( 12 octobre, 2020 )

Rien n’est pire

Que de tombes d’enfants dans les cimetières, innocence volée, questions sans réponse, pourquoi ? pourquoi si jeunes ? Lisant dernièrement un superbe livre ( dont j’ai fait une chronique : changer l’eau des fleurs, la mort fait un clin d’œil. Ayant perdu un enfant de trois ans, je peux vous assurer qu’il n’existe pas pire douleur. Un parent ne devrait pas survivre à son enfant, c’est un non-sens total. Je me souviens encore de ma grand-mère lors des obsèques de mon père. Elle était anéantie ne cessant de dire qu’elle aurait dû mourir avant, que la logique n’avait pas été respectée.

La mort d’un enfant plonge le parent dans un vide que rien ne comblera. On survit ensuite, mais on ne vit pas vraiment, ou plutôt on fait semblant de vivre. Après, on avance le coeur brisé, le souvenir de l’enfant en bandoulière, et puis le temps fait son travail avec sérieux, effaçant les larmes. Il n’y a rien de juste dans la mort d’un enfant.

Il n’y a pas de jugement pour punir un coupable, car à quoi condamner la vie ?

Avec les années, seul votre coeur garde des traces, votre visage ne porte plus le deuil, votre sourire non plus. La vie va se dessiner de nouveau un peu comme si on avait pris une nouvelle feuille de papier pour y peindre un nouveau soleil.

La mort d’un enfant est cruelle, encore pire lorsque certains s’en servent comme une arme contre nous. Il faut garder la tête haute, car toutes mamanges est une survivante, une résiliente, et honte à ceux qui qui osent critiquer la douleur de la perte, une douleur que ne peuvent comprendre que ceux qui l’ont subie.

 

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1 Commentaire à “ Rien n’est pire ” »

  1. Carpi dit :

    Tres beau texte. Il n y a pas pire douleur pour des parents et principalement pour une maman que de vivre le décès de son enfant quel que soit son âge.
    Amicales pensées

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