaindre ! J’ai régulièrement envie de dire à ces personnes d’aller voir un bon psy, mais bon, ce ne serait pas charitable et certainement très mal perçu. Et pourtant ! Honnêtement qu’est-ce que « le public » en a à faire que untel ait mal à tel endroit, que untelle ait son mari qui la cocufie, que cette autre déverse toute sa déprime sur la toile. Je sais ce que vous allez me dire, personne n’est obligé de lire. C’est vrai dans un sens, mais vu que ce ne sont pas des articles de blog, cela apparaît parfois dans le fil de l’actualité. Et puis, ce sont des posts tellement réguliers que l’on ne peut passer à côté, et comme la curiosité est un vilain défaut, on lit «  j’ai bobo à la tête « , « j’ai bobo au ventre », « toutou est malade » …

Est-ce moi qui suis trop dure ou ces larmoiements ne devraient être réservés qu’à la sphère amicale ?

Notre société est-elle devenue si nombrilisme, si centrée sur elle-même que s’exposer ainsi ne choque personne ? Autant, tout le monde le sait, dans le cercle amical, je suis hyper emphatique, toujours à l’écoute, autant ces personnes qui parlent non stop de leurs malheurs comme si la fin du monde approchait, cela me tape sur les nerfs. Celles qui sont vraiment en souffrance, les vraies, iront se fondre sur des groupes privés ou discuteront par messager, mais ces autres qui ont besoin de faire connaître leurs mal-êtres, leurs angoisses ou simplement qui ont besoin d’être aimés, je leur dis stop ! Inconsciemment, elles vont générer des émotions négatives pour ceux qui les reçoivent les mettant à mal. Nul besoin de vous dire que dans ce marasme se trouve très souvent des personnes nocives, des pervers narcissiques avec ce besoin d’attention sans limite. Là encore, j’ai envie de le redire, les réseaux sociaux ne sont pas là pour « soigner » les individus. Il n’y a pas de honte à demander de l’aide, mais il faut savoir se tourner vers des spécialistes, et sinon garder ses confidences pour son cercle d’amis et donc activer l’option «  privé ». Ce besoin d’attention, voire d’amour, est pour moi, pathologique.

1 Commentaire à “ Ce besoin d’attention. ” »

  1. Tienou dit :

    Tu as vraiment raison.
    A ceci près : tout un chacun n’est pas enclin, pas même auprès d’amis, à faire part de ces « troubles d’humeur », ses carences émotionnelles. Il en est, je le sais bien. Et sincèrement, si es personnes trouvent soutien et réconfort en leur démarche, c’est très bien pour elle. Sauf à chercher avant tout à se plaindre.
    Je sais par ailleurs qu’il en est un certain nombre (et sincèrement, j’en fais partie) qui font le choix délibéré de n’en pas parler. Faire assaut de l’écoute des autres pour épancher ses heurs précaires… j’aurais le sentiment d’abuser, d’une, et par ailleurs, qui me dit que plus fort désagrément en l’autre ne le mine qui le rende peu amène à réellement m’entendre et par là vraiment me tendre un avis secourable.
    Non, n’abusons pas de l’oreille d’autrui, sauf à y être invité, ce qui est très différent dans la démarche ^_^

Fil RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

|