( 2 août, 2018 )

La mélancolie

 

« La mélancolie, c’est un désespoir qui n’a pas les moyens »… Léo Ferré

Ferré a tout dit, la mélancolie est une forme de dépression, dont on ne tient souvent pas compte, souvent le lot de personnes à tendance lunatiques. Autant étant très attachée à mon passé, je peux être sujette à la nostalgie autant je ne connais pas la mélancolie. Beaucoup vous diront que les grands mélancoliques sont souvent des insomniaques, symptômes que je n’ai jamais rencontré puisque je dors comme un bébé ( sauf si un tiers me réveille bien sûr !)

J’ai rencontré dans ma carrière des collègues mélancoliques, et c’est très dur à gérer pour les autres, car la personne est complètement centrée dans son propre ressenti, en général emplie de pensées négatives, de peurs, et la main que l’on peut tendre est souvent rejetée.

Après, il existe la gentille mélancolie, celle des artistes, le Spleen de Baudelaire. Je ne l’ai pas non plus vécue, mais mon père, lui, qui était un artiste méconnu, puisait sa source d’inspiration dans cette douce mélancolie dont il avait fait tout simplement son manteau.

En tous les cas, je peux témoigner que l’on peut vibrer à l’unisson des mots, de la beauté du monde sans pour autant passer dans la case mélancolie, car ces dernières seront souvent des personnes frustrées, aigries et malheureuses, alors que l’art ne devrait apporter que satisfaction et bonheur.

 

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( 1 août, 2018 )

L’enfer des débuts d’une maladies thyroïdiennes.

 

Sur internet, on lit de tout, on entend tout. Ceux qui vous diront qu’une maladie de la thyroïde est anodine, et que ceux qui en font tout un plat sont des femmes fragiles, instables émotionnellement voire dépressives, et les autres, les soignants qui savent écouter, les malades qui savent comprendre.

La découverte d’une maladie de la thyroïde s’avère angoissante, d’abord parce que cette petite glande régit le centre des émotions, et de ce fait, elle va augmenter un effet de stress ou d’anxiété. Alors rien de pire que d’aller dire à un malade qui ne va pas bien du tout «  Ce n’est rien ! Vous vous faites des idées ! »

Et bien non ! La fatigue lors d’un dysfonctionnement thyroïdien n’est pas une illusion . Je l’ai vécue. Je sais de quoi tous les malades parlent. C’est une fatigue qui vous prend par surprise, alors que vous allez bien, que vous vous sentez même en pleine forme. Elle arrive, et vous cloue sur place. Net ! Il n’y a ni paresse ni mauvaise volonté. Le malade veut, mais il ne peut pas.

Le dysfonctionnement, en particulier en hypothyroïdie, va ralentir l’organisme, un peu comme un film dont vous auriez mis l’option « lent ». Rien ne va plus. Monter un escalier demande un effort. Sortir voir des amis demande un effort. S’occuper de la cuisine demande un effort. Se lever, même, demande un effort. Tout n’est plus qu’effort ! La vie n’a plus rien d’agréable. On se met un peu en mode robot, en espérant tenir une journée de plus au travail. S’il n’y avait que la fatigue, ce serait bien, mais non, on ne se reconnaît plus. Le corps va stocker de l’eau, et les kilos vont s’afficher, la digestion est perturbée, le coeur va débloquer ( et là, ce sera selon les personnes une accélération ou un ralentissement, parfois liée en hypo pour le premier et en hyper pour le second, mais l’inverse est possible). C’est comme si cette minuscule glande avait décidé de nous pourrir la vie. Peuvent s’installer les crises d’angoisse, de tristesse voire de dépression pour certaines, les douleurs musculaires, cervicales également, et les problèmes de mémoire qui nous laissent penser que nous devenons séniles ou folles.

Le comble, extérieurement, hormis des cheveux secs et cassants, nous avons plutôt bonne mine (grâce à ces kilos ajoutés), résultat personne ne croit que l’on est malade.

Se plaindre, c’est se faire traiter de paresseux ! Au mieux, le corps médical ou notre entourage sourira gentiment ne pouvant pas comprendre, ne voulant pas comprendre.

 

C’est un résumé succinct des dizaines de symptômes que peuvent rencontrer les personnes victimes d’une maladie de la thyroïde, car nous sommes plusieurs millions à en souffrir, et malgré cela, les malades ne sont pas entendus, ne sont pas écoutés.

N’est-ce pas une vraie nécessité une reconnaissance d’une souffrance physique et morale ! Pourquoi seuls les handicaps physiques sont-ils reconnus ?

 

Il y a une vie « avant Hashimoto », il y a une vie « avec Hashimoto ». La vie ne s’arrête pas pour autant, le combat non plus, mais se savoir compris est un premier pas !

 

Vous êtes déjà nombreux à avoir lu ou commandé le recueil « Maladies thyroïdiennes, dévoreuses de vie »

Continuez ! Le combat passe par les mots …

 

En numérique sur Amzon, Fnac etc

En papier sur le site de l’éditeur

https://www.evidence-boutique.com/samsara/maladies-thyroidiennes-devoreuses-de-vie

( 1 août, 2018 )

Derrière le miroir, il y a …

 

Tout le monde s’est déjà regardé dans un miroir, histoire de traquer la plus petite ride ou le bouton disgracieux. Mais derrière ce miroir, il existe une autre réalité, celle d’une vie qui s’est dessinée, celle de souvenirs qui se sont empilés. Notre mémoire a cette force merveilleuse de pouvoir s’autoriser à oublier afin de ne garder que les bons moments ( sauf en cas de traumatisme bien sûr). Je trouve cela fascinant lorsque l’on pense à l’enfance de constater que seuls les faits marquants me reviennent à l’esprit, les anniversaires, les réunions de famille, les visages de ces disparus qui ont bercé toute ma jeunesse. Parfois me reviennent même les odeurs du café au lait que buvait ma grand-mère, de la grenadine que me payait ma grand-tante en m’emmenant sur le ton du secret dans un bistrot pour faire marcher un judbox. Une autre époque, une autre vie, un autre monde, celui où je jouais aux osselets plutôt qu’aux jeux vidéos,

celui où je pouvais me promener dans les rues dans ma ville sans que ma mère ne s’inquiète, celui où les lettres avaient une vraie valeur contrairement aux mails si anonymes aujourd’hui. Le miroir est tel une frontière qui sépare, le monde ironiquement limité malgré la puissance du web, à l’autre côté, le monde d’hier, le vrai monde, celui où aucun enfant n’avait peur de rêver.

 

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