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( 31 juillet, 2019 )

Se réinventer en prenant des risques.

 

La vie est un choix, simple. Soit on s’installe dans un confort illusoire mais sécurisant, soit on opte pour l’option « se surpasser », et on va tenter chaque jour de se réinventer quitte à prendre des risques. Sortir de sa routine, c’est effectivement s’affronter à l’inconnu, impliquant de quitter sa zone de confort et rien n’est plus dur. De nombreuses personnes ne vont jamais chercher à laisser un travail qui leur pèse simplement parce que l’enjeu d’un échec possible est trop difficile, tout comme décider de casser le rythme d’une vie en se lançant de nouveaux défis, oser l’impossible. Et pourtant, n’est-ce pas cette ligne rouge qui va nous inciter à dire que nous sommes vraiment vivants ? Je rends hommage à ceux qui osent, à ma mère qui a soixante-cinq ans a appris à faire du vélo, à soixante-dix a fait son baptême de delta plane, qui a également dans cette période  voyagé en faisant presque le tour du monde alors qu’elle n’avait jamais osé quitté sa ville. Je rends hommage à ceux qui osent tout recommencer, se lancer dans une création d’entreprise, dans de nouvelles études même lorsque la dernière partie de leur vie a sonné alors que les autres pensent que cela ne sert à rien. Je rends hommage à toutes les plumes qui n’ont pas peur de laisser une trace de leur passage afin que les mots continuent de vivre.

Ne jamais cesser de se réinventer, car la vie ne peut être figée. Ne jamais cesser d’aller jusqu’au bout de ses rêves, jusqu’au dernier instant de lucidit.

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( 30 juillet, 2019 )

La profusion des drones et autres.

 

On ne cesse de parler de la liberté individuelle et pourtant, on ne cesse de voir se multiplier les drones ou les objets connectés que tout le monde peut s’offrir pour un prix dérisoire sur Internet ( voire sur le grand distributeur Amazon). Certes, je suis d’une autre époque et réfractaire aux nouvelles technologies ( ayant fait les frais des limites de sécurité des systèmes informatiques )mais je m’inquiète vraiment de ce monde qui se profile où tout sera totalement connecté. Pour ne citer que les Smartphone qui sont de nos jours tous géolocalisables ( une bonne chose si on n’a rien à cacher), plus ennuyeuses les applications qui mettent en route la lumière, les robots ménagers voire gérer comme aux États-Unis des appareils cardiaques comme les Pacemakers. L’homme va-t-il devenir dépendant de la machine ?

Et ces appareils comme Google Home qui parle aux personnes dans un appartement, où se trouve la limite du privé ? Combien de conversations sont-elles ainsi enregistrées à l’insu des personnes ? Quant aux drones avec caméra, on a beau dire, il n’est jamais agréable sur la plage de voir un de ces appareils survoler notre graisse ! (Si si j’en ai croisés cet été) Combien de clichés pris sur le vif sont ainsi chaque jour décimés sur des réseaux comme Instagram. Sans devenir parano, je pense que ce culte du « moi » que certains vénèrent est dangereux. Prenons les webcams, inoffensives en apparence, sauf que nul ne sait ce que la personne derrière l’écran va faire des clichés capturés. Combien de messieurs pensant passer un bon moment coquin retrouvent leur « joujou » en gros plan diffusé sur Internet voire envoyé à des contacts ?

Internet est un merveilleux outil de recherche et une terrible arme pour qui veut s’en servir négativement. Pour une fois, je n’ai aucun conseil à donner étant dépassée par ces technologies, par l’usage malveillant de certains, et par surtout l’impossibilité de s’en protéger. Que ce soit dans la vie privée ou en tant qu’auteure, je suis réfractaire à ce modernisme, essayant de protéger le mieux possible mes données tout en sachant que ce ne sera jamais suffisant. Doit-on pour autant vivre en ermite et renoncer à partager certaines données ? En qualité de petite plume, si j’optais pour ce choix, je devrais cesser de publier des livres car personne ne me lirait. J’ai donc simplement choisi d’éviter drones et objets connectés, et surtout de passer le moins de temps possible en continue sur Internet. D’autres options ?

 

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( 29 juillet, 2019 )

L’impuissance face à l’inexplicable.

 

Face à l’inexplicable, l’homme reste impuissant. Notre société ultra connectée nous place devant un nouvel mode opératoire, celui où nous nous retrouvons des marionnettes dans les mains de personnes qualifiées capables du pire. Je viens de terminer un très bon polar Copy Cat de Alex Lake. Au début, je l’ai lu comme un simple roman divertissant, sans m’expliquer ce serrement à l’estomac que je ressentais plus j’avançais dans l’histoire. Le déni, c’est quelque chose. Soudain, la lumière fut ! L’histoire repose sur l’usurpation d’identité d’une femme par le biais de ses mails, de son Facebook, de ses réseaux sociaux. Du déjà vu ! L’angoisse de cette femme, je l’ai vécue. Sa peur, cette manière d’avoir la sensation de devenir folle, cette incompréhension. Prendre la vie d’une autre et s’en servir pour lui nuire est devenu très à la mode. Ce que le commun des mortels oublie, c’est que c’est un viol en profondeur. Certaines personnes malveillantes, comme dans ce bouquin, sont capables de prendre des années pour une vengeance incompréhensible, déclenchée juste sur un mot. Face à ce nouveau type de violence, nous sommes totalement impuissants !

« L’autre » nous vole notre vie tellement facilement que l’on n’a pas le temps de dire ouf. Comment s’en protéger ? Je serai bien incapable de vous le dire. Peut-être en protégeant nos données sur facebook, en évitant les photos publiques, mais n’est-ce pas illusoire ? Je me contente d’avertir mes contacts : n’acceptez jamais un mail qui ne provient pas de ma messagerie ( je n’ai que deux adresses mails de contact, une perso, une auteure), n’acceptez pas un nouveau profil Facebook ( à une époque,il s’en ouvrait un à mon nom toutes les semaines) etc … Même ces mesures ne peuvent lutter contre l’impuissance et l’inexplicable. Que de profils « vides », j’ai croisés, que j’ai dû bloquer sur les divers réseaux, que de « voyeurs » se disant amis de, j’ai dû évincer.

Devenir parano ? Je l’ai toujours refusé même si certains comportements me donnent encore envie de vomir. Je reste confiante dans ma petite étoile. Même la pire malveillance se contentera juste d’effacer quelques jours mon sourire, mais jamais personne ne me prendra la foi que j’ai dans la vie et cette certitude que tout a un sens sur le grand échiquier de la vie,même le pire.

En tous les cas, n’hésitez pas à lire ce livre durant cet été …

 

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( 29 juillet, 2019 )

Où se cache l’espoir ?

 

Parfois lorsque je croise ces regards ternes, ces sourires tristes, je m’interroge : où se cache l’espoir ? Pourquoi tant de personnes l’ont-ils perdu ?

Est-ce à cause de la religion en perdition, car on peut s’interroger si la foi n’était pas vectrice d’espoir ou bien une philosophie négationniste qui plonge l’humanité dans une résignation permanente ?

J’ai envie chaque matin de secouer le cocotier et de hurler : réveillez-vous ! Le monde n’est pas perdu, l’humain n’est pas mauvais ! Il suffit d’y croire !

Regardez la nature, c’est fascinant de voir que même dans un sol aride, on peut voir une poussée de verdure. Regardez un enfant qui naît, il est la vie. Regardez avec sincérité chaque minute de votre vie. Je sais, vous en avez bavé, à certains moments, vous avez versé des torrents de larmes, mais pourquoi avoir oublié ce baiser qui a tout changé ? Vous souvenez-vous de votre premier poste ? De votre premier lien d’amitié ? De votre première réussite ? Vous voyez, vous n’avez pas tout raté ! C’est comme pour les lunettes, il ne faut pas vous tromper de verres ! Alors plutôt que de vous lamentez qu’il n’y a plus d’espoir, courrez chez l’ophtalmo et visualisez l’avenir sous d’autres couleurs. Cessez de tout peindre en gris, c’est moche le gris. Sortez vos pinceaux et tentez des mélanges, osez, souriez. Peu importe si votre route croise des embûches ou dés méchants, il y en aura toujours, regardez juste cet arc-en-ciel qui se dessine à l’horizon. Oui, vous pouvez sourire, vous en avez le droit car c’est votre oeuvre.

Vous avez compris ? Enfin ! Ouf ! Car l’espoir se cache en vous.

 

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( 28 juillet, 2019 )

Attraper les mains que l’on nous tend.

Derrière un écran, il est bien difficile de serrer une main. Parfois on arrive à en attraper une, priant pour qu’elle ne soit pas exclusivement virtuelle. Les individus seraient-ils devenus trop égoïstes ou simplement beaucoup plus individualistes ?

Difficile à dire. Chacun vit dans sa bulle peut-être pour se protéger des énergies négatives trop souvent véhiculées, mais ce mode de vie implique automatiquement une solitude forcée. Avant, les gens se retrouvaient au bar du coin ou dans les espaces verts pour papoter. Aujourd’hui, seuls quelques jeunes zonent encore, sans conviction, tandis que leurs aînés se sont empressés de rentrer pour s’affaler sur leur canapé devant leur télé. Ils ne se sentent pas seuls puisque la boîte noire est toujours allumée.

Avez-vous constaté que plus les années s’égrainent et plus les contacts s’amenuisent, avec toujours un prétexte pour ne pas sortir, pour fuir un rendez-vous qui pourrait faire rater l’émission quotidienne. Notre société médiatisée n’est-elle pas en train de dessiner une peur de l’autre ? Au fond n’est-ce pas un moyen d’éviter ainsi les gens de penser, de philosopher donc de s’opposer ? En incitant les citoyens à ne plus s’attraper les mains, la société ne se protège-t-elle pas d’une opposition pourtant nécessaire ? Et qui n’est plus vraiment objective aujourd’hui ?

Alors : un petit ciné, un petit resto, une balade ou un escape game entre amis, qui est partant ?

 

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( 28 juillet, 2019 )

Comment faire simple quand on peut faire compliqué ?

Les joies de l’administration! Avez-vous déjà vu à quel point obtenir un papier administratif s’avère un vrai parcours du combattant ? Au siècle où tout est connecté, ce qui peut sembler simple devient pourtant compliqué ! Je nage depuis quelques semaines dans ces formalités administratives pour mon départ en pré-retraite où on me demande quatre fois de suite l’envoi de mon titre de pension pour le même organisme ( à se demander ce qu’ils font des lettres recommandées réceptionnées ou s’ils n’ont pas un contrat avec la Poste !). Quant au labyrinthe que je traverse suite au décès de ma maman, je me demande si un jour je vais trouver la porte de sortie !

Un exemple simple : pour débuter une succession, il faut fournir un certificat d’hérédité qui va se faire à partir du livret de famille, seulement c’est rester dans une logique, celle où tout le monde possède un livre de famille de ses ancêtres. Ce n’est pas notre cas puisque dans une de ses crises de démence, ma mère avait fait du vide draconien. Résultat pas de livret de famille, pas de certificat d’hérédité, succession bloquée et factures impayées en attente. Là on assiste au chat qui se mord la queue. La sécurité sociale qui réclame des papiers que personne n’a, les mutuelles qui redemandent elles aussi dix fois les certificats de décès, et le notaire qui lui pédale dans la semoule. Je suis certaine que dans trois mois on n’aura guère plus avancé !

Ma question : Pourquoi ne peut-on pas tout centraliser ? Pourquoi alors que tout est informatisé, doit-on à chaque organisme renvoyer les mêmes documents, remplir des formulaires identiques ? Ne sommes-nous en train d’aller à contre courant ? En contre productivité ? L’administration ne serait-elle pas plus efficace si on employait ce personnel à aller au fond d’un problème avec rapidité au lieu de toujours transmettre le bébé à l’organisme partenaire ? Ne gagnerait-on pas en qualité ? Et peut-être aussi ferions-nous des économies ?

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( 27 juillet, 2019 )

Lettre à ceux qui mentent …

Mentir est devenu un mode d’être. Où que vous tourniez la tête, vous allez vous heurter à un mensonge, regardez nos hommes politiques, les gens que nous côtoyons, nos relations même parfois nos proches. Les gens mentent parce qu’ils ont peur. Ils se sont construits un monde idéal simplement parce qu’ils veulent dissimuler aux autres quelque chose. Une étude montre que les adultes mentent en moyenne deux fois par jour. Surprenant ? Même pas, car notre société entière ne vit que dans le mensonge, et il peut même nous arriver de croiser des individus qui prennent plaisir à mentir, qui manipulent, qui roulent les autres dans la farine.

J’ai toujours eu une sainte horreur du mensonge, certainement parce que j’ai été élevée dans une culture catholique où le mensonge était sévèrement puni. Résultat, j’ai toujours tout fait pour dire la vérité, pour être honnête et franche, ce qui m’a souvent valu bien des ennuis. Les gens n’aiment pas la vérité.

J’ai mis longtemps à m’en rendre compte, trop naïve, trop confiante. Je m’en suis voulu d’y avoir cru, et puis, j’ai pris du recul. Bien tristes ces personnes qui ne savent que glisser des mots sans sens, sans émotion, sans vérité pour se complaire dans leurs mensonges qu’ils vont dire vérité.

Je les accuse de violer l’innocence par leurs mots, de choisir la facilité même si ce choix peut détruire les autres.

J’ai juste envie de leur dire, les mensonges ne protègent pas de la vérité, et s’il y a une justice sur cette terre ou ailleurs, ils finiront un jour par s’étouffer en vomissant leurs histoires fausses !

 

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( 27 juillet, 2019 )

La peur de tomber !

 

La peur de tomber est souvent si grande que la plupart des personnes évitent d’avancer. Figées, elles pensent que rien ne peut leur arriver, mais un coup de vent pourra tout de même les déstabiliser. Tomber, cela fait mal. On le voit avec le petit bonhomme qui apprend à marcher. Il fait un pas chancelant, un second, tombe, s’égratigne le genoux, pleure, puis va se relever parce que c’est un des privilèges de l’enfance.

L’adulte, lui, va parfois essayer mais tellement discrètement que la réussite n’est pas garantie. Il va tenter, mais lorsqu’il va croiser l’échec, il n’arrivera pas à réparer ce qui s’est cassé ou s’il y arrive ce ne sera pas à l’identique. Alors plutôt que de faire un effort, il va courber l’échine et simplement changer de route. On pourrait penser que c’est une bonne idée mais ce serait en oubliant le sentiment de déception qui va perdurer. « Je n’ai pas réussi parce que j’ai peur d’échouer, mais au final cette peur va s’incruster dans ma mémoire et plomber tous mes actes à venir ».

Alors une seule solution : faire tomber les barrières, quitte à se faire des bleus, oser tenter quitter à se planter et surtout ne jamais renoncer !

 

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( 26 juillet, 2019 )

Pourquoi ce dédain face à Hashimoto et face aux autres dysfonctionnements thyroïdiens ?

 

Les maladies thyroïdiennes sont mal considérées par le milieu médical. On avait espéré que les mentalités allaient changer avec le scandale du nouveau Levothyrox, il n’en est rien. La plupart des malades furent considérés comme psychologiquement instables, victimes d’une psychose collective, certains praticiens allant même jusqu’à démontrer que la thyroïde étant le centre des émotions, « tout était donc dans la tête ! » Pourquoi des raccourcis aussi faciles ? Peut-être justement parce qu’à l’inverse, un dysfonctionnement thyroïdien est complexe, tellement compliqué qu’ il n’y a pas de recettes magiques. Pour le diabète, il suffit de supprimer le sucre ou de prendre de l’insuline et de bien doser son taux de glycémie, mais lorsque la thyroïde débloque, le dosage de la tsh ne suffit pas, tout comme les hormones de substitution ne vont pas résoudre d’un claquement de doigt tous les symptômes.

Alors devant l’éventail de possibilités, combien de toubibs seront disposés à perdre leur précieux temps pour tenter d’aider les malades de la thyroïde.

Prenez simplement les endocrinologues, formés surtout pour les maladies des surrénales ou du pancréas, qui vont expédier en quelques minutes pour une somme élevée une consultation qui n’aura rien apporté de concret. Que de témoignages nous recevons régulièrement sur ces rendez-vous déprimants. Les malades attendent «  la solution », ils auront juste « une ordonnance » sans grande nouveauté.

Pourquoi négliger ces dysfonctionnements qui touchent plus de trois millions de français ? Serait-ce une pseudo culpabilité liée à la catastrophe de Tchernobyl ? Une peur que cette recrudescence soit causée par les pesticides que nous ingurgitons bien malgré nous ? Ou serait-ce simplement le manque d’empathie du milieu médical qui ne peut s’attarder sur des maladies qu’il ne comprend pas.

Alors non, les maladies thyroïdiennes ne sont pas « dans la tête », elles ne sont pas non plus à prendre à la légère car certaines personnes sont obligées de cesser leurs activités à cause d’elles, d’autres ont vu leur vie de couple se briser, d’autres encore ont subi insultes, intimidations simplement parce qu’elles étaient ralenties, alors non, ce n’est pas à prendre à la légère.

Messieurs les médecins, vous avez un jour formulé le serment d’Hippocrate, vous avez juré d’écouter, d’aider chaque malade, alors cessez lors de vos consultations d’enfoncer la tête des mal sous l’eau ! Votre rôle est d’aider positivement, même si c’est une maladie que vous ne comprenez pas. Comment voulez-vous que les pouvoirs publics reconnaissent cette maladie si vous ne cessez de la dénigrer ?

Ensemble pour une vraie reconnaissance, n’est-ce pas une véritable solution ?

 

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( 26 juillet, 2019 )

Apprivoiser l’absence …

 

Malgré soi, on s’y était habitué à cette fichue maladie. Elle lui avait pourri sa vie, mais quelque part, petit à petit, on avait changé la normalité. D’enfant, on est devenu aidant presque le parent de notre parent. Bien malgré nous, nos priorités ont changé, notre vision de la vie voire parfois nos croyances. Nous étions rythmés par les visites ou les soins selon l’évolution de la maladie. Nous guettions inquiets le moindre changement, le plus petit espoir, comme si cet avenir annoncé pouvait soudainement s’effacer.

Ainsi les mois, les années se sont égrainés. L’homme a besoin de rituels et cette maladie s’est inscrite comme l’un d’eux. Notre vie était cloisonnée comme une armoire dans laquelle se trouvait de nombreux tiroirs. L’un d’eux t’était totalement consacré.

Et puis, il y a un mois, ce tiroir s’est vidé. Le livre de ta vie s’est définitivement refermé.

Douleur, peine, soulagement, que de sentiments se sont mélangés. Il n’en demeure pas moins qu’il subsiste une réalité, les visites, c’est terminé, les achats pour te donner le sourire, c’est à oublier, la porte de la maison médicalisée où tu étais installée, je ne l’ai plus jamais passée.

Il ne reste qu’un vide de toutes ces années, comme si d’un seul coup, c’est mon coeur à moi qui s’était stoppé. Tu n’es plus là, c’est une évidence que personne ne peut nier, mais l’absence, elle, a pris toute la place. Il m’arrive l’espace d’une seconde de commencer à me préparer pour te rendre visite ou regarder un pull que tu aurais aimé.

Tu as laissé en partant l’empreinte de cette maladie, encore trop lentement diagnostiquée, sans traitement à proposer si ce n’est cette issue que même tout l’amour du monde n’aurait pu éviter. Il me reste aujourd’hui une dernière étape, avant d’accepter de te laisser définitivement t’envoler : apprivoiser ton absence afin de me reconstruire de nouveaux rituels, autrement.

 

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