( 7 juin, 2019 )

Infirmières, médecins, enseignants à bout de souffle.

Sans faire de politique, j’ai juste envie de crier : Macon, bouge-toi ! Les professions indispensables à une société qui marche sont toutes en train de se casser la figure. Les services d’urgence sont bondés à tel point que plus d’un tiers du personnel ( toutes professions confondues) sont en épuisement professionnel ! Une honte dans un pays civilisé comme le nôtre. Un exemple concret, ma mère est tombée de son fauteuil le mois dernier, fut conduite aux urgences, plusieurs points de suture à la tête au bout de plus de quinze heures ! Certes, allez-vous me dire, elle n’était pas prioritaire, mais pour les autres, ce manque de personnel ne va-t-il pas à un moment, inéluctablement, inciter à commettre des erreurs, à ne pas voir les priorités ?

Pas assez d’infirmiers ou d’aides-soignantes, normal vu qu’on les rémunère avec un lance pierre, pas de quoi les motiver beaucoup ! Les internes désertent les hôpitaux, normal encore vu les heures qu’ils doivent s’enfiler ! C’est bien plus confortable pour eux d’ouvrir un cabinet tranquille dans un joli coin de province ou de se mettre urgentiste en ville où la rentabilité l’emporte sur le médical ( 90€ la nuit pour cinq minutes de consultation selonles statistiques soit une moyenne de 400€ par heure contre juste 2000) parjour à l’hôpital ) Quant aux enseignants, je ne vais pas revenir dessus, mais il suffit de voir les recrutements pour la rentrée prochaine, tellement vides que dans une académie comme Créteil, la moyenne au concours d’admission est de 7/20, il y a de quoi se poser des questions ! Juste pour info, lorsque j’ai passé le concours, elle était dans mon académie de 14/20. Serions-nous en train de tirer l’avenir de toute une génération vers le bas ? Enseignants qui vont ensuite finir, épuisés, démotivés, désabusés par une hiérarchie qui ne va pas les soutenir, qui va les enfoncer, qui va simplement les étrangler.

Toutes ces professions, et il y en a bien d’autres, sont actuellement asphyxiées par un manque de moyens, par une politique de dépenses où le collectif va primer sur l’individu. Seulement, une société dont le système de santé et d’éducation s’écroule, c’est une société malade. Alors, faudrait peut-être agir avant que la gangrène ne s’installe et ne vienne pourrir ce qui reste de bon !

 

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