( 31 janvier, 2019 )

Vivre avec Hashimoto

Vivre avec Hashimoto, c’est un peu comme avoir fait un mariage forcé. On n’a pas choisi le partenaire, mais on doit le subir. Vous êtes nombreux à demander encore la différence entre Hashimoto et une hypo classique. Et bien, tout se joue dans l’auto-immunité qui sera différente pour chacun. Il n’y a donc pas, contrairement à ce que nos médecins ont appris avec beaucoup de sérieux dans leurs bouquins, une seule forme, un seul cas clinique, il y en a des millions, car nous sommes des millions de par le monde. Un malade atteint de la maladie d’Hashimoto avec des anticorps autour de 50 ne réagira pas aux agressions de ses anticorps comme un malade à 6000.

Au début de ma maladie, on a voulu me faire croire le contraire, et rien n’est pire que de telles affirmations. Je pensais donc qu’en quelques semaines, j’allais retrouver « mon ancienne vie », celle où je n’avais pas faut ce mariage forcé. C’était oublié ces anticorps qui reviennent à la charge pour détruire un peu plus lors des moments de stress ou de changement de saison.

Que l’on se rassure, autant Hashimoto, on va vivre avec, autant on peut divorcer de toutes ces idées reçues ! Il m’a fallu du temps, simplement parce que je devais apprivoiser mon corps qui refusait de m’obéir. Il m’a fallu accepter ce côté « incurable » dont le mot même me faisait grincer des dents. Il m’a surtout fallu accepter que d’autres personnes aillent très bien en six mois et que mon combat personnel contre cette maladie a duré trois ans. Mais on y arrive, on vit avec cette maladie jusqu’à complètement l’oublier. Parfois elle revient, brutalement, on va le sentir car les cheveux cassent, le corps se traîne, la mémoire déraille, le coeur débloque. Mais on a compris que ce ne sont que des crises qui ne durent pas.

J’ai opté avec mon médecin pour ne plus toucher au traitement sauf pour tenter de le baisser de plus en plus en y associant des médecines douces, et cela marche bien pour moi. Je ne prends aucun traitement allopathique autre que les gouttes de thyroxine, et malgré mes anticorps de dingue, j’ai pu descendre mon traitement et stabiliser. Pleine Conscience, homéopathie, EMDR, EFT, j’ai tout mis à profit pour aller mieux, et je vais mieux ! J’ai changé ma façon de vivre, j’ai plongé dans de nouvelles passions, l’écriture et dernièrement l’aquarelle.

 

Vous êtes très nombreuses à poser des questions sur « la vie avec Hashimoto ». On a tous une vie à vivre, alors autant ne regarder que le bon côté des choses.

Bien sûr, ces dérèglements thyroïdiens peuvent nous mettre KO, peuvent nous pousser à nous isoler dans une caverne, mais il faut toujours se dire qu’à un moment, il y aura un temps meilleur.

 

L’association l’envol du papillon est là pour vous écouter.

Plein de courage à tous les papillons.

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3 Commentaires à “ Vivre avec Hashimoto ” »

  1. Tiffany mino dit :

    Bonjour,
    J’ai été diagnostiquée hashimoto il y a 2 ans. Après des moments compliqués, je me sens enfin bien avec mon traitement…même si la vie n’est plus la même…je souhaitais savoir si il était prévu des rencontres physiques…que lon puisse se rencontrer zt discutee znsemble pour de vrai.moi ça me manque, de parler à des gens qui vivent la même chose que moi mais autre que dernière un écran.alors si il y a projet, je veux bien en faire partie!!!merci et Bonne soirée.tiffany

  2. Deray dit :

    25 ans que jai ete diagnostiquée hashimoto ; bon c’est très chiant et je m’en passerais volontiers mais il y a pire voyons. Prendre son teaitement tous les jours et a la bonne dose et surtout laisser tomver la levothyroxine de chez Mercks qui est une vraie merde. Je ne suis pas la pour faire de la pub mais depuis que j’ai changé pour celle des laboratoires hennings, je revis.

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