( 7 novembre, 2018 )

Auteurs, dérision, illusion, statut ?

Beaucoup de questions suite à mon précédent article sur le monde de l’édition, sur l’autoédition à l’état pur et les chiffres mirobolants qu’annoncent certains auteurs.

Intox ou publicité ? Certainement les deux, et ça marche ! Il existe des sites spécialisés dans la com qui proposent des bannières « 300 000 lecteurs » «  Le polar le plus lu cette année ». Bien évidemment, c’est du pur marketing ! Il existe des auteurs qui arrivent à faire un buzz avec un premier roman, seront alors repérés par des maisons d’édition, feront une carrière d’écrivain ou pas, car rien n’est plus aléatoire que l’avis d’un simple lecteur. Après, ceux qui me disent vivre juste de l’autoédition (sans un pécule, sans toucher des allocations chômage ou autres), j’ai un sérieux doute, surtout en littérature classique. Dernièrement, un magazine énonçait qu’un des plus grands auteurs autoédités touchait ses droits pour 20 000 livres par an, son total d’ouvrages, ce qui reste effectivement une exception.

Pour ceux qui veulent se lancer, quel est le statut ?

« L’auteur peut choisir de ne pas créer de société ou d’association, ce qui reste tout de même risqué. Ainsi, l’auteur auto-édité sans structure juridique particulière ne se verse pas des droits d’auteur. Il est donc soumis au strict régime des bénéfices non commerciaux. De même, les auteurs qui s’éditent sous le terme de société civile uniquement dédiée à la publication des ouvrages sont considérés comme des auteurs auto-édités. C’est-à-dire, là encore, qu’ils ne jouissent pas du régime fiscal assez favorable des droits d’auteur, assimilables à des salaires et susceptibles d’être étalés sur cinq ans en cas de ventes substantielles et donc de rentrées financières conséquentes. »

Il est donc fortement conseillé aux auteurs qui n’ont pas une rémunération autre, de créer une société afin de publier dans de bonnes conditions.

De nos jours, s’autoéditer est un choix de plus en plus fréquent, car si le livre est bon, si l’auteur a du temps à perdre, si surtout il est un peu doué en informatique pour pouvoir façonner son ouvrage, monter un site, il sera gagnant.

Prenons un livre X vendu 15€ en papier et 5€ en numérique dans une ME à moins de 10% de DA

Le même livre en autoédition  à 2,99€ en numérique et 12€ en papier

100 papiers vendus, 500 numériques

 

Dans une ME , la vente papier correspondra à 120€ de DA et 200€ de numérique soit 320€ au total

En autoédition, 1200 € papier ( sachant que la fabrication implique 50%) donc 600€ et

1495 en numérique soit un total de 2095€

 

J’ai bien évidemment pris un nombre de ventes important correspondant à un autoédité très investi, mais on comprend pourquoi de plus en plus d’auteurs boudent les éditions, car souvent même repêchés par ces dernières, seul l’ego rapporte, mais côté finances, cela laisse à désirer …

Après chacun a ses raisons de publier d’une façon ou d’une autre, l’important étant de garder le plaisir d’écrire ( c’est mon avis)

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