( 5 décembre, 2018 )

La dépendance affective

Trop dépendant, pas assez, que c’est compliqué d’aimer. Aimer implique souvent au début d’une relation de se sentir dépendant de l’autre, ce besoin de l’autre, cette nécessité d’entendre sa voix, de sentir son corps battre rien qu’en voyant son sourire. Plus on est jeune, et plus cette dépendance est importante. On découvre l’amour, on découvre le sentiment d’aimer, on aime beaucoup plus l’amour, le sentiment que la personne, et on ne veut pas que cette magie disparaisse. Seulement, même si tout amoureux est plus ou moins dépendant de l’être aimé, chaque couple doit poser des limites. Aimer ne veut pas dire disparaître au profit de l’autre ou perdre son libre-arbitre, sa manière de penser pour une autre personne. Cela ne veut pas dire non plus renoncer à ne pas être d’accord, à ne pas être capable de dire stop.

Trop de personnes, en amour comme en amitié, ne vivent que pour l’autre, attendant des jours entiers un appel, un message, comme si c’était une question de vie ou de mort. Certains vont jusqu’à se perdre dans cette attente, renonçant de vivre. Aimer est tout l’inverse ! Vivre pour soi, s’autoriser à être heureux, et partager avec l’autre ou les autres.

 

La dépendance affective peut s’avérer terriblement dangereuse, aliénante et nocive. Le dépendant a besoin d’être rassuré continuellement sur l’amour qu’on lui porte. La personne demandera à son partenaire de lui dire qu’il l’aime, de lui prouver son amour, ou son amitié, n’hésitant pas à se servir de chantage ou de menaces tellement l’idée d’être abandonné est insurmontable. Certaines personnes iront même jusqu’à manipuler avec l’aide de tierces personnes pour se rassurer sur leur pouvoir. C’est là que se nichent trop souvent les pervers narcissiques, ces êtres qui ne savent pas aimer, qui ne peuvent pas aimer, qui se contentent de jouer ou de tirer les ficelles de la pauvre marionnette que nous sommes.

 

Aimer quelqu’un, c’est vouloir son bonheur avant toute chose, mais en respectant ses propres idées, ses envies, et surtout laisser cette personne libre, dans la limite où cette liberté n’apporte pas de souffrance, sans aliéner notre propre liberté pour l’autre. Aimer finalement,  c’est tellement grand, tellement fort, que cet amour se suffit lui-même …

 

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1 Commentaire à “ La dépendance affective ” »

  1. meditations29 dit :

    Etes-vous vraiment sûr qu’aimer c’est vivre pour soi? Qu’en est-il d’une mère qui vient d’accoucher, va-telle vivre pour elle ou pour son enfant? Celui qui s’aime avant les autres, n’aime pas vraiment, il se protège simplement. Le véritable amour fait qu’on laisse passer les autres avant tout, c’est une abnégation volontaire, un partage, pour permettre à autrui de s’élever. Aimer c’est patienter et laisser la création se faire… Celui qui s’aime avant les autres hypothèque ses sentiments; c’est de là que naît la dépendance affective. C’est vrai! le véritable amour est grand, fort et se suffit à lui même. c’est pourquoi, il n’a pas besoin des autres pour vivre…

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