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( 16 février, 2019 )

Que cessent les interprétations !

 

L’homme a la fâcheuse manie à vouloir tout interpréter surtout lorsque « l’autre » n’est pas là ! Récemment, je me suis heurtée à une personne tombée « par hasard » sur un de mes articles, décortiquant mes mots comme s’ils étaient intimement liés à un sombre passé. Interprétation de faits, déformations, j’ai tout entendu ! Alors, qu’on se le dise, les mots n’ont que le sens qu’on leur donne et surtout le pouvoir qu’on leur accorde. Il faut cesser de penser à la place des autres. Le passé n’a que l’importance que l’on veut bien lui donner et m’entendre dire «  Untel, l’ennemi-e a dit ça sur ton article » m’a fait mourir de rire. Simplement parce que la porte est fermée, la malveillance ne peut plus m’atteindre et surtout, je ne pense pas que ce untel ait le temps de s’attarder sur mes petits coups de plume. Que cherchent ces personnes qui interprètent ? Que l’on se le dise, sortir la hache de guerres n’a jamais été ma tasse de thé et ne le sera jamais. J’écris juste pour le plaisir, beaucoup moins ces temps-ci car je m’exprime beaucoup plus avec mon pinceau.

Alors gentilshommes, gentes dames, plutôt que de chercher le grain de sable là où il n’a pas lieu d’être, contentez-vous de vous occupez de vos légumes qui ont bien du mal à pousser au lieu de tenter d’essayer d’arracher les petites graines plantées par les autres !

J’ai fermé des portes, je suis heureuse de ma vie, de mes choix. Cela dérange tant que ça ?

 

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( 15 février, 2019 )

L’amour n’a pas de raison

Notre monde favorise l’importance de l’aspect physique poussant de nombreuses personnes à ne pas s’aimer. Discussion animée dernièrement avec des jeunes adultes masculins qui affirmaient qu’ils ne pourraient jamais tomber amoureux d’une moche !  La féministe que je suis a sorti ses crocs ! Associer juste l’amour à un trait physique est totalement abject, pire dévalorisant et surtout que veut dire « moche », n’est-ce pas un mot totalement subjectif ?

Trop maigre, trop gros, trop petit, trop grand, trop chauve, trop chevelu, la liste des « trop » est longue. L’amour s’apparente ainsi simplement au désir et à rien d’autre.

Et rien n’est pourtant plus important que l’amour …

Je trouve cela terrible une société qui valorise ainsi le culte du « beau » en oubliant que ce beau ne se trouve pas que dans l’apparence. Mais voilà, les gens ne prennent plus le temps de se découvrir. Ils se rencontrent, ils discutent, ils baisent, ils se quittent. Où est l’amour dans tout ça ? Tout est en mode accéléré !

Flasher sur la bimbo ou le beau type aux dents blanches est-ce une garantie de bonheur ? Et je ne parle même pas de ces personnes qui sont prêtes à tout pour se donner l’apparence d’être belles ! Tout étant du à ce sentiment d’acquis qu’ont les humains. L’homme, les pantoufles aux pieds, est certain que sa dulcinée lui est acquise. Fera-t-il des efforts pour être plus séducteur à la maison, mieux habillé ? Non, l’autre n’en vaut plus la peine, puisqu’elle lui appartient. L’inverse est vrai.

Il faudrait que cesse l’idée qu’un couple survit à tout ! Cela n’existe que dans les contes de fées ou dans les contrats de mariage. Mais c’est une erreur.

 

Avec le temps, l’amour va s’appuyer sur beaucoup plus que le physique et le sexe, d’où souvent le désappointement de certaines maîtresses convaincues que leurs chéris vont tout quitter pour elles, parce qu’elles sont plus jeunes, plus jolies. C’est une erreur. L’amour ne s’arrête pas à l’âge ni aux cheveux blancs ni aux kilos pris, l’amour c’est une force qui transcende, qui ne veut pas dire pour autant qu’il faut négliger son aspect physique, mais surtout qu’il faut savoir rester vrai, tout simplement.

Je ne peux parler d’amour sans rebondir sur l’amitié où là, il existe aussi des personnes qui rejettent les autres pour leur physique ou leurs kilos en trop. Mais c’est une autre histoire !

 

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( 14 février, 2019 )

Pourquoi l’école a tant changé …

 

Qu’est-ce qui a tant changé dans nos écoles ? Serait-ce la suprématie de l’enfant-roi ?  Le désintérêt de certaines familles ou simplement l’enfant lui-même ? Malheureusement, peut-être juste une réalité, les enfants ont tout, veulent tout, ne savent pas entendre le non. Et ces parents, tellement formatés à la « psychologie cognitive de leur chérubin » vont toujours abonder dans leur sens.

Avant, les enseignants étaient respectés pour ce qu’ils apportaient, l’instruction. Aujourd’hui, honnêtement, du moment que le petit chéri est gardé et qu’il ne va pas rester à la maison enquiquiner sa maman, cette dernière se fiche complètement si les leçons sont apprises ou si le gamin se tient tranquille.

Avant, les écoles étaient le royaume des enseignants, seulement voilà, on les a ouvertes aux parents. L’idée était bonne au départ, seulement les parents qui proposent leur aide se comptent sur les doigts d’une main. Ah si, s’ils viennent, c’est pour régulièrement casser les pieds aux enseignants parce que le petit chouchou a perdu sa trousse ou son manteau, parce que le copain a malencontreusement poussé l’autre dans l’escalier pour s’amuser. Les parents vont même jusqu’à contester le programme parce qu’ils ont lu sur Internet « autre chose » et ça c’est une source sûre ! Et puis après tout, ce sont eux qui savent ce qui est bon pour leur enfant, allant jusqu’à apprendre à l’enseignant comment faire une division parce qu’ils savent la faire, eux !

Parents procéduriers, de plus en plus fréquemment, démissions, laxismes, ce n’est pas que le monde était meilleur avant, c’est qu’aujourd’hui il part en vrille. Comment un enfant peut-il se structurer sans limite ? Comment un enfant peut-il prendre conscience de la réalité s’il est constamment dès le CP connecté sur un portable ou une console de jeux ? Quand aura-t-il le temps de lire ou de rêver ?

Et je ne parle même pas de ces parents pressés vivant à cent à l’heure, convaincus que l’équilibre psychologique de leur enfant passe par des ateliers sportifs ou culturels chaque soir, le mercredi et le week-end. Mais quand donc l’enfant pourra-t-il simplement prendre le temps de s’ennuyer ?

On assiste alors à des enfants en classe incapables de se concentrer tellement ils sont habitués à l’hyper stimulation.

 

Allons-nous droit dans le mur ? Certainement ! Rendons à l’enfant l’insouciance que nous avions nous à dix ans, respectons leur vie amicale, leurs disputes enfantines, offrons leur des livres, des crayons de couleur et du papier, et surtout apprenons-les à s’ennuyer car c’est dans cet instant magique où l’esprit ne sera pas occupé que vont naître les rêves et certainement des pensées positives et novatrices, celles de l’imagination de demain.

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( 13 février, 2019 )

Ces ordres intempestifs.

Avez-vous remarqué comme les gens s’octroient sans cesse le droit de donner des ordres aux autres ? Je trouve cela déprimant. « Fais un régime ! Cours plus ! Bouge toi ! Appelle-moi ! » et j’en passe. Je suis peut-être de la vieille école mais le « s’il te plaît » a vraiment disparu de notre langage. Comme je suis quelqu’un qui n’aime pas les ordres, je ne fais pas ce que l’on me dit, pourtant ce serait une bonne idée de perdre quelques kilos ou de me bouger. C’est à l’humour que je l’écris, vous l’aviez compris. :)

Et si, au lieu de donner des ordres, nous nous mettions à utiliser des mots qui font du bien. J’ai eu l’immense plaisir de travailler ainsi avec ma dernière maison édition où rien ne m’est imposé, où les suggestions sont posées avec délicatesse. Cela m’a bien changé des ordres que j’avais précédemment rencontrés autant au niveau éditorial que dans la sacro sainte éducation nationale.

Depuis deux ans, j’évite au maximum de donner des ordres violents dans mes classes, même si des limites sont nécessaires voire indispensables. Mais le dire avec bienveillance, en modulant sa voix, en évitant de mettre de l’agressivité, cela passe plutôt bien. Changer sa manière de penser … de dire … peut-être une manière de changer le monde ou les mentalités …

Ordonner avec bienveillance, c’est autoriser l’autre à voir autre chose qu’une agression, peut-être juste un simple conseil …

 

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( 12 février, 2019 )

Mauvais jour.

Lorsque je suis passée, c’était un mauvais jour. Tes mains étaient crispées. Tu semblais dessiner dans l’air des mots que je ne pouvais lire. Je me noyais dans ta déception d’être si peu comprise. C’était encore un mauvais jour, devrais-je dire. Il n’y en a plus beaucoup de bons. Tu as pourtant bonne mine. Certainement parce que tu es bien nourrie. Je n’ai rien à dire, on s’occupe de toi, même si tu n’es plus vraiment là. Tu t’enfonces de plus en plus dans un monde qui n’existe pas. Mauvais jour. M’as-tu reconnue ou as-tu simplement vu un visage qui venait te rendre visite ? Je lis tellement d’incertitudes, tellement d’interrogations dans tes expressions. Ces histoires que tu voudrais raconter et que tu ne peux conceptualiser, ces peurs que tu ne peux exprimer, ce temps que tu n’arrives plus à déterminer. Tu m’as parlé de Noël qui est déjà passé, d’un plaid qui a été perdu. Pourquoi de lui te souviens-tu et non de proches que tu as complètement rayés, de moi ta fille aînée ?

Je déteste ces mauvais jours où j’ai l’impression de me perdre dans tes yeux bleus qui se figent comme s’ils se fondaient avec l’éternité, ces moments où même avec moi, tu n’es déjà plus là, ce temps qui de plus en plus me sépare de celle qui fut, de tes conversations pleines d’humour dans lesquelles tu m’entraînais.

Tu vis rythmée par le quotidien d’un monde aseptisé où tu as perdu toute notion de la réalité. Parfois comme si tu découvrais les mots, tu te rappelles d’une animation pratiquée. Un sourire enfantin se dessine. Tu t’en souviens durant un claquement de doigts, puis tu retournes derrière le miroir, dans un monde que tu es seule à pouvoir traverser. Je ne peux qu’espérer, parmi tous ces cauchemars que cette saleté de maladie te fait vivre, fichu Corps de Lewy, tu trouves tout de même des moments de paix.

 

C’était un mauvais jour, et une fois encore, je suis repartie le coeur brisé de n’avoir pas vu dans tes yeux briller ne serait-ce qu’une petite lumière d’intérêt …

C’était un mauvais jour, mais je me raccroche à l’idée que lors de ma prochaine visite, le temps aura changé, un rayon de soleil illuminera peut-être la journée, alors ce sera enfin un bon jour, même si ce sera certainement un des derniers avant que tu perdes totalement le sens de la réalité.

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( 12 février, 2019 )

La chance, ça se provoque

Pour moi, le hasard n’existe pas, donc la chance ne peut-être liée au hasard. Inutile de chercher des trèfles à quatre feuilles, même si vous en trouvez un, rien n’atteste que vous toucherez le loto le lendemain. Il faut rester totalement lucide. Je ne suis pas superstitieuse et je ne l’ai jamais été. La logique du hasard arrange souvent trop bien les choses. Cela permet de donner des raisons aux échecs.

Qui n’a pas déjà entendu cette phrase :  « Je suis maudit ! » Ben non, personne ne l’est ! Il faut impérativement faire disparaître ce type de pensées. La chance est un mode de comportement qui se provoque. On ne naît pas chanceux ou malchanceux, on naît avec une faculté de décider de notre propre vie, donc de se donner les moyens d’y arriver.

Dernièrement une lectrice me disait que j’avais de la chance d’avoir des livres qui se vendent. Déjà, rendons à César ce qui lui appartient, je ne croule pas sous des montagnes de ventes comme Musso. J’ai des lecteurs fidèles, et honnêtement, je ne vise pas plus. Je ne cherche pas à signer chez Grasset ou Laffont simplement parce que je ne veux pas me fondre dans un moule éditorial. Je reste un électron libre. Il n’y a pas de chance dans ma modeste réussite, juste beaucoup de travail, un article différent chaque jour sur un thème différent qui ne parle pas de ma vie, mais de celle des autres. Si je cessais ce contact quotidien, je pense que je perdrais une partie de mes lecteurs. La vie est ainsi !

Quant à la chance amoureuse, cela m’a toujours fait rire. Comme si on tombait par hasard amoureux, par magie. Trop de personnes le pensent, mais c’est totalement faux, il y a juste des circonstances. Il faut déjà être prêt pour aimer, en phase avec la vie. La chance en amour arrive lorsque c’est le bon moment, lorsque la situation se dessine positivement, lorsque la conjoncture est bonne. Je ne crois pas à l’amour prédestiné comme certaines personnes l’expliquent. Rien n’est décidé à l’avance. Parce qu’à un moment T, on va se trouver en phase, l’autre va nous apparaître comme une évidence, rien à voir avec le hasard. Certains scientifiques vous parleront d’hormones qui s’activent « des deux cotés ».

En clair que ce soit dans le domaine de la réussite, de l’amour, du bonheur même, il est vain d’attendre sa chance, il faut juste se bouger un peu le popotin et la provoquer !

 

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( 11 février, 2019 )

Parler pour rien, juste comme ça …

Dans ce monde trop sérieux où plus personne ne rit, j’ai envie bien souvent de parler de rien, comme avant, juste comme ça, de partager des anecdotes qui nous feront rire, parfois de se moquer gentiment, sans faire de mal, juste pour que résonnent nos éclats de rire. J’aimerais retrouver l’insouciance que j’ai perdue. Où que je pose mon regard, où que mes oreilles s’arrêtent, je n’entends que des mots violents destinés à détruire, à faire du mal. Et je ne parle même pas de ces théories du complot générant une énergie tout sauf positive. Je ne dis pas que tout va bien dans notre société, qu’il ne se passe pas des choses que l’on nous ne dit pas. Mais vu que l’on ne peut rien y faire, pourquoi en parler, pourquoi surtout ne parler que de ça ? C’est comme ces personnes qui ont décider de nuire à une tierce, qui vont se réunir autour d’un café pour cracher leur venin, qui vont jusqu’à inventer des scénarios dignes d’un roman allant jusqu’à y croire, parce que les mots ont ce pouvoir. Vous en avez connu, j’en ai connus, ceux convaincus que vous êtes de mèches avec leur ex passant votre vie à comploter pour les détruire, ces autres victimes du syndrome de persécution prêtes à tout pour que la réalité colle à leurs délires. Le monde est fou !

 

Moi, j’ai juste envie de parler de rien, du soleil qui se cache derrière les nuages, des couleurs de l’arc-en-ciel, de cette rose en bourgeon qui lutte pour sa survie même en plein hiver. J’ai juste envie de parler de choses qui ne me prennent pas la tête, qui sont dites pour échanger, sans se presser, sans faire semblant. J’ai juste envie de parler de rien … ça vous dit ?

 

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( 11 février, 2019 )

Peut-on aller toujours bien ?

 

Il est mal vu dans notre société de répondre « non » si on vous demande si ça va. L’avez-vous remarqué ? Simplement, parce que cette question est devenu automatique, et de ce fait, n’attend aucune réponse. Oser dire, « non, je ne me sens pas bien aujourd’hui » implique que l’autre fasse l’effort de s’arrêter, de vous demander ce qui ne va pas, voire de se sentir obligé de compatir. Je discutais dernièrement avec un médecin qui me disait qu’il rencontrait cette problématique dans son cabinet, alors qu’une personne qui consulte n’y va pas pour passer le temps, mais parce que quelque chose cloche. Seulement, nous sommes conditionnés à ne pas parler de nos malheurs, donc le praticien va se retrouver face à un patient qui parfois va même repartir sans avoir tout dit.

Dramatique, non ? Pourquoi n’arrivons-nous plus à écouter les autres ?

Certes, nous continuons à croiser ceux qui vont se plaindre pour un rien, ceux qui auront dix fois la grippe en un an, cinquante bronchites, mais les autres, ceux qui ne disent rien, pourquoi ne pas les écouter ? Les entendre peut parfois s’avérer aussi salvateur qu’un médicament, parce que le contact humain prime sur une molécule chimique. Alors oui, personne ne peut toujours aller bien. Alors oui, certains matins, on se réveille et tout semble gris. Peut-être effectivement en parler ne servirait à rien, mais si cela dure, oser répondre «  non, ça ne va pas ! » me semble primordial.

Ceux qui comme moi ont une maladie auto-immune savent qu’il y a des jours sans. Avant, je les taisais, prenant tout sur moi. Aujourd’hui, je le dis simplement parce que formuler ce ralentissement ou cette fatigue permet de s’autoriser soi-même à souffler.

Ces baisses de forme ne durant plus aussi longtemps qu’au début de la maladie, je les assume pleinement, pour repartir deux jours plus tard avec une énergie renouvelée.

Quant à ceux qui subissent des baisses de moral ou d’énergie, ne gardez plus ces émotions pour vous. Il fait tristounet dehors, vous avez le droit de ne pas avoir le moral, vous avez raté quelque chose, normal d’être déprimé, vous vivez une date décisive de votre passé, la mélancolie est un passage obligé.

On ne peut pas toujours aller bien, mais par contre on ne doit pas s’enfoncer dans un puits sans fin. Toujours se dire, toujours dire :  « Aujourd’hui, cela ne va pas. Je le dis, mais demain ça ira mieux ! »

 

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( 10 février, 2019 )

Vivre pleinement sa vie.

Plus on vieillit, plus on prend conscience qu’il est important de vivre pleinement sa vie, peut-être parce que le compte à rebours a commencé, que les années à vivre se font  moins nombreuses, peut-être simplement parce que c’est cela « grandir ».

Il est regrettable que cette prise de conscience ne se dessine souvent lors de la seconde partie de notre vie. Et pourtant, vivre pleinement, vivre comme si on devait chaque jour tout recommencer, vivre comme si notre oxygène en dépendant.

Trop de personnes aujourd’hui s’arrêtent de vivre au moindre échec, au plus petit bobo. Comme si un mur de pierres ne pouvait être escaladé, comme si un chagrin d’amour ne pouvait-être oublié. J’aime à le dire c’est bon pour les romans, mais dans la vraie vie, on ne perd pas son temps à pleurer des larmes de sang ! On prend une claque, on ravale notre fierté, et on se relève ! Tomber n’est pas un échec, ce n’est pas une erreur, c’est simplement un moment que l’on a dû traverser. Il ne faut jamais oublier qu’il y a des échecs qui ont dessiné les plus belles victoires. Alors plutôt que de toujours ronchonner, plutôt que de ne regarder que le bout de son nez, il est temps de foncer et de croquer cette vie comme si chaque jour était le dernier !

 

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( 9 février, 2019 )

#maltraitance psychologique

La violence physique est terrible, la maltraitance psychologique est tout aussi grave.

« Victime d’un homme qui me menaçait, je me suis laissée mourir. » Témoignages poignants laissés sur mon blog. « J’ai mis des années à avoir le courage de dire stop à la violence, convaincue que parler allait simplement aggraver la situation. »

Aucun acte de violence ne devrait être toléré, et il faut cesser de dire les victimes sont coupables de ne pas avoir osé parler.

« Menacée par un homme devant chez moi, à plusieurs reprises, il y a quelques années, un homme inconnu, qui se disait l’ami de …, j’ai vu mon univers tourné au cauchemar. Même si je n’ai jamais été seule lors de ces rencontres, je ne fus jamais prise au sérieux. Ce n’était que des mots. C’était des menaces sans conséquences. Et puis après tout, vu que j’obéissais et que la peur s’infiltrait, j’ai laissé une faille où j’ai failli être engloutie. »

J’ai moi-même vécu un tel drame.

Alors aujourd’hui, je dis NON à la maltraitance psychologique qui s’infiltre comme un poison dans nos veines. C’est un viol psychique qui atteint les coins les plus sombres de notre « moi ». Vivre avec un manteau de peur, avec la peur au ventre que l’homme exécute ses menaces et s’en prenne à une personne que l’on aime.

Les victimes n’ont plus d’esprit critique, car la peur enlève tout esprit critique. Elles ne vivent plus.

Un jour, on découvre que ces monstres s’alimentaient de notre peur, qu’il en jouissait. Encore une fois, les mots n’ont que le pouvoir qu’on leur  donne.

Et puis un jour, on cesse d’ avoir peur parce que l’on appelle à l’aide, car seuls, c’est impossible.

 

Pour moi, ce fut la thérapie EMDR que j’ai suivie, qui a peu à peu effacé jusqu’au souvenir de cette violence. Je sais que ce n’est qu’illusoire, stockée dans un coin de mon cerveau, mais peu importe, je respire, je vis, je ne fais plus de cauchemars, je sors !

Même mes « pourquoi » ont disparu, car je sais que je ne comprendrais jamais comment des personnes civilisées ont pu en arriver à de tels extrêmes sans communication, comment une telle violence peut exister, comment quelqu’un peut se servir de nos sentiments, notre vécu, nos confidences pour « tuer ».

 

En tous les cas, aujourd’hui je ne sais peut-être pas grand chose, mais je sais que plus jamais je resterai figé, si quelqu’un vient me menacer !

#maltraitance  psychologue, ensemble contre ces monstres briseurs de vie !

 

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