( 9 juin, 2020 )

Doit-on pardonner à un pervers narcissique ?

Des années que je me pose la question, femme ou homme pervers narcissique, doit-on leur pardonner ? Emphatique, j’ai toujours eu tendance à dire qu’il est important de pardonner, car indirectement on se pardonne ainsi à soi. Une relation toxique est terrible. Elle détruit de l’intérieur. Elle bouffe. Elle dévore. Heureusement, il existe de merveilleux thérapeutes qui aident à ouvrir une porte où ce manipulateur n’existe pas. Passer le seuil revient à voir ses propres chaînes se casser, voler en éclats.

Pardonner à un pervers narcissique est la plus belle victoire que l’on puisse avoir, c’est une façon de lui dire : je ne suis plus sous ton emprise, je suis libre totalement, et je me moque complètement de ce que tu penses ou fais.

Au final, lorsque l’on a vécu une relation amicale ou amoureuse avec ce type d’individu, le plus difficile est de se pardonner à soi d’avoir été si vulnérable, si naïf. Souvent, on avait été mis en garde par des tiers, l’autre était trop parfait, trop gentil, et on est tombé à pieds joints dans le piège de cette manipulation. Oser se regarder en souriant dans une glace en se disant simplement que ce fut une erreur et que chacun en fait est une bonne façon de nous pousser à franchir cette porte.

Ensuite pardonner à l’autre ne veut pas dire oublier ni effacer ses actes ignobles, ses trahisons voire pour certaines personnes sa violence. Pardonner à l’autre, c’est reconnaître sa propre douleur sans oublier pour autant qu’un manipulateur ne reconnaîtra jamais qu’il a eu tort. Il en est incapable. Il ne s’excusera jamais sauf si c’est pour mieux manipuler sa victime. Pardonner ne veut pas dire non plus se réconcilier. Une fois que l’on a réussi à se débarrasser totalement d’un pervers narcissique, il faut claquer la porte et mettre un gros cadenas.

Pardonner, c’est tout simplement s’autoriser à être de nouveau heureux, alors oui, cela vaut vraiment la peine de SE pardonner !

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2 Commentaires à “ Doit-on pardonner à un pervers narcissique ? ” »

  1. Tienou dit :

    Dans ce type de relation, si on veut considérer, pour pouvoir « se pardonner » d’avoir cédé à une démarche qui s’est avérée désastreuse, que l’on a « eu tort » revient je pense à prendre une part de responsabilité dans l’affaire.
    On peut commettre des erreurs dans la vie, ça ne veut pas dire que l’on a tort ! L’erreur est le passage obligé pour construire son expérience et ainsi améliorer l’édification de sa personnalité.
    Qu’une personne ait, consciemment ou non, de mauvaises intention à notre égard ne nous engage pas. Seul ce que nous faisons nous engage. S’il y a tromperie, nous ne sommes pas responsable et donc n’avons pas à nous pardonner. Et non plus aucune raison de pardonner à celui/celle qui nous a introduit dans « sa machinerie », initié l’erreur dans notre vie.
    Mais pour la résilience, oui, il faut reconnaître que c’était une erreur et reconstruire sur des valeurs inspirée de la leçon de l’erreur.
    Aujourd’hui, on nous incite à pardonner? N’est-ce pas là sournoisement, sous un jour de validation un bonté d’âme, nous demander de faire amende honorable? Vous prenez un coup de poing dans la gueule, venu d’aucune sollicitation ou provocation, il vous faut demander pardon? Ah ben non alors ! ! ! !

  2. Marie dit :

    Question d’amour propre sans doute.
    Personnellement c’est justement mon objectif maintenant, 3 mois après avoir coupé les ponts avec un PN je ne me pardonne pas car au fond dès le début une part de moi a vu la perversité et à fermé les yeux tout en repoussant les frontières de l inacceptable… et a posteriori je m en veux terriblement.

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