( 18 octobre, 2020 )

La tristitude

J’ai entendu ce mot dans une chanson dernièrement et cela m’a fait sourire. C’est joli « la tristitude ». J’avoue que je ne connaissais pas et j’ai regardé la définition exacte : qui allie tristesse et solitude.

J’ai alors pensé à ce virus, à ce post confinement, à ce couvre-feu, à toutes ces mesures qui poussent à la tristitude.

J’ai aussi pensé à ces actes barbares qui montent, à cet enseignant qui ne faisait que son boulot et que l’on a tué comme un chien.

J’ai pensé à ma jeunesse où on ne tirait pas sur la liberté d’expression, on respectait les enseignants.

J’ai pensé à cette tristitude qui incite les jeunes adultes à vivre dans le virtuel, parce que dans la vie réelle, le sang coule.

C’est jolie la tristitude comme mot, mais je refuse de vivre avec.

Je continuerai à être une militante, à ne pas céder à la peur, à utiliser mes mots même s’ils dérangent. J’ai connu le « pas de vagues » lorsque j’enseignais, j’y ai laissé des plumes.

On a donné dans les écoles le pouvoir aux parents d’élèves, les autorisant à interférer dans le travail des enseignants, les poussant parfois à détruire la vie de ceux qui sont simplement chargés d’instruire.

On a donné le pouvoir aux élèves, autorisant les insultes voire la diffamation. Enseignants jamais soutenus par leur hiérarchie, soumis au « pas de vagues », collègues effrayés, stressés craignant de perdre leur poste. Au final, un niveau scolaire qui s’écroule, une jeunesse qui danse avec la tristitude !

Alors pour que la jeunesse ne sombre pas, je lève le poing et je crie : NON à la tristitude ! Oui à la liberté d’expression !  Que cette dernière ne disparaisse jamais

 

E384FFE2-9908-4B04-8FA0-3275A7145AA2

2 Commentaires à “ La tristitude ” »

  1. ELISABETH dit :

    Quand je pense qu’à l’école primaire (j’avais 6 ans en 58-59) on ne parlait pas en classe, sauf pour lire et quand on allait au tableau et réciter un poème. On n’avait pas de pouvoir, il fallait rester « sage ». Le monde s’est transformé progressivement, très progressivement des années 60 aux années 2000… il y a vraiment de quoi être triste. Bonne nuit et bises.

  2. 010446g dit :

    triste constat!
    Solidaire dans la lutte pour la liberté d’expression.

    Dernière publication sur le radeau du radotage : radotage La tentation totalitaire

Fil RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

|