( 24 février, 2020 )

La solitude n’est pas une fatalité !

La solitude n’est un enfer que si nous le voulons. Nous sommes seul dans le ventre maternel, seul dans notre berceau, seul dans notre tête, seul à agir et seul à mourir.  Alors plutôt que de craindre la solitude qui peut s’imposer à certains moments de notre vie, il faut apprendre à vivre avec. cet article exclut la solitude des anciens qui elle, peut-être douloureuse et un véritable enfer.

La solitude, ce n’est pas être dénué d’amis, ce n’est pas être sans amoureux, c’est simplement s’autoriser à avoir des moments où on peut se retrouver soi-même.

La solitude permet surtout d’avoir un recul permettant d’analyser aussi bien les relations toxiques que les relations superficielles que nous pouvons croisées, et Dieu sait qu’il y en a !

Certaines personnes ne supportent pas de vivre seules, s’ennuient ou plutôt s’imaginent s’ennuyer et de ce fait vont toujours tenter de se scotcher à l’autre.

Il est évident que c’est le signe d’un problème certainement lié à la petite enfance, à la peur de l’abandon, mais apprendre à apprivoiser cette solitude ne peut que s’avérer bénéfique. L’autre n’est pas un objet que l’on peut sortir comme un doudou.

À vivre ainsi, dans cette illusion de complémentarité, on assiste à des relations amicales ou amoureuses qui vont vite s’asphyxier faute d’oxygène. Le seul âge où on peut vivre « collé » à l’autre est la période de l’adolescence où chacun des deux partenaires se cherchent. C’est l’âge de « la meilleure amie », l’inséparable, pour qui on serait prête à tout. C’est l’âge où une seule seconde sans l’amoureux prend des allures de drame.

En vieillissant, on découvre vite que l’on peut se sentir parfois bien seul au milieu d’une foule ou d’une réunion, que le nombre de personnes n’allège jamais ce sentiment qui nous est unique. Face à la maladie, face à des erreurs, des échecs, on est toujours seul, même s’il est rassurant de savoir que l’on peut compter sur une personne.

 

Cette personne ou plutôt ces personnes car il y en a rarement une seule, sont les branches de notre arbre de vie. On peut s’y accrocher, les tenir. Elles n’ont nul besoin de notre constante présence, mais ne casseront jamais.

Apprivoiser la solitude, c’est apprendre à vivre libre sans se tenir sans cesse aux branches. C’est un peu au final apprendre à marcher vers une totale autonomie.

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1 Commentaire à “ La solitude n’est pas une fatalité ! ” »

  1. Tienou dit :

    Tu omets, Sylvie, semble-t-il, cette solitude qui contraint l’être à ne bénéficier d’aucune relation spontanée, un tant soit peu suivie, et le cantonne dans cette irréductible longueur (langueur? ) des jours, des semaines, des mois parfois quoi qu’il fasse entreprenne pour la casser^. Même en restant raisonnable, en prenant soin de ne pas accaparer celui qui passe à sa porter, qui a l’attention de porter aux autres un regard bienveillant, tendu comme une simple main humaine…. mais qui reste pendue seule dans le vide, inexorablement :-)
    Penses-y, et vous qui passez pensez-y aussi. Et ne croyez pas que cela arrive seulement à ces être caricaturés par l’image sociale, les sans abris et autres solitaires ostensibles.

    Imaginez qu’existe, ne serait-ce qu’une semaine, pour certains un silence si profond qu’ils entendent pulser leur souffle–pourtant si faible–battre leur cœur.
    Ce sont vos voisins, certaines de vos connaissances que vous pensez être nantis de ressources….

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