( 2 juin, 2020 )

Le prix de la paix

On a tous à un moment de notre vie vécu des choses difficiles, violences verbales ou physiques, agressions, harcèlements ou autres. Pas simple de se reconstruire, après.  Pas simple de ne pas laisser son corps parler, se détruire. Pas simple de garder malgré tout le sourire, l’envie de continuer.

Et puis un jour, car il y a toujours un jour, celui d’après, on a remis les morceaux du puzzle dans l’ordre, on les a bien collés pour qu’ils ne s’écartent pas. On a également curieusement essuyé nos larmes qui ne coulent plus. On s’est remis à rire, à danser, à mettre de la couleur dans notre vie. « L’autre », car il y a toujours quelqu’un derrière un tel drame que ce soit un conjoint, un amant, ou un simple ami, cet autre qui nous avait anéanti, on se rend compte que son visage s’est effacé, seuls des souvenirs pouvant le ridiculiser nous reviennent en mémoire et nous font bouffer de rire.

Alors on redresse la tête, bien droite, parce que le verdict a claqué et qu’il n’a pas gagné. On pourrait continuer à se lamenter ou à l’inverse se battre, encore et encore, mais on n’en a pas envie, non par peur, ça c’est fini, ni par lâcheté, simplement parce qu’on s’en fiche complètement ! On a gagné le prix de la paix, celui qui a plus de valeur que tous les chèques que l’on pourrait nous proposer. On a gagné le droit de dire une dernière fois : « tu fus certainement la pire enflure que j’ai rencontrée, mais je ne m’aviserai jamais de te ressembler et sache qu’aujourd’hui, je porte un toast à cette immense victoire, celle de la paix qui ne doit plus jamais me quitter ! »

 

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