( 4 novembre, 2019 )

Écrire, pourquoi ?

Toujours la même question qui revient dans toutes les bouches : pourquoi écrire à une époque où dire est bien plus facile, où les chaînes youtube se multiplient ?

J’ai toujours écrit, avec un crayon puis maintenant sur une tablette, un besoin de faire sortir les mots. Je n’ose imaginer la tête de mes enfants ou petits-enfants à ma mort en découvrant la montagne de boîtes remplies de carnets. Je ne les relis jamais. Le passé doit rester où il est, mais je ne peux me résoudre à les jeter. Quelle ambiguïté !

Les mots doivent sortir par moment avec douceur, tendresse ou violence. Je ne peux les retenir même si j’essaie. Ils claquent sur le support blanc comme si je ne les maîtrisais plus. Ils sont. Mon plus gros défaut est de n’avoir pas de but à ces jeux de phrases. Une fois sur le papier, leur destin m’indiffère, car je suis déjà passée à la suite. J’écris par pur besoin, par pur plaisir, sans intention, sans objectif ni objectivité, simplement pour peut-être garder la sensation qu’un lecteur sur eux va se poser ou simplement se raccrocher.

Tout comme je peins sur la toile, la vie, je laisse sur une feuille des mots. L’un ou l’autre, en alternance, sans souffrance, lorsque l’envie s’invite.

L’expérience m’a appris qu’il ne faut jamais se forcer, que la vie n’est pas un conte de fées, mais que les mots peuvent transformer une citrouille en carrosse.

L’important est de toujours rester fidèle à ses idées, à ses choix, en conservant cette merveilleuse liberté qui nous est encore accordé, celle de s’interroger : écrire, pourquoi ?

 

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2 Commentaires à “ Écrire, pourquoi ? ” »

  1. 010446g dit :

    N’est-ce point cela, l’inspiration?
    Mais parfois cette graine abandonnée se réveille plus tard sous forme épanouie.

    Dernière publication sur le radeau du radotage : radotage: avant le mariage

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