( 5 mai, 2020 )

Quand la violence …

LES MISÉRABLES, le film aux multiples récompenses. Je ne l’avais pas encore vu. C’est fait. Un film très réaliste relatant l’horreur des banlieues, du fameux 9-3.

Un film fort à voir si ce n’est fait qui pose le thème de la violence, celle des hommes.

Ai-je de penser que cette violence des banlieues va ressurgir dans quelques mois ?

Combien de personnes lèvent le poing confortablement installés dans leur villa bretonne ou varoise ou leur confortable appartement protégé ? Qui a vraiment mis un pied dans ce département le plus pauvre de France ? Ce sont ces personnes là qui préfèrent trop souvent fermer les yeux, dénigrer ces jeunes de banlieue en pointant du doigt leurs origines ou couleurs.

Ce film a le mérite d’être. Il mérite ses récompenses.

Lors de mes années à l’IUFM, nous avions à « voir » ( comme si c’était un détour incontournable) une journée dans une des écoles de ces barres. J’en garde des rires d’enfants comme les autres, des bises données, des caresses sur mes cheveux ( car les blondes se font rares). Ils vivent au coeur de la violence et nous en sommes tous responsables à ne vivre que pour nous.

Je lisais que plus de 47% des décès du Covid étaient du 93, et cela ne pose problème à personne ni questionnement.  Pourquoi eux ? Simplement parce que ces familles n’ont pas les moyens même avec notre sécurité sociale d’avoir des soins adaptés donc comme le virus attaque les plus faibles …

Pour revenir au film, ce dernier montre l’affrontement des protagonistes, avec violence, logique, jusqu’à une fin explosive qui laisse sans voix.

Seulement pour une fois, ce n’est pas que de la fiction. Pour une fois, c’est ce que vivent ces jeunes régulièrement, ce que vivent aussi ces policiers,  même les enseignants que l’on n’a pas montrés. C’est la Violence à l’état pure qui menace d’exploser en ce moment dans ces cités, car le confinement augmente ces désirs de tout faire exploser ! Et pourtant, le film se termine sur cette superbe phrase de Victor Hugo :

« « Il n’y a ni mauvaises herbes, ni mauvais hommes, juste de mauvais cultivateurs. »

De quoi méditer …

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