( 15 février, 2020 )

Être malades en 2020, ça craint !

On en parle depuis fort longtemps de nos hôpitaux qui vont mal, mais tout le monde ou presque s’en moque. Parce que hormis ceux qui ont été un jour malade, quand on est bien portant, cela ne concerne que les autres. Seulement, si la vie épargnait la santé, cela se saurait.  Même la personne la plus en forme, qui mange sainement ses légumes bio, peut se retrouver du jour au lendemain aux urgences.

Parlons-en des urgences, des heures d’attente sur des sièges bien durs, du manque d’amabilité des personnes à l’accueil, des priorités qui n’en sont pas.

Qui doit-on pointer du doigt ? L’état qui n’a pas su gérer ses hôpitaux ? Certainement !

Mais aussi, une population assistée qui les yeux rivées sur Google va sans cesser se trouver une pathologie et courir par peur aux urgences alors qu’il ne s’agit souvent que d’un  diagnostic bénin.

Je lis régulièrement sur les groupes de malades de la thyroïde, ces femmes qui à la moindre hausse de tension, de crises d’angoisse ou de panique vont aller encombrer les urgences. Avant, les urgences étaient réservées aux cas graves, prioritaires.  De nos jours, pour une simple indigestion, les gens se précipitent aux urgences.

Pourquoi ? Par manque de civisme, d’informations, parce que c’est gratuit, parce que pour trouver un médecin qui exerce la nuit, c’est un miracle, parce que même en appelant à l’ouverture du cabinet, il n’y a plus de place !

Il ne fait vraiment pas bon d’être malade en 2020 !

Et je ne parle pas des médicaments en rupture de stock, des médicaments à l’inverse volontairement trop prescrits (en particulier si ce sont des génériques)

Parlons-en de ces génériques ! Officiellement, ils sont 30% moins chers, seulement ils sont automatiquement différents du produit d’origine, sinon on n’appellerait pas cela un générique !  Encore une manière de prendre les français pour des imbéciles !

Identique pour la molécule, oui, non pour les excipients et on sait que plus de 60% de la population serait allergique à des excipients notoires.

Doit-on parler des vaccins où les discussions sont houleuses ? Pour ? Contre ? Chacun n’est-il pas libre d’avoir son propre avis ? Et surtout au final, à qui profite les campagnes de vaccination ? Je croirais à leur utilité réelle ( pour les nouveaux vaccins) le jour où la vaccination sera vraiment gratuite !

Alors je vais jouer l’avocat du Diable. Oui, on vit plus longtemps grâce à la médecine quoique souvent enfermés dans une maison de retraite pour sénilité ! Oui, on ne meurt plus d’un rhume, de la rougeole, et même de la grippe ( sauf une petite centaine), mais combien de personnes vivent vraiment bien ?

Certaines ont des traitements à vie pour des cancers ( immunothérapies) et sont perpétuellement exténuées, d’autres se gavent d’antidépresseurs ou d’antidouleurs, et je ne parle même pas de ceux qui cumulent un cachet rose pour le coeur, un bleu pour le diabète, un vert pour l’angoisse etc, un vrai cocktail implosif qui sécurise les malades.

Une fois encore, on oublie alors les vrais malades que l’on n’entend jamais, ceux atteints de sclérose en plaques, de parkinson etc, des maladies qui n’iront qu’en s’aggravant, mais non, notre société préfère se focaliser sur les maladies qui rapportent ! Encore une fois, jouons l’avocat du Diable : la moitié des cancers pourraient ne pas être traités, mais un médicament anticancéreux rapporte tellement aux sociétés pharmaceutiques, que l’on préfère prévenir, au risque de bousiller complètement une santé, que guérir !

( Et c’est un sujet que je connais bien pour avoir vu le prix d’une journée d’hôpital lorsque mon fils a eu son cancer)

Alors être malades en 2020, je signe et persiste : ça craint !

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1 Commentaire à “ Être malades en 2020, ça craint ! ” »

  1. Tienou dit :

    2normément de thèmes que tu abordes là avec (c’est voulu? un peu pousser à la « provoc » ?…) il faudrait répondre point par point : fastidieux et les réponses ne sauraient être exhaustives :-(
    D’une façon général, disons que tant chez les quidam que chez les décideurs, il y a un sérieux manque d’information, d’éducation qui ne pas avoir le comportement adéquat, tant pour utiliser l’appareil médical, hospitalier ou non, que pour enclancher de vrais actions pour continuer d’assurer un bon service public en matière de santé.
    En fait, et il n’est pas exclus qu’on n’y exerce pas une compréhension suffisante, il faut être du milieu soignant ET du milieu patient pour avoir une approche un tant soit peu objective…..

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