( 7 novembre, 2018 )

La boulimie, fléau d’une société.

En voilà un sujet tabou dont on préfère souvent ne pas parler. La boulimie, je ne connais pas personnellement. Je suis une incorrigible gourmande, et je déteste l’idée même de vomir, alors oui, j’affectionne mes kilos en trop comme un trophée, synonyme d’avoir bien vécu. Seulement, certaines personnes, souvent avec des problèmes d’estime de soi ou de manque d’amour ne peuvent supporter un gramme en trop et sont prêtes à tout pour garder une silhouette digne des squelettes d’Halloween. J’ai connu plusieurs personnes en réelle souffrance, ne vivant que pour cette apparence, porter un 36 fillette afin d’être le plus sexy possible. Seulement, avec l’âge, surtout passé la cinquantaine, un poids de trente-cinq kilos n’a rien de vraiment craquant. Certes, les tenues actuelles sont souvent trompe-l’oeil jusqu’au moment où la personne se retrouve en petite tenue, et là, ouille, cela fait mal, c’est douloureux à voir et que c’est laid ! J’ai toujours eu beaucoup de peine pour ces personnes qui vont avaler d’un coup des quantités hors norme de nourriture, sans plaisir. Moi qui aime bien manger, qui adore les desserts et les sucreries, partager mon repas avec une amie boulimique est un cauchemar. Il n’y a pas cette sérénité face à l’alimentation, juste un besoin pathologique de se goinfrer puis ensuite de vomir le tout pour garder « la ligne » jusqu’à l’anorexie.

Ces personnes sont en grande souffrance, et souvent refusent de se faire aider, parce que pointer le doigt sur ce problème leur est insurmontable. Je ne suis pas toubib, mais pour moi, la boulimie est un problème psychologique, une sorte de névrose, et tant que la cause n’est pas trouvée, la solution ne sera qu’un pansement. Il est très important de repérer très tôt les personnes boulimiques en particulier les enfants sinon le cercle vicieux et le mal-être n’ira qu’en s’aggravant à l’adolescence.

Peut-être serait-il temps, mais c’est un autre débat, de cesser de mettre en valeur les femmes maigrichonnes sur nos podiums et de valoriser un peu plus la beauté, celle de l’intérieur, et de fusiller du regard ceux qui critiquent celles qui sont un peu rondes ( comme moi ahahah) simplement parce que dans leur propos, ils donnent raison à ces autres femmes qui pour leur plaire vont devenir boulimique. Que l’on se rassure, moi, jamais ! Bien trop épicurienne !

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1 Commentaire à “ La boulimie, fléau d’une société. ” »

  1. Lili dit :

    Boulimique à 15 ans et anorexique j’ai passé 2 ans en HP
    Aujourd’hui j’ai 28 ans je pèse 58 kg pour 1m65 et je vis sans me priver
    Ne jamais tomber dans ce piège
    Merci pour un tel article
    Il faut parler de ça

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