( 15 mars, 2019 )

Les enfants malades.

 

J’ai regardé les premiers épisodes de la série les bracelets rouges saison 2. Toujours un immense bravo à cette magnifique série pleine d’humanité où on sourit, on rit, on sent aussi les larmes monter aux yeux.

J’ai connu ce monde, un monde bien à part, un monde où la vie n’est pas rythmée de la même manière, où simplement les aiguilles du temps se stoppent.

La première fois que l’on arrive dans un service d’enfants malades, ce qui surprend c’est d’abord les couleurs, ce sont rarement des murs blancs. On voit des dessins partout, des jouets qui traînent, des rires parce que dans ces murs, il n’y a souvent que les parents qui pleurent. Les enfants, eux, rient, s’amusent, ne cessent pas de vivre. Seulement, il y a la mort qui rôde comme une ombre derrière chaque visage, derrière chaque sommeil.

Mais on s’habitue, parce que l’on s’habitue à tout, parce que surtout la vie continue même si parfois c’est dur, même si on prend des chemins détournés, on continue tout simplement parce que l’on y croit, parce que l’on veut y croire encore jusqu’au bout, parce que surtout on veut conserver juste cette petite étincelle tellement importante, celle qui allume les souvenirs.

Voilà pourquoi en regardant cette série, je revois se dessiner tous les moments heureux, tous ses éclats de rire, toutes ces mains que j’ai serrées, tous ces petits visages auxquels j’ai souri durant l’année que mon fils a passé à l’institut Gustave Roussy de Villejuif, au neuvième étage, celui des enfants cancéreux.

La maladie des enfants reste une merveilleuse leçon de courage ! Ils ont une force que nul n’égal, un rayonnement unique, peut-être parce que leur temps de vie sur terre est si court qu’il doit ensuite nous servir de lanterne toute notre vie.

https://youtu.be/LcFyPgd36vs

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