( 21 août, 2018 )

La cinquantaine et plus

 

Que d’angoisse je lis sur certains visages qui approchent de l’âge fatidique, un âge qui n’est au fond que symbolique. Pourquoi vieillir fait-il si peur à certains ? Je ne nie pas que sentir mon corps se ralentir ne me fait pas rager, mais je connais des toutes jeunes qui en font dix fois moins, qui n’ont pas cette rage de vivre.

Certes, avant je pouvais danser toute une nuit, maintenant si je m’y risque, je mets une semaine à m’en remettre, grognant après les courbatures, mais cela ne m’arrête pas. Ah oui, j’ai des rides au coin de mes yeux, parce que je souris beaucoup. J’ai des cernes aussi, parce que j’ai pleuré beaucoup aussi. J’ai des kilos en trop parce que j’ai eu beaucoup d’enfants, que leur bonheur m’importait plus qu’un régime draconien, et surtout parce que je suis hyper gourmande. Mon corps ? Il porte les traces de la vie, des cicatrices, des blessures, des petits bourrelets, j’ai bien vécu !

Mes cheveux ? Comme pour chacun d’entre vous , ils ont un peu perdu de leur couleur, de leur consistance, mais peu importe. Ils gardent un peu de leur lumière.

Cinquante, soixante, plus, mais bon sang, ce n’est pas la fin d’une vie. C’est même un début, parce que l’on a enfin l’âge de faire de vrais choix, de vivre de folles passions, de grands défis. À l’intérieur, nous n’avons pas d’âge. Dans notre tête, nous cultivons notre grain de folie, alors par pitié, laissez-nous vivre, laissez-nous rire encore un peu, cessez de juger, de trancher.

Lorsque j’ai envie de rire, de m’amuser, j’ai quarante ans de moins, lorsque j’ai simplement envie d’aimer, et je porte mon âge avec fierté. Je sais au fond de moi que ma plume, tant que je pourrais m’en servir, gardera ce que je suis pour l’éternité. Alors cinquante ans et plus, tout sauf une fin, peut-être même un début d’immortalité …

 

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