( 3 janvier, 2019 )

Quand j’étais petite …

Quand j’étais petite, je n’étais pas vraiment sage, beaucoup trop pipelette, j’adorais déjà discuter, philosopher avec les adultes. J’étais certainement une chipie comme beaucoup de gamines de mon âge. J’avais beaucoup de copines, certaines le sont encore aujourd’hui, car je suis extrêmement fidèle en amitié.

Quand j’étais ado, je croyais au prince charmant, aux « je t’aime », « aux toujours ». J’étais convaincue que l’amour ne pouvait jamais mourir, qu’il était éternel. J’avais déjà des rêves que j’écrivais dans des carnets, des phrases pleines d ‘émotions, des poèmes qui dansaient. Pudiquement, je les cachais.

Puis j’ai franchi la rivière de l’enfance pour le monde des adultes. Fini les sucettes roses, les bisous sucrés, fini la magie du rêve et l’insouciance.

J’ai plongé dans le monde du travail, les maternités, les hôpitaux, les crèches. Je me suis occupée de ces bébés par dizaines, des miens ensuite comme dans un conte de fées. Le « Il était une fois » résonnait.

Et puis le ciel s’est obscurci, la tempête s’est déchaînée, et mon petit ange nous a quittés. Comme beaucoup de mamanges, j’aurais pu sombrer. Je m’y suis refusée !

Tout comme quand j’étais petite, je me suis raccrochée à ces rêves sur lesquels je surfais, à cette certitude que la vie restait belle malgré les branches cassées.

Alors j’ai continué, changé de métier. J’ai rejoint le monde de l’enfance, j’ai durant vingt-cinq ans tenté de mettre de la magie dans leurs regards, d’allumer à ma façon les étoiles. Ma barque a failli chavirer de nombreuses fois. J’ai croisé madame la Haine. Je n’y étais pas préparée. Hashimoto s’est invitée contre mon grés.

J’ai côtoyé madame la Trahison. Quelle vilaine ! Elle m’a bien enfoncée ! Heureusement madame la Confiance était là. J’ai continué à espérer jusqu’à croiser la route de madame la Vérité. Là, même si des morceaux de puzzles me manquaient, j’ai compris que tout n’avait que la force que l’on voulait bien lui donner.

Alors j’ai fermé doucement la porte pour courir vers une autre destinée.

 

 

 

Quand j’étais petite, je croyais que le bonheur était facile. Aujourd’hui, je sais juste qu’il  n’est facile que si on continue de croire en ses rêves et à ne pas les lâcher …

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